Semaine du 29 mars au 4 avril 2017 - Numéro 1169
France-Egypte, Une coopération renforcée
Samar Al-Gamal29-03-2017
 
  Une délégation de sénateurs français membres du groupe d'amitié France-Egypte était en visite cette semaine au Caire pour des rencontres avec le président Sissi, le président du parlement et le ministre de l'Education.

C’est une visite sur laquelle Le Caire et Paris s’étaient mis d’accord en novembre 2016 quand Gérard Larcher, président du Sénat s’était rendu en Egypte. Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission de la culture et de l’éducation et présidente du groupe France-Egypte, avait alors promis de revenir au Caire avec le groupe d’amitié.

Ainsi, cinq sénateurs qui représentent les différents courants politiques français étaient en Egypte pour un séjour qui les a menés à Alexandrie, à Louqsor, mais surtout au Caire où ils ont rencontré le président Abdel-Fattah Al-Sissi, le ministre de l’Education puis le président du parlement.

Occasion de discuter de la situation régio­nale, mais aussi des défis économiques du pays. L’Egypte a des « atouts importants », mais il y a aussi des défis majeurs. « La cor­ruption est l’un de ces défis », dit Morin-Desailly en parlant des obstacles au dévelop­pement auxquels fait face l’Egypte. « C’est un sujet que le président Sissi a évoqué avec nous. Nous avons aussi abordé les réformes économiques, le défi démographique et l’in­frastructure du pays ».

Les sénateurs français s’exprimaient, lors d’un petit point de presse, avec quatre journa­listes égyptiens à la résidence de l’ambassa­deur de France en Egypte.

Le sénateur Jean-Yves Leconte revient aussi sur les discussions avec le président de la République à propos de la question de l’économie. « Le président estime que l’éco­nomie est un sujet d’inquiétude majeure en Egypte. Il faudrait amorcer quelque chose de positif. Le rôle de l’Egypte pour stabiliser le Moyen-Orient est important. On voit l’Egypte comme un pôle de stabilité avec la capacité de donner confiance à ses voisins comme la Libye et son rôle de pacification au Yémen aussi », précise-t-il.

« Le président Sissi a été très précis non seulement dans son analyse de la situation en Egypte, mais aussi dans ses attentes vis-à-vis de la politique européenne », explique de son côté le sénateur Philippe Bonnecarrère. « Avec beaucoup de finesse et d’adresse le président Sissi nous a expliqué quelques points concernant la situation en Libye et en Syrie. Nous attachons beaucoup d’importance au point de vue qu’il a exprimé, et la stabilité de l’Egypte est un enjeu pour la France et pour l’Europe auquel nous devons tous contri­buer », conclut Bonnecarrère.




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