Semaine du 22 au 28 février 2017 - Numéro 1164
Sayed Abdel-Fattah : Nous ne faisons qu’appliquer une loi qui a longtemps été oubliée
  3 questios a Sayed Abdel-Fattah, chef de la municipalité d’Ezbékiyeh, qui s'exprime sur la campagne d'inspection des cafés illégaux.
Sayed Abdel-Fattah
Sayed Abdel-Fattah, chef de la municipalité d’Ezbékiyeh.
Ola Hamdi22-02-2017

Al-Ahram Hebdo : Vous venez de lancer une campagne d’inspection des cafés illégaux. Quel est le nombre de cafés fermés dans votre quartier ?

Sayed Abdel-Fattah : Avant que cette campagne ne soit lan­cée, nous faisions déjà des contrôles quotidiens avec le soutien de la police, pour ins­pecter les cafés et les magasins du quartier. Notre quartier est très ancien, donc, tous les maga­sins ont des licences. Le pro­blème est que ces dernières années, le contexte économique difficile a poussé certains propriétaires de magasins à transformer leurs magasins en cafés. Et bien sûr, il faut des autorisations et des licences dif­férentes pour ces deux activités. Cette semaine, 10 cafés ont été fermés, et les autorités ont donné 15 jours aux propriétaires pour reprendre l’activité qui correspond à leur licence.

— Ces fermetures sont-elles légales et vraiment néces­saires ? N’existe-t-il pas d’autres solutions pour que ces cafés puissent continuer à travailler ?

— La délivrance des licences aux cafés est en principe sus­pendue depuis 1994. Et depuis 2010, elle est suspendue pour les restaurants. En vertu de la loi, nous avons le droit d’inter­venir dans tous les cafés et restaurants ouverts respective­ment après 1994 et 2010. Les propriétaires des établissements illégaux s’ex­posent à 6 mois de prison et une amende allant de 5 000 à 10 000 L.E. Tout ce que nous faisons est parfaitement légal. A vrai dire, nous sommes réellement maintenant en train de faire appli­quer une loi qui a longtemps été oubliée. Celle-ci inclut d’ailleurs d’autres conditions, comme le fait, par exemple, qu’un tiers seulement de la surface d’un café soit dédié aux fumeurs de chicha, que des rideaux de séparation délimi­tent les espaces fumeurs et non fumeurs, que les cafés à chicha soient équipés de hottes aspirant la fumée et qu’une distance d’au moins 500 mètres sépare tout café d’une zone résiden­tielle.

— Est-ce que certains cafés ayant des licences du ministère du Tourisme ont été fermés ?

— Seul le gouvernorat, la municipalité et le ministère du Tourisme ont le droit de délivrer des licences. Cependant, la licence accordée par le ministère du Tourisme est une licence touristique valable pour un an et indiquant les prix des bois­sons et des aliments. Cette licence qui doit donc être renouvelée chaque année n’est pas à propre­ment parler une licence pour l’installation d’un restaurant ou d’un café. Donc, si un établisse­ment ayant une licence touristique n’est pas en règle, il est sanctionné comme les autres.




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