Semaine du 7 au 13 novembre 2018 - Numéro 1249
Khaled Latif : L’Egypte a une grande chance de se qualifier pour le Mondial 2022 sous la direction d’Aguirre
  Khaled Latif, membre du conseil d’administration de la Fédération Egyptienne de Football (FEF) et superviseur général du futsal égyptien, revient sur l’exploit du futsal aux JOJ 2018 et s’exprime sur différents dossiers sur la table de la fédération. Entretien.
Khaled Latif
Amr Moheb07-11-2018

Al-Ahram Hebdo : Tout d’abord, félicitations pour l’excellente perfor­mance de l’équipe natio­nale égyptienne junior de futsal, qui vient de remporter la médaille de bronze au Jeux Olympiques de la Jeunessse (JOJ) ...

Khaled Latif : Merci. Oui, je suis fier de la performance de l’équipe de futsal junior des moins de 17 ans aux JOJ. Nous avons lutté pour que cette équipe puisse participer aux JOJ. D’après les règlements internes du Comité Olympique Egyptien (COE), une seule équipe collective peut par­ticiper aux JOJ. Au départ, le COE voulait que le handball ou le volley-ball participe à la place du futsal. Mais vu que l’équipe nationale juniors de futsal venait de remporter la Coupe d’Afrique, nous avons pu convaincre le COE de lui donner une chance de participer, tout en promet­tant de remporter une médaille olympique. Et nous avons réussi : nous avons décroché la médaille de bronze.

L’équipe nationale A de futsal, elle aussi, avait réalisé un exploit lors de la Coupe du monde 2016, en se qua­lifiant pour la demi-finale après avoir battu l’Italie 4-3 en quarts de finale. Les bons résultats du futsal égyptien sont le fruit d’un plan de développement à long terme que j’ai mis en place en 2014. Notre objectif est de développer de plus en plus ce sport, surtout dans le secteur des juniors. Il y a deux ans, nous avons demandé à chaque club d’inscrire obligatoirement au moins 3 joueurs juniors sur sa liste au début de chaque saison. C’est devenu la condition pour pouvoir participer au Championnat national.

A partir de cette saison, nous allons aussi démarrer le Championnat égyptien de futsal avec un nouveau système, comme la Fédération égyptienne de handball l’a déjà fait par le passé. Tous les clubs devront avoir une équipe junior de moins de 18 ans. Et les résultats aux championnats pen­dront à la fois en compte ceux des matchs des équipes senior et junior. Autre chose, nous avons convaincu le club de Zamalek de créer deux équipes de futsal — une senior et une junior — et de participer au championnat à partir de la saison prochaine, ce qui aura sans doute une influence très positive sur la popularité du futsal en Egypte.

— Loin des réussites du futsal, la FEF a soulevé plusieurs questions au cours des dernières semaines, dont les plus importantes sont celle du club Al-Masri, qui veut jouer à Port-Saïd, et celle des matchs dans des stades sans sup­porters …

— En ce qui concerne le pro­blème d’Al-Masri, personnellement, je suis d’accord avec les dirigeants du club, je pense qu’ils ont le droit de jouer à domicile. Cela fait plus de 6 ans qu’ils jouent tous leurs matchs à l’extérieur de Port-Saïd, suite aux incidents de 2012. Il est temps qu’ils rejouent à domicile. Le club doit travailler avec le ministère de l’Intérieur et celui de la Jeunesse et du Sport afin de respecter tous les critères demandés pour jouer les matchs au stade de Port-Saïd.

— Et la question des matchs sans supporters ?

— Je pense que c’est à cause des présidents des clubs qui ne font pas ce qu’ils doivent faire. Le seul qui travaille bien pour aider le ministère de l’Intérieur est le président de Zamalek. Il est le seul qui intervient personnellement pour sécuriser les matchs de son équipe. Il vérifie bien qui sont les supporters et interdit l’entrée à ceux qui pourraient créer des problèmes, comme il l’a déjà fait avec les White Knights. Si les présidents des autres clubs faisaient comme lui, nous pourrions jouer les matchs du championnat avec des supporters.

— Où en est le débat concer­nant le sélectionneur national, le Mexicain Javier Aguirre ?

— Personnellement, j’étais à 100 % contre le recrutement de cet entraîneur. Je ne voyais pas en lui le profil du sélectionneur national d’Egypte. Mais le président Hani Abou-Rida et Magdi Abdel-Ghani l’ont choisi sans se référer aux autres membres de la fédération. Au départ, je voulais démissionner, et Hazem Imam aussi, car nous étions contre cette décision. Mais mainte­nant, étant membre du conseil d’ad­ministration de la fédération, mon devoir est de le soutenir pour réali­ser notre grand objectif de nous qualifier pour la Coupe du monde 2022 au Qatar.

— Etes-vous optimiste quant à la qualification de l’Egypte pour le Mondial 2022 au Qatar sous la direction d’Aguirre?

— Je pense que le football égyp­tien est sur la bonne voie. Les résul­tats d’Aguirre avec les Pharaons sont pour l’instant tous positifs. L’Egypte a une grande chance de se qualifier pour le Mondial 2022 sous la direction d’Aguirre. Franchement, je suis optimiste.




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