Semaine 19 au 25 juillet 2017 - Numéro 1184
Youssef El-Amiri : Nous souhaitons que les efforts de médiation aboutissent
  Youssef El-Amiri, journaliste koweïtien, évoque les efforts de médiation déployés par l'émir du Koweït, cheikh Sabah Al Ahmad Al Sabah, pour contenir la crise dans le Golfe. Interview.
Youssef El-Amiri
Youssef El-Amiri
Osman Fekri12-07-2017

Al-Ahram Hebdo : Malgré les tentatives de rapprochement, la crise dans le Golfe est toujours là. Où en sont les efforts de médiation ?

Youssef El-Amiri : La médiation du Koweït se poursuit, elle est soutenue par les Nations-Unies et par d’autres pays. Le plus récent c’est l’implication de l’Allemagne, en concertation avec le Koweït, dans la médiation. Son Altesse, l’émir du Koweït, n’épargne pas d’effort pour trouver une issue à cette crise. Les 13 demandes présentées au Qatar sont maintenues, ainsi que l’espoir de trouver une solution.

— Qu’en est-il de la position des Etats-Unis ?

— A mon avis, les Etats-Unis se désintéressent de ce problème. Leur position a été versatile depuis le début de la crise. Si la crise se trouve dans l’impasse, c’est tous les pays du Golfe qui seraient perdants, non seulement le Qatar. Aujourd’hui, le Conseil de coopération du Golfe passe par une épreuve difficile, il est menacé de dislocation. Comme vous le savez, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abdel-Rahman Al Thani, a remis à l’émir du Koweït, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, la réponse de son pays à la liste des 13 demandes, et ce, après avoir demandé de prolonger l’ultimatum de 48 heures. Ainsi, l’Egypte, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont accepté la médiation du cheikh Sabah et approuvé cette prolongation. C’était un geste de bonne volonté de la part des dirigeants de ces quatre pays et une reconnaissance des efforts de l’émir du Koweït. On souhaite que les efforts de médiation de ce dernier aboutissent, même si la réponse du Qatar était en dessous des attentes …

— Mais il paraît que les Etats- Unis sont intervenus. Il y a eu récemment un appel entre les présidents égyptien et américain le jour de la tenue de la réunion des quatre pays qui ont rompu leurs relations avec le Qatar …

— Nous sommes convaincus que les dirigeants de l’Egypte, de l’Arabie saoudite, des Emirats et de Bahreïn n’accepteront aucune pression dans la gestion de cette crise. Il s’agit plutôt de discussions, que ce soit avec l’Europe ou avec les Etats-Unis, et le fait de discuter ne nous met pas sous pression. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, en disant que les discussions se poursuivaient avec l’Europe pour réinstaurer la stabilité dans la région et trouver une issue à la crise l Propos recueillis par Osman Fekri




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