Semaine du 17 au 23 octobre 2018 - Numéro 1246
La route périphérique régionale entre en service
  Le dernier tronçon de la route périphérique régionale a été inauguré par le président de la République, parmi d’autres projets routiers. Cette nouvelle infrastructure est censée booster les investissements et assurer la fluidité du trafic.
La route périphérique régionale entre en service
Le président Sissi lors de la cérémonie d’inauguration du dernier tronçon de la route périphérique.
May Al-Maghrabi12-09-2018

Le président Abdel-Fattah Al-Sissi a inauguré, dimanche 9 septembre, le dernier tronçon de la route périphérique régionale, d’une longueur totale de 400 km ainsi qu’un certain nombre de routes et de ponts. Le coût total des projets inaugurés est de 7,9 milliards de L.E. alors que la route périphérique a coûté dans son ensemble 10 milliards de L.E., dont un milliard d’indemnisations versées aux habitants des bâtiments démolis aux alentours de la route. Le premier ministre, Moustapha Madbouli, le ministre de la Défense et de la Production militaire, Mohamad Zaki, le ministre des Transports, Hicham Arafat, ainsi que d’autres ministres et hauts responsables de l’Etat ont assisté à la cérémonie d’inauguration.

Le dernier tronçon de la route périphérique régionale est l’arc nord-ouest qui relie les autoroutes agricoles et désertiques Le Caire-Alexandrie sur une longueur de 57,5 km. Les travaux de construction de cette route avaient été lancés en 2003. Entre 2003 et 2014, 49 km de la route ont été achevés, alors que les 360 km restants ont été achevés entre 2014-2018 en un temps record. La route périphérique comprend 23 ponts et 39 tunnels. Elle est divisée en plusieurs arcs : l’arc sud va de Dahchour jusqu’à la route du Fayoum, l’arc ouest relie l’autoroute désertique ouest de la Haute-Egypte à l’autoroute désertique Le Caire-Alexandrie, l’arc nord-est s’étend de l’autoroute désertique de Belbeis jusqu’à l’autoroute agricole de Banha, reliant ainsi les gouvernorats de la Haute-Egypte, du Canal de Suez et du Delta. La nouvelle route permettra, selon le gouvernement, de fluidifier le trafic sur la route périphérique du Caire, de réduire les accidents, surtout qu’à partir du 15 septembre, les camions ne seront plus autorisés à circuler sur la route périphérique du Caire de 6h jusqu’à minuit. La route permettra aussi d’économiser annuellement environ 800 millions de L.E. de carburant. C’est un axe vital pour le transport et le commerce. Les responsables affirment qu’elle a été construite conformément aux normes techniques internationales.

Via vidéoconférence, le président a aussi inauguré plusieurs axes routiers et ponts construits par l’Organisme national des ponts et des chaussées en coopération avec le génie militaire. Il s’agit de l’axe Assiout-Sohag, le pont de Qosse à Qéna, ainsi que les ponts de Borg Al-Arab à Alexandrie et celui de Baltim. Ces nouvelles infrastructures font partie d’un vaste projet national lancé en 2014 et visant à construire 39 nouvelles routes parallèlement aux travaux d’entretien et de rénovation des routes. Lors de la cérémonie d’inauguration, le président Sissi a souligné que la construction d’un nouveau réseau routier et l’amélioration de l’efficacité du réseau actuel c’est un projet important même s’il nécessite un budget colossal. « Avec le temps, les citoyens comprendront l’importance et les retombées de ces projets », a déclaré le président. Il a souligné l’importance d’améliorer le réseau routier en Haute-Egypte, demandant aux gouverneurs de fournir le budget nécessaire pour son entretien.

Le président a demandé à ce qu’un comité soit formé avec des représentants des ministères du Logement, des Transports, du génie militaire, de l’école technique militaire et de l’Autorité de contrôle administratif pour réévaluer l’état des anciens réseaux routiers. Ce comité devrait, dans un délai d’un mois, rédiger un rapport détaillé sur le budget requis pour améliorer l’efficacité des anciennes routes. « Le comité doit recenser les ponts dont la date de construction remonte à plus de 10 ans, pour vérifier le niveau de sécurité et déterminer les travaux de maintenance nécessaires », a précisé le président. Il a demandé au gouverneur du Caire de suivre de près les travaux de maintenance du réseau d’éclairage de la route de l’aéroport du Caire. « C’est le portail de l’Egypte et les pylônes d’éclairage qui ont besoin de maintenance urgente », a-t-il souligné.

900 km de routes en plus

Pour sa part, le ministre des Transports, Hicham Arafat, a passé en revue les projets routiers mis en place depuis 2014. Il a déclaré que le coût de l’ensemble des projets réalisés jusqu’à présent est de 32 milliards de L.E., 900 kilomètres de routes supplémentaires ont été rattachés au réseau actuel avec un budget de 19 milliards de L.E. D’ailleurs, Arafat a fait savoir que l’Organisme des ponts et des chaussées, en coopération avec les forces armées, a aussi achevé l’entretien et la rénovation de quelque 2 000 km de routes avec un coût de 6 milliards de L.E. L’organisme travaille sur l’achèvement de 6 axes routiers sur le Nil dont le coût est de 3,7 milliards de L.E. Arafat a indiqué que le classement de l’Egypte sur l’échelle mondiale de la qualité des infrastructures routières est passé de la 114e classe, en 2014, à la 75e place en 2018 grâce au réseau routier en cours d’exécution.

Selon le gouvernement, la rénovation du réseau routier est destinée à améliorer les infrastructures, à promouvoir les investissements, à limiter les accidents et à faciliter la circulation. Des considérations qui favorisent, selon le député Saïd Teima, membre de la commission des transports au parlement, l’investissement et la création de nouvelles agglomérations urbaines. « Avoir un réseau routier reliant les quatre coins du pays, encourage, certes, les investisseurs à lancer des projets touristiques, agricoles et industriels dans les zones en développement. Le tout au service de la réforme économique », affirme Teima.



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