Jeux panarabes 2007. Le rideau est tombé sur la 11e édition des Jeux panarabes qui s’est achevée dimanche au Caire par une victoire sans appel de l’Egypte, qui a largement dominé la compétition et le tableau des médailles, loin devant la Tunisie et l’Algérie.

 

Panier bien garni

 

Le foot reprend du poil de la bête

L’Egypte survolait déjà la 11e édition des Jeux panarabes quelques jours avant la fin des compétitions, mais elle ne s’est pas privée d’un bouquet final : la médaille d’or de la compétition de football. Une mission accomplie par les Pharaons qui ont réussi à récolter l’or après leur victoire contre l’Arabie saoudite 2-1. Et ce grâce à Hossam Ghali et Emad Metaab qui ont marqué les deux buts de l’Egypte à la 39e et la 45e minutes de la rencontre.

En effet, beaucoup de doutes planaient sur la capacité de la sélection égyptienne de remporter la médaille d’or de la discipline, notamment à cause de nombreuses absences au sein de la sélection. Plusieurs observateurs ont favorisé l’Arabie saoudite, vice-championne d’Asie qui a participé avec un effectif au complet, ou la sélection libyenne qui a participé aussi avec toutes ses grandes vedettes. Mais les Egyptiens ont bouleversé tous ces pronostics en remportant l’or après avoir récolté 10 points, à égalité avec la Libye, l’Egypte s’étant distinguée par une différence de buts en sa faveur.

Les victoires de l’Egypte ne s’arrêtent pas seulement à la médaille d’or. Hassan Chéhata, directeur technique de la sélection nationale, a essayé plusieurs joueurs qui se sont révélés lors du championnat égyptien à l’image de Mohsen Hindaoui (Ghazl Al-Mahalla), Ossama Mohamad et Walid Solimane (Petrojet) et Ahmad Salama (Tersana). Mais la plus grande révélation de la compétition était le retour de Emad Metaab, l’attaquant d’Ahli et de la sélection, qui a retrouvé une autre fois son efficacité devant les buts. Metaab, qui n’a marqué aucun but depuis celui lors de la finale de la coupe d’Egypte en juillet dernier, a terminé meilleur buteur de la compétition avec 5 réalisations. Selon Hassan Chéhata, la compétition arabe était une étape importante dans le cadre de la préparation de la sélection égyptienne pour la prochaine CAN de janvier prochain. Et il s’est rassuré de la performance des remplaçants qui ont réussi à s’exprimer.

 

Le basket et le hand à la hauteur du rendez-vous

En dehors de la déception du côté de la sélection de volley-ball, qui a obtenu la médaille de bronze, les autres sports collectifs, à savoir le handball et le basket-ball, ont décroché l’or. En effet, la sélection égyptienne de handball n’a rencontré aucune résistance avant de se faire sacrée championne de la compétition, ses adversaires n’ayant pu pallier la grande différence de niveau. En l’absence de la Tunisie, le seul rival de poids qui inquiète en général la sélection égyptienne, c’est l’Algérie, l’une des puissances classiques dans le continent noir et sur la scène arabe, qui était censée la bousculer. Il n’en fut rien, les Pharaons ont largement dominé l’Algérie lors de la finale 31-25 avant de décrocher l’or.

La mission de la sélection égyptienne de basket-ball ne fut en revanche pas si aisée. Après la défaite de la sélection nationale de basket-ball contre la Jordanie lors de la finale de la Coupe arabe qui a eu lieu à Alexandrie, une semaine avant le coup d’envoi des Jeux panarabes, les Egyptiens avaient été chargés d’une double mission : décrocher l’or afin de consoler les Egyptiens de cette dernière défaite et prendre une revanche sur la Jordanie.

Aussitôt dit aussitôt fait. Après une rencontre très serrée, la sélection égyptienne a pris le dessus sur son homologue jordanienne sur le score de 76 à 73. Le vrai héros de cette rencontre reste cependant les supporters d’Alexandrie qui ont chaleureusement soutenu la sélection nationale qui était dominée jusqu’au début de la dernière mi-temps de 18 points, et qui a renversé la situation dans les dernières secondes de la rencontre, ajoutant ainsi une médaille d’or très chère pour l’Egypte.

 

Heikal marque son retour

Médaillé d’argent lors du dernier championnat du monde, le boxeur égyptien Mohamad Heikal a déçu lors des Jeux panafricains de juillet dernier où il a été éliminé des quarts de finale de la compétition. Une grande déception pour le boxeur égyptien qui porte les espoirs d’un pays lors des prochains Jeux olympiques, Beijing 2008. Mais lors des Jeux panarabes, Heikal a montré un visage complètement différent de celui des Jeux panafricains.

Il a commencé son parcours dans la compétition arabe par une large victoire 9-0 contre le boxeur syrien Mohamad Farrag, médaillé d’or lors des Jeux panarabes de 2003, avant d’écraser le boxeur qatari Ali Lebaa sur un score sans appel de 21-3 et puis la finale où Heikal est venu à bout de son adversaire marocain Rachid Saad 2-1.

Pour Heikal, la compétition arabe était une préparation importante avant le championnat d’Afrique qualificatif pour Beijing 2008 qui aura lieu en Algérie le 25 janvier prochain. « Ma médaille d’or et ma performance présentée lors de la compétition ont confirmé que j’ai regagné ma forme. Maintenant mon actuel objectif est de remporter l’or lors du prochain championnat africain et de me qualifier pour les Jeux olympiques 2008 », a confié Heikal.

 

L’haltérophilie fait mieux que prévu

Avec 42 médailles, l’haltérophilie égyptienne a accompli sa mission avec succès. Avant le début de la compétition, la Fédération égyptienne d’haltérophilie avait pronostiqué 35 médailles dont 20 d’or, 8 d’argent et 7 de bronze.

Les haltérophiles égyptiens, loin d’être en reste, ont fait mieux en décrochant 42 médailles dont 23 d’or, 16 d’argent et 3 médailles de bronze. Cet exploit est notamment dû à la performance exceptionnelle de la majorité des haltérophiles égyptiens et à leur tête Mohamad Issa Al-Naggar (94 kg), Mohamad Abdel-Tawwab (63 kg), Sally Mahmoud Al-Saïd (+75 kg) et Abir Abdel-Rahmane (75 kg) qui ont décroché tous 3 médailles d’or chacun dans ses catégories respectives.

Abir Abdel-Rahmane, qui a pris la relève de Nahla Ramadan, s’est illustrée par ses trois médailles d’or en arraché, épaulé-jeté et au total, mais reste que ses performances sont loin de rivaliser sur la scène mondiale, contrairement à Nahla Ramadan, ancienne championne du monde.

 

 

Avec un total de 337 médailles, l’Egypte bat son record réalisé lors de la 8e édition en Algérie et la 9e édition à Amman avec 264 médailles. L’Egypte pulvérise également son record des médailles d’or récoltées dans la compétition avec 148 médailles. L’ancien record était de 107 médailles d’or réalisé lors de la 9e édition à Amman.