Al-Ahram Hebdo, Economie | Dernières chances pour Doha
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 Semaine du 7 au 13 mai 2008, numéro 713

 

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Economie

OMC.  En pleine crise alimentaire mondiale, et avant la reprise du cycle de Doha, l’Organisation cherche un pré-accord sur les dossiers sensibles.

Dernières chances pour Doha

L’envolée des prix des produits alimentaires dans le monde entier serait-elle une solution non arrangée au dégel des négociations bloquées du cycle de Doha à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ? « Il est vrai qu’à ce jour, les négociations sont bloquées. Mais la question de la crise alimentaire ne semble pas encore un facteur entravant ou progressant les négociations. Le blocage vient de la liste des produits sensibles », souligne Walid Al-Nozahi, chef de l’Unité des négociations avec l’OMC auprès du ministère égyptien de l’Industrie et du Commerce. Et d’ajouter : « D’ailleurs, la crise alimentaire n’est pas encore à l’ordre du jour des négociations de l’OMC. On ne peut pas nier son importance et son impact. Mais pour l’instant, il n’est pas prévu de l’aborder. Il se peut qu’elle soit incluse dans les négociations mais plus tard, lorsque la question des produits sensibles sera résolue ». En tête des divergences dans les négociations à l’OMC, le dossier agricole. C’est justement pour tenter d’y mettre fin qu’une réunion du comité agricole de l’OMC s’est tenue le 30 avril et ainsi préparer un nouveau round de négociations en juin prochain. Lancées en 2001, les négociations de Doha visent à libéraliser le commerce mondial en favorisant le développement. Sur la question agricole, les pays du Sud militent pour une réduction des subventions et des barrières douanières. Quant à ceux du Nord, ils veulent un accès plus large aux marchés industriels et des services des pays émergents.

Pascal Lamy, président de l’OMC, estime justement que le contexte actuel nécessite de boucler les négociations dans la mesure où « les subventions agricoles des pays riches ont détruit l’agriculture des pays pauvres, et un système plus ouvert subira moins de distorsions ». A l’heure actuelle, les accords du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) de 1994 autorisent les pays en développement à imposer des restrictions à l’exportation. Cette politique de limitation des exportations est actuellement aussi en cours de discussion. Or, pour Peter Mandelson, commissaire européen au Commerce, une telle politique pourrait aggraver la situation des pays les plus défavorisés et ne constitue qu’une « illusion de sécurité alimentaire ».

Ibtessam Zayed

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