Football.
La sélection nationale affronte la RD Congo samedi prochain
en premier match des qualifications pour la Coupe du monde
2010. Les Pharaons, absents de cette pelouse depuis 1990,
comptent bien se dépasser.
Première étape vers le Mondial
Pour
y arriver, mieux vaut bien commencer. C’est ce que doit se
dire Hassan Chéhata, le sélectionneur national, à quelques
jours du match de l’Egypte contre la RD Congo en début des
qualifications de la Coupe du monde 2010, le 1er juin au
Stade du Caire. « Disputer la Coupe du monde c’est le rêve
de tous les Egyptiens. Alors, il n’est pas question de
manquer le rendez-vous une fois de plus, alors que nous
sommes les doubles champions d’Afrique », affirme le
directeur technique des Pharaons. Depuis le Mondial d’Italie
en 1990, l’Egypte est absente de la compétition sportive la
plus suivie du monde. Les supporters ont certes été
partiellement consolés par trois Coupes d’Afrique des
nations entre-temps (1998, 2006 et 2008), mais leur désir de
voir évoluer le onze national parmi l’élite n’est pas
assouvi. « C’est vraiment une honte que l’Egypte soit à
l’écart du Mondial depuis 20 ans. Nous sommes la plus
puissante formation d’Afrique, détenteurs des records du
continent ! On ne doit pas seulement se qualifier, on doit
ensuite prouver notre réputation », a déclaré Samir Zaher,
le président de la Fédération Egyptienne de Football (FEF).
Quatre mois après leur sixième sacre en CAN, les Pharaons
reviennent donc à l’action pour défendre leurs couleurs.
Hassan Chéhata et ses hommes affronteront dès leur premier
match leur plus puissant adversaire du groupe, la RD Congo.
Bien que cette dernière n’ait pas pu se qualifier à la
dernière édition de la CAN, elle possède des éléments de
calibre, notamment la paire d’attaque Lomana Lua Lua et
Shaabani Nonda. « Les Congolais possèdent une très bonne
équipe, sûrement meilleure que celles du Malawi et Djibouti.
Ils ont beaucoup progressé et sont nettement supérieurs à
l’équipe que nous avons affrontée en CAN 2006 (ndlr : l’Egypte
avait gagné 4-1 en quarts de finale) », explique Chéhata.
Ce dernier a fait appel à tous ses atouts pour cette
rencontre. Le groupe des 23 champions de la CAN 2008 au
Ghana sera présent, à l’exception du duo d’Ahli, Chadi
Mohamad et Ahmad Fathi, le milieu de Middlesbrough Mohamad
Chawqi en raison de blessure, tandis que les deux latéraux
gauches, Sayed Moawad (Ahli) et Tareq Al-Sayed (Zamalek) ont
perdu leurs places pour des raisons techniques. Ce ne sera
pas un problème pour le staff national qui retrouvera
plusieurs autres éléments dans son groupe de 30 joueurs
convoqué pour ce défi. Le milieu de Tottenham, Hossam Ghali,
qui a dû quitter la CAN 2008 avant la finale pour sauver sa
carrière en Angleterre et signer un contrat de prêt avec la
formation de Derby County, et le talentueux attaquant de
Zamalek, Mahmoud Abdel-Razeq « Chikabala » qui était
suspendu par la Fédération égyptienne ont répondu présent.
De même, le défenseur d’Anorthosis, Amir Azmi Mégahed, a été
convoqué en sélection pour la première fois depuis le 15
novembre 2006 lorsqu’il avait joué contre l’Afrique du Sud
afin de combler les lacunes de la défense. Ahmad Samir Farag,
en forme avec Ismaïli depuis quelques temps, a fait son
retour en sélection sur le flanc gauche.
Sept figures porteront le maillot national pour la première
fois, à savoir le gardien Amir Abdel-Hamid (Ahli), les
défenseurs Hani Saïd (Haras Al-Hodoud) et Mohamad
Abdel-Chafi (Ghazl Al-Mahalla), les milieux Islam Awad,
Abdel-Aziz Tewfiq (Enppi), Mohamad Ibrahim (Zamalek) et
l’attaquant Ahmad Raouf (Enppi). C’est un jeune groupe de
joueurs expérimentés, mais qui comprend beaucoup de valeurs
sûres telles que Essam Al-Hadari (FC Sion, Sui), Mohamad
Zidan (Hambourg, All), Amr Zaki (Zamalek), Mohamad
Abou-Treika et Ahmad Hassan (Ahli). « Nous avions une base
de 40 joueurs qui constitue le noyau de la sélection. Nous
essayons de l’élargir, c’est pourquoi, de nouvelles figures
ont intégré le groupe. Cela ne veut pas dire qu’ils vont
jouer immédiatement car ils ont encore besoin de temps pour
s’insérer, surtout qu’ils sont assez jeunes. On se servira
d’eux bientôt, car le chemin est long ». Chawqi Gharib,
entraîneur adjoint de la sélection, dit vrai car cette phase
de poule n’est que la première étape des qualifications au
Mondial, avant la difficile phase finale qui regroupe les 25
meilleures équipes du continent réparties en cinq groupes,
dont seules les têtes de séries décrocheront un ticket pour
l’Afrique du Sud. Il est bon de voir loin, mais commençons
par franchir le premier obstacle.
Karim
Farouk