Justice.
Le groupe Weather Investment est suspecté d’avoir versé des
pots-de-vin pour l’achat du troisième opérateur des lignes
fixes et portables en Italie.
Sawirès dans l’œil de Rome
Naguib Sawirès se rtrouve au centre d’une enquête de
corruption, mais il n’est pas inquiet. Selon l’AFP, le
Parquet de Rome a en effet lancé jeudi dernier une enquête
l’accusant d’avoir versé près de 90 millions d’euros de
pot-de-vin quand il cherchait à acheter l’opérateur mobile
italien Wind. Selon les enquêteurs, Sawirès a versé cette
somme à l’administrateur délégué d’Enel, Fulvio Conti, à
l’époque, directeur financier du groupe d’électricité, pour
obtenir des informations réservées sur la vente de Wind. Et
finalement emporter l’offre.
Pour les magistrats chargés de l’enquête, une partie de
cette somme aurait été destinée également à d’autres
dirigeants d’Enel. En fait, onze personnes sont visées par
l’enquête.
Les faits remontent à 2005 et concernent la cession de Wind,
troisième opérateur sur le marché italien, pour près de 15
milliards d’euros, à l’époque détenu par Enel, à Naguib
Sawirès, à travers Weather Investment, le holding regroupant
ses différentes compagnies de télécom.
Dans un communiqué, Sawirès a nié ces accusations. «
L’opération de la vente de Wind a été réalisée dans la
transparence la plus totale conformément à la loi et aux
critères internationaux ». Et d’ajouter : « Mon groupe va
coopérer avec les enquêteurs et je serais également à leur
disposition pour toute investigation ». En fait, des
rapports d’actualité ont mis en relief l’enquête en cours
faite par la police italienne et un programme diffusé en mai
dernier par l’une des chaînes de télévision italienne RAI3,
accusant Sawirès de verser des pots-de-vin pour remporter
l’affaire de Wind. Or pour sa part, Sawirès a engagé un
procès de diffamation contre RAI3 et avait demandé une
compensation pour avoir porté atteinte à sa réputation. Wind
a annoncé des profits records de 1,8 milliard d’euros en
2007, soit une hausse de 760 %. La hausse est
majoriatairement due grâce à la vente d’un opérateur de
portable grec Hellas.
Ibtessam
Zayed