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Tourisme.
66 millions de L.E. ont été consacrées au perfectionnement
des cadres touristiques. Un programme ambitieux boudé par
les premiers intéressés : les hôtels.
Les hôteliers font l’école buissonnière
Le
ministère du Tourisme auquel on peut faire parfois des
reproches pour son manque d’initiative tient aujourd’hui le
bon rôle, alors que le secteur privé qui joue toujours à la
victime se trouve sur le banc des accusés, du moins des
indifférents. Il s’agit de formation. 66 millions de L.E.
ont été allouées à un stage de perfectionnement destiné à
100 000 personnes opérant dans le domaine du tourisme,
notamment ceux travaillant dans les hôtels. « En fait, plus
de 70 % des cadres du tourisme font de l’hôtellerie. Ainsi
est-il devenu primordial de leur assurer une formation
avancée afin de garantir la qualité du service présenté aux
touristes. Cela sans oublier une formation destinée à plus
de 3 000 chauffeurs travaillant dans le transport
touristique », indique Hussein Badrane, conseiller des
ressources humaines et de l’entraînement à l’Union des
chambres du tourisme. Il ajoute que ces stages devraient
être opérationnels le plus vite possible vu la forte
compétition entre les différentes destinations touristiques
qui essayent toutes d’assurer le maximum de satisfaction à
leurs touristes afin de garantir qu’ils y reviendront
plusieurs fois.
Insolite cependant : les formateurs sont présents, le
financement est disponible, les programmes de
perfectionnement sont mis au point, mais le personnel à
former n’est pas là. « A cause de la mentalité bornée soit
des propriétaires de quelques hôtels, soit des sociétés de
gestion de plusieurs autres, ils refusent de donner congé à
certains de leurs fonctionnaires pour suivre les stages
pendant une ou deux semaines seulement. Peut-on imaginer que
je fais des contacts avec les directions des hôtels pour les
supplier d’envoyer leurs fonctionnaires aux cours
d’entraînement ? », déplore Hussein Badrane. Il est à noter
que le programme prévoit d’accorder à l’établissement
hôtelier 250 L.E. par personne en plus de 150 L.E. pour le
stagiaire. Même les grandes chaînes qui gèrent les hôtels
cinq étoiles en Egypte ne font pas preuve toutes de
coopération dans le nouveau programme d’entraînement. Si ces
hôtels constituent 12 % de la totalité des établissements en
Egypte, 3 % ne sont pas conscients de l’importance majeure
de cet entraînement dont l’absence affectera la qualité du
service à long terme. Par contre, la formation continue des
cadres touristiques aura ses bénéfices directs sur les
revenus de ces hôtels avant de s’ajouter au revenu national.
« La plupart des hôtels craignent qu’après les stages de
formation, le fonctionnaire quitte pour un autre
établissement plus important qui lui assurerait un meilleur
salaire. D’autres ne sont pas du tout convaincus de
l’efficacité des programmes d’entraînement proposés par le
ministère. En outre, l’absence des motifs qui encouragent
les hôtels et les travailleurs à participer à ces programmes
», explique un propriétaire d’hôtel qui a requis l’anonymat.
« Il faut chercher un moyen pour obliger ces hôtels à
participer à ces programmes. Des sanctions doivent être
appliquées immédiatement à ceux qui refusent la formation »,
estime Sameh Abdel-Wahab, directeur d’un hôtel cinq étoiles.
Fathi Nour, président de la Chambre des hôtels, partage
cette même idée, puisque selon lui les plus grands pays en
matière du tourisme, comme la France par exemple, ne
laissent pas l’entraînement facultatif. Ils l’imposent mais
d’une autre manière que les sanctions. 2 % du revenu de
l’hôtel et du fonctionnaire sous forme de taxe
d’entraînement sont déduits. Ils ne sont restitués qu’une
fois le stage effectué. Ce système est parfait, puisque ce
sont les fonctionnaires et leurs hôtels qui demandent de
suivre ces stages pour récupérer leur argent. « Si le motif
existe, les gens vont suivre les programmes d’entraînement
plus fructueux, car ils sont convaincus de leur importance
pour le développement de l’industrie du tourisme dans son
ensemble », assure Fathi Nour.
Dalia
Farouk
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En
Bref
Archéologie
La plus vieille prothèse au monde
Un gros orteil artificiel, retrouvé attaché au pied droit
d’une momie égyptienne, pourrait être la plus ancienne
prothèse au monde, selon des chercheurs britanniques.
Le faux orteil en bois et cuir, actuellement exposé au Musée
du Caire, pourrait dater de 1 000 à 600 ans av. J.-C. Des
chercheurs du Centre d’égyptologie biomédicale de
l’Université de Manchester (nord-ouest de l’Angleterre) vont
réaliser des tests pour tenter de démontrer qu’il a servi à
aider une personne, qui avait perdu son gros orteil, à
marcher. Cela signifierait que des prothèses étaient déjà
utilisées plusieurs centaines d’années avant l’époque à
laquelle on pensait qu’elles avaient été introduites,
ont-ils expliqué dans une étude publiée vendredi. Jusque-là,
la plus ancienne prothèse connue était une jambe en bronze
romaine, datant de 300 ans av. J.-C. et conservée à Londres,
qui a été détruite par un bombardement aérien pendant la
Deuxième guerre mondiale. Un autre faux gros orteil, exposé
au British Museum, doit aussi
être testé par les chercheurs. « Si l’on arrive à démontrer
qu’au moins l’un des deux était opérationnel, il serait
intéressant d’essayer d’en fabriquer avec les matériaux de
l’époque et de les faire essayer par des gens à qui il
manque un orteil », a indiqué la chercheuse Jacky
Finch. Selon elle, le gros
orteil du Musée du Caire était vraisemblablement une
prothèse, parce qu’elle est usée et était attachée à la
momie d’une quinquagénaire dont l’amputation était
parfaitement cicatrisée. Le gros orteil de Londres, en
revanche, ne se plie pas et pourrait donc avoir été
simplement un accessoire esthétique, selon elle.
Insolite
Emirats
Rompant avec leur goût pour l’éphémère, l’artiste Christo et
son épouse Jeanne-Claude
présentent depuis samedi en
France leur nouveau projet monumental : une pyramide de
barils de pétrole colorés, haute de 150 mètres, dans le
désert des Emirats arabes unis.
L’idée de cette pyramide à sommet plat, composée de 390 500
barils de pétrole empilés horizontalement, date des années
soixante, ont expliqué les artistes. Deux tentatives de
réalisation, au Texas et au Pays-Bas, ont avorté avant que
le couple ne se tourne vers les Emirats. «
The Mastaba, Project for
the United
Arab
Emirates » tire son nom et sa forme des constructions
funéraires rectangulaires utilisées dans l’Egypte antique.
L’ouvrage aux tons jaune-orangé
devrait mesurer les deux tiers de la hauteur de la Tour
Eiffel. La localisation précise reste à définir mais il sera
édifié dans le désert des Emirats. D’après les ingénieurs,
le mastaba pourrait tenir 5 000 ans.
Archéologie
Grèce
Une tombe inviolée de l’époque mycénienne (1580-1100 avant
notre ère) contenant une coupe en or et des armes de bronze
a été mise au jour lors de travaux routiers à l’ouest de la
Grèce. Les objets, découverts aux côtés du squelette d’un
homme gisant dans une posture recroquevillée, sont dans un
excellent état de conservation. Il s’agit, outre la coupe en
or, d’une épée longue de 88 cm au pommeau entouré de fils
d’or, d’un poignard de 40 cm, d’une pointe de lance et d’un
chaudron, tous en bronze. Deux vases en terre accompagnaient
aussi le gisant. La tombe a été découverte lors de travaux
de terrassement pour la construction d’une route, près de la
localité d’Agrinio.
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