Al-Ahram Hebdo, Sports | Des occasions à ne pas manquer
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 Semaine du 1er au 7 août 2007, numéro 673

 

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Sports

Squash. Les Championnats du monde juniors dames ont lieu du 1er au 11 août à Hongkong. Al-Wélili n’a d’autre choix que défendre son titre en individuel. En compétition par équipes, les Egyptiennes veulent retrouver leur titre, remporté la dernière édition par la sélection de Hongkong.

Des occasions à ne pas manquer

Une mission difficile attend la jeune Al-Wélili lors de cette édition des Championnats du monde juniors dames, qu’elle dispute pour la dernière fois avant de joindre la catégorie dames. Car un lourd fardeau sera porté par cette jeune talentueuse que ce soit en compétition individuelle, qui aura lieu du 1er au 6 août, ou en compétition par équipes, du 7 au 11 août, à Hongkong. Actuelle 23e mondiale au classement WISPA (Association internationale des joueuses professionnelles de squash), elle enregistrera un nouveau record si elle réussit à conserver son titre de championne du monde juniors. Elle sera aussi la première Egyptienne à remporter ce titre deux fois et sera, en outre, la deuxième joueuse juniors du monde à arracher ce titre deux fois après l’actuelle 1re mondiale, la Malaysienne Nicol David.

Les joueuses se préparent à cette compétition depuis le début de l’année 2007 avec une série de tournois internationaux professionnels dames, tels l’Open de Koweït, de Qatar et des Etats-Unis, où elles ont fait preuve d’un excellent niveau. A titre d’exemple, Ranim, 18 ans, s’est qualifiée pour la finale de l’Open des Etats-Unis, et malgré sa défaite, elle a surpris par sa grande performance en terminant difficilement sur le score de 3 à 2 contre l’Américaine Natalie Grainger, actuelle 5e mondiale. Raison pour laquelle on n’est pas très inquiet pour Al-Wélili et sa capacité à conserver son titre en individuel. « Mais cela n’empêche pas qu’il existe des jeunes joueuses compétentes qui peuvent causer des problèmes à Ranim », note Amir Waguih, directeur technique des sélections égyptiennes. En fait, les larges ambitions de Ranim peuvent être entravées par la présence de trois autres joueuses talentueuses : celle de Hongkong Annie Au, actuelle 52e mondiale, la Française Camille Serme, actuelle 62e mondiale, et la Nouvelle-Zélandaise Joelle King, 85e mondiale. Sur le site officiel de l’Open, elles ont déclaré qu’elles n’avaient rien d’autre en tête que de ravir le titre et de prouver leur talent exceptionnel. « Cette rivalité est pire en compétition par équipes d’autant plus que l’Egypte participe cette fois-ci, à mon avis, avec une équipe moins performante en comparaison avec les anciennes éditions », souligne un responsable à la fédération égyptienne. Les chiffres prouvent d’ailleurs ces propos. Puisque l’ancienne sélection juniors dames comprenait dans ses rangs 4 joueurs expérimentés qui étaient au moins dans le top 50 du classement professionnel.

 

Effort assidu

Mais concernant cette sélection, qui comprend à part Al-Wélili, Héba Al-Torki 119e mondiale, Nour Bahgat 161e, et Aliaa Balbaa 175e, ses joueuses ont fait un effort assidu afin d’être en forme durant les Championnats du monde. Sans compter les tournois auxquels elles ont figuré, la fédération leur a organisé 3 camps de préparation de très haut niveau où elle a mis l’accent spécialement sur leur condition physique, qui représente le défaut traditionnel des joueuses égyptiennes de squash, lesquelles se basent essentiellement sur leur technique de jeu. « Lors de ces camps et spécialement durant la dernière période, nous nous sommes concentrées sur nos fautes tels nos déplacements en plein court et nos volleys, mais aussi sur nos points forts et comment profiter au maximum de nos capacités. Pour la compétition individuelle, je vais faire de mon mieux et acquérir une bonne expérience, mais la compétition par équipes n’est pas facile, surtout qu’elle vient après un long parcours en individuel », souligne Héba Al-Torki, qui figure pour la deuxième fois dans cette prestigieuse compétition. Ces joueuses, qui pendant les trois derniers mois ne quittaient presque pas les courts du Stade du Caire, ont profité de cet exercice quotidien avec les autres stars égyptiennes seniors et dames comme Omniya Abdel-Qawi, actuelle 7e mondiale dames, et Karim Darwich, actuel 11e mondial hommes. « Cela nous a énormément aidées à avoir beaucoup de confiance en nos capacités et à jouer avec un challenge complètement diffèrent des miens », ajoute Héba. En fait, l’épreuve par équipes verra une compétition violente sur le titre. Les ambitions sont controversées. Les Egyptiennes veulent retrouver leur titre, la sélection de Hongkong veut à tout prix conserver son titre de la dernière édition, surtout qu’elle joue sur son sol. Et entre ces deux se trouvent de grandes et fortes sélections, comme celles de l’Angleterre et de la Nouvelle-Zélande. « Je vais exploiter toutes mes capacités afin de revenir en Egypte avec les deux titres. Je suis prête à cela et je veux enregistrer un nouvel exploit pour l’Egypte avant de quitter la catégorie juniors et joindre celle des professionnelles ». A suivre.

Chourouq Chimy

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3 question à

Magdi Saad, entraîneur général des sélections égyptiennes.

« Ranim est notre
carte gagnante »

Al-Ahram Hebdo : La majorité des joueuses participant à cette édition des Championnats du monde juniors sont peu expérimentées comparées aux anciennes sélections. Quelles sont vos ambitions dans ces circonstances ?

Magdi Saad : J’ai une grande confiance dans les capacités des éléments actuels. Les joueuses ont fait un effort afin de se préparer à cet événement. Il se peut que la majorité ne soit pas expérimentée, mais elles sont très talentueuses. En compétition individuelle, Ranim occupe la meilleure place et elle est en pleine forme actuellement. Elle est notre cible essentielle lors de cette édition car elle peut effectuer un nouveau record égyptien en remportant le titre pour la deuxième fois consécutive. Un record réalisé avant elle par Rami Achour, actuel 2e mondial PSA (Association des joueurs professionnels de squash). Ranim possède un esprit de combattant sur et hors du court. Elle parvient facilement à contrôler le jeu et le rythme du match. Elle joue en circuit professionnel depuis 3 ans et elle est actuellement 23e, ce qui représente un avantage avec toutes les autres joueuses qui participent à cette compétition individuelle.

Mais la situation est différente en compétition par équipes ...

— C’est vrai. Je suis très inquiet pour les joueuses dans cette épreuve. La compétition sur le titre par équipes n’est pas facile. A vrai dire, pour l’Egypte, nous avons une carte gagnante garantie, celle de Ranim Al-Wélili. Pour les autres, je crois que Héba Al-Torki peut créer la surprise et gagner pour l’Egypte son deuxième match. Après cela, je crois que nous serons à l’abri. Il existe des équipes qui nous devancent en niveau, car elles possèdent dans leurs rangs au minimum 2 joueuses parfaites. C’est le cas de la sélection anglaise, qui compte 4 joueurs performants au niveau très proche, et de la Nouvelle-Zélande, qui possède deux solides joueuses, talentueuses et expérimentées en juniors. D’un autre côté, la sélection de Hongkong, tenante du titre, est coriace et ne cédera pas son titre facilement.

Donc, à part Ranim Al-Wélili, les autres joueuses partent essentiellement pour développer leurs contacts ?

— Il n’est pas honteux de dire cela. Quand Ranim Al-Wélili a participé pour la première fois à des Championnats du monde, elle faisait ses premiers pas. La voilà qui participe en tant que tenante du titre. Les Championnats du monde ne sont pas comme les autres tournois, même si les mêmes figures y participent. Elle panique devant les joueuses, notamment juniors sans vraie expérience. Ça demande du temps pour faire un exploit, mais cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas pleines de courage pour revenir avec le trophée en main et faire leurs preuves en compétition individuelle.

Propos recueillis par Ch. Ch.

 

 




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