Al-Ahram Hebdo, Egypte | Place aux jeunes
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 1er au 7 août 2007, numéro 673

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Egypte

PND.  Son président sera élu pour la première fois parmi divers candidats, lors de la conférence de novembre prochain. La promotion de la démocratie est avancée, mais l’opposition parle de l’ascension de Gamal Moubarak.

Place aux jeunes

Prévue en novembre, la 9e conférence du PND (Parti National Démocrate, au pouvoir) témoignera de l’élection, pour la première fois, de son président parmi plusieurs candidats. C’est ce qu’a affirmé la semaine dernière, lors d’un rassemblement du parti, son secrétaire général, Safwat Al-Chérif. Ces élections devraient se dérouler en fonction des règlements fondamentaux du parti adoptés lors de la dernière conférence générale du parti en 2002. Toujours d’après Al-Chérif, le choix des candidats aura lieu suivant un système de vote anonyme. « Si un candidat obtient 20 % ou plus, sans concurrence sérieuse, son nom sera soumis à un vote général des 5 500 membres participant à la conférence. Il s’agit de donner l’exemple démocratique aux autres partis politiques égyptiens », annonce-t-il encore. Safwat Al-Chérif, lui-même un cacique du PND, a saisi l’occasion pour encourager les jeunes à déloger ceux qui s’accrochent à leurs postes au sein du parti.

Des déclarations reprises sobrement dans la presse mais qui ne sont pas passées inaperçues. Une boutade politique ? Un épisode du feuilleton de l’ascension de Gamal Moubarak ? Les dernières touches dans le projet de la succession héréditaire du pouvoir ? ... Les commentaires ont aussitôt afflué.

« Certains vont très loin dans leurs interprétations. Les règles définies n’excluent pas la possibilité de reconduire Moubarak à la tête du parti. Et si Al-Chérif a parlé de sang nouveau, cela peut s’appliquer à des divers niveaux et pas forcément au sommet », explique Mohamad Saïd Al-Daqqaq, secrétaire du PND à Alexandrie.

C’est ce que pensent également la majorité des analystes. D’après le scénario prévu, Moubarak restera le chef du parti et son fils profitera desdites élections pour faire un pas en avant. « Moubarak père ne renoncera pas à la présidence du PND. L’objectif à ce qu’il paraît, c’est de promouvoir Gamal au poste de secrétaire général du parti, succédant ainsi au dernier représentant de la vieille garde », estime Abdallah Al-Sénnawi, rédacteur en chef de l’organe de presse du Parti nassérien. « Il ne s’agit pas de la dernière étape dramatique dans le processus de la succession héréditaire. Toutefois, cela va permettre à Gamal de raffermir son autorité sur le parti et du coup sur le gouvernement qui en dépend. Ce sont des prérogatives présidentielles », ajoute Al-Sénnawi.

Ceux qui ne sont pas assez sceptiques pour faire le lien entre la réforme du PND et l’avènement de Gamal Moubarak ne se montrent pas non plus assez naïfs pour croire qu’il s’agit vraiment d’un processus de démocratisation. « Ces élections représentent une tentative de devancer les pressions en faveur de la réforme politique. Mais si les élections parlementaires et celles du Conseil consultatif étaient fictives, comment peut-on imaginer que celles-ci seront réelles ? Cela fait partie du théâtre PND », critique Nabil Abdel-Fattah, du Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram.  

Rien de neuf

Les responsables du PND, eux, nient inlassablement les scénarios imaginaires de ceux qui ne se lassent pas de parler de succession héréditaire.

« Il se trouve qu’en novembre il y aura une conférence générale, et l’élection du président du parti a d’habitude lieu durant cette conférence qui se tient tous les cinq ans. C’est routinier. La nouveauté c’est que cette fois le président sera élu entre plusieurs candidats, et non pas par consensus. Cela a été décidé lors de la dernière conférence générale en 2002. Il n’y a rien de neuf qui puisse justifier le discours sur l’ascension de Gamal Moubarak », affirme de son côté Mohamad Kamal, secrétaire du comité de la formation au PND. Le numéro 3 du PND, Gamal est entré de plain-pied au PND en 2000 en tant que membre du comité des politiques dont il devient le président deux ans plus tard. Depuis, ce comité a gagné en influence. Sous la bannière « de la nouvelle pensée », Gamal a pu évincer la vieille garde et son influence dans « la cuisine politique » fait moins de doute notamment après la formation en 2004 du gouvernement Ahmad Nazif, avec ses jeunes figures de technocrates et d’hommes d’affaires occidentalisés. Sa nouvelle casquette au sein du PND ? « On ne peut rien exclure, ni rien confirmer », répond Mohamad Kamal ... Le suspense se maintient.

Chérif Albert

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.