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Internet.
La baisse du prix de l’abonnement haut débit 256 kbps de 95
L.E. à 45 L.E. par mois, mais pour un téléchargement limité
à 2 Gigabytes, provoque une levée de boucliers chez les
internautes.
L’ADSL au centre d’une discorde
«
Réduction ? A-t-on jamais entendu parler d’une réduction de
prix des services dépendant de l’Etat ? », s’interroge avec
indignation Mohamad Hossam, ingénieur. « Il ne faut pas être
dupe. Ladite réduction n’est qu’un piège grossier. Il faut
s’attendre à de mauvaises surprises. J’estime que ma facture
dépassera les 200 L.E. par mois. Actuellement, pour 95 L.E.
par mois à une vitesse de 256 kbps, le téléchargement est
illimité. Tandis qu’avec le nouveau système, il sera limité
à 2 Gigabytes, ce qui est remarquablement trop limité »,
ajoute Haïdar Diaa, étudiant à l’Académie arabe des sciences
et de la technologie.
La décision concernant la réduction du prix de l’abonnement
à l’ADSL 256 kbps, de 95 à 45 L.E, mais avec téléchargement
limité, a été annoncée par le ministère des
Télécommunications comme une bonne et heureuse nouvelle qui
sera effective dès le mois de septembre prochain. Le prix
des autres vitesses restant inchangé.
Mais tout n’est en fait pas si rose puisque le consommateur
se facture 10 L.E. pour chaque Gigabyte supplémentaire
téléchargé. Ce qui va sans doute bien alourdir la facture. «
Le ministère des Télécommunications se fout de nous. Nous
entrons dans un cercle vicieux de factures de plus en plus
élevées », indique Hossam. Pour lui, c’est toujours le même
petit manège : « Le gouvernement, complice des fournisseurs
d’accès, veut gagner de l’argent, et tous les moyens sont
bons. Souvenez-vous de la farce nommée Internet gratuit, il
y a quelques années ! Le gouvernement avait joué le rôle de
promoteur de l’Internet dit gratuit ... En fait, le
consommateur était facturé directement sur sa ligne fixe,
sans passer par un fournisseur d’accès ... », se rappelle
Hossam. « L’utilisation du mot gratuit a encouragé de
nombreuses personnes à se connecter. Et une fois habitué,
difficile de se passer du Net », poursuit-il.
Mais pour les responsables gouvernementaux, cette nouvelle
condition d’abonnement à l’ADSL 256 kbps relève de l’intérêt
public. « Nous voulons élargir la base des connectés à l’ADSL
en attirant ceux qui n’ont pas les moyens de payer un
abonnement de 95 L.E. par mois. Le plafond de téléchargement
de 2 Gigabytes par mois a été déterminé à l’aide de rapports
du ministère des Télécommunications. Ceux-ci estiment que la
moyenne de téléchargement par foyer est de 1,5 Gb par mois
», révèle à l’Hebdo Amr Badawi, directeur exécutif de
l’Organisme de régulation des télécommunications. « L’Etat
ne doit pas continuer à subventionner le téléchargement des
films et de la musique des jeunes », s’est-il aussi défendu.
Justification qui semble futile pour Hossam. « Pourquoi l’Etat
considère-t-il que le téléchargement se limite seulement aux
films et à la musique ? Ne savent-ils pas qu’il existe
d’autres domaines de téléchargement comme celui des
logiciels gratuits ? Ne savent-ils pas que l’on vit à l’ère
où l’Internet représente la bibliothèque universelle ? »,
enrage-t-il. Opinion partagée par Khaled Qénawi, fournisseur
d’accès, qui dévoile que les deux Gigabytes « ne sont sans
doute pas suffisants pour le consommateur moyen. Il faut
savoir que la réception de pièces jointes par mail ou de
fichiers par chat sera compté dans les 2 Gig ».
Vol de service
Il n’empêche que, selon un communiqué du ministère des
Télécommunications publié jeudi dernier, la réduction de 95
à 45 L.E./mois de l’ADSL 256 kbps a pour ambition de
permettre à toutes les tranches de la population d’utiliser
les services de base de l’Internet, surtout que les prix des
ordinateurs ont diminué pour atteindre moins de 1 300 L.E.
Autre justification présentée par le communiqué :
l’abolition du phénomène du vol de service. En raison de la
cherté du prix, un utilisateur s’abonnait au service pour
ensuite le partager discrètement avec ses voisins. Seuls 300
000 foyers sont enregistrés au service alors qu’en réalité
ils sont au moins le double, selon les estimations du
ministère des Télécoms. « Cela affecte négativement la
qualité du service. Pire encore, cela affecte nos indices de
développement sur le plan international », souligne Badawi.
Un argument accepté par certains experts : « Sans aucun
doute, limiter le téléchargement mettra fin au phénomène de
partage », indique Nadi Anis, expert en télécommunications.
Quant au nouveau prix de l’Internet à haut débit, Anis juge
que « seuls les gens qui surfent seront bénéficiaires ».
Sans oublier les 8 fournisseurs d’ADSL, puisque le
dépassement des 2 Gb entraînera une certaine hausse des
prix. Deux d’entre eux se partagent les trois quarts du
marché. En premier, vient TE Data, qui contrôle presque 45 %
du marché, et possédée par Telecom Egypt (unique fournisseur
public de lignes fixes). Puis Link, majoritairement possédée
par Orascom Telecom. « Ces sociétés réaliseront des gains
colossaux. Du point de vue des revenus, l’option avancée est
la meilleure pour ces sociétés. Plus il y aura de
consommateurs, plus il y aura de revenus », souligne Khaled
Qénawi, directeur de vente et du département du consommateur
d’Egynet, un des 8 fournisseurs. Il reconnaît cependant
recevoir « des mails de protestation de nos clients » et
dévoile que suite à ceux-ci, le ministère des
Télécommunications étudie la possibilité de maintenir deux
sortes d’abonnements au 256 kbps (95 L.E. ou 45 L.E.
limité), et laisser le choix au consommateur.
La
décision finale se fait attendre.
Ibtessam Zayed
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Un
Egyptien vice-président de Microsoft
Ali Faramawy a été nommé
président de la région de Moyen-Orient et Afrique (Microsoft
MEA), une des 13 régions couvertes par Microsoft
International. Microsoft MEA mène ses opérations à partir de
30 bureaux et couvre plus de 70 pays. Ce poste rend Ali
Faramawy vice-président de
Microsoft International.
Faramawy
a rejoint Microsoft en 1997, où il a occupé le poste du
directeur général de Microsoft-Egypte.
En 2002, un nouveau poste a été créé, celui du directeur
régional, que Faramawy a occupé,
aidant à étendre la présence régionale de l’entreprise. Il a
ensuite été vice-président de Microsoft MEA, comme on le
reconnaît sur le site officiel du Microsoft International.
Il a été promu en 2004 vice-président de Microsoft MEA.
Faramawy
est ingénieur diplômé de l’Université d’Alexandrie. Il a
obtenu un magistère en gestion d’affaires de l’Université de
Hull, en Angleterre.
Tout au long des vingt ans de sa carrière dans le domaine
des technologies de l’information, son expérience a varié
allant des technologies de la vente à la gestion. Il a
travaillé dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Europe,
dans les entreprises Dun &
Bradstreet Software, NCR
Corporation, Yokogawa
Marex avant de rejoindre
Microsoft.
I. Z.
La
fin annoncée des revendeurs ?
« Il sera difficile pour moi de poursuivre l’activité suite
à la réduction du prix de l’ADSL.
Celle-ci va entraîner la chute de nos profits de presque la
moitié », annonce Aymane
Abdel-Wahab, propriétaire de
Digital Egypt, une des sociétés
qui revend l’accès à l’ADSL. Il
ajoute avoir même entamé des procédures de dépôt de bilan
après la réduction des prix de l’abonnement 256 kbps de 95 à
45 L.E. Il existe plus de 150 petites sociétés dans la
situation de Digital Egypt.
Chacune de ces sociétés vend pour le compte des grands
fournisseurs (LinkDotnet, TE
Data, Egynet et
Nile On Line) un accès à l’ADSL.
En échange, elles touchent une part fixe de l’abonnement
mensuel versé par les abonnés, qui diffère d’un contrat à
l’autre. « Par exemple, LinkDotNet
verse à ses revendeurs une part de l’abonnement qui varie
entre 10 et 18 %. Cette part est fixe quel que soit le
montant de l’abonnement. Cela signifie qu’avec la nouvelle
réduction, il n’y a rien à gagner », raconte
Aymane
Abdel-Wahab.
Cependant, d’autres revendeurs d’accès se réjouissent de la
réduction du prix de l’abonnement. A l’exemple de Mohamad
Abdel-Hamid, PDG d’une de ces
sociétés, qui affirme que « les nouvelles réductions nous
donnent la chance d’augmenter nos clients en leur proposant
des offres en paquet ». Ce que des experts en
télécommunications nient. A l’instar de
Nadi Anis, qui assure que « les nouveaux prix ne sont
pas du tout rentables même avec l’augmentation du nombre de
clients. Et ce, car les profits des revendeurs se limitent à
5 % de chaque abonnement. Par exemple, si les abonnés
passent de 100 à 200, cela n’entraînera que 450 L.E. de
profit ». Il ajoute que ces sociétés devront recourir à la
fusion pour survivre, dans le cadre des nouveaux tarifs.
Gilane
Magdi
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