Al-Ahram Hebdo, Economie |
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 11 au 17 avril 2007, numéro 657

 

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Economie

Marché financier . Le président de l’Organisme du marché financier, Hani Sarieddine, fait le point sur la mise en application des nouvelles règles concernant les maisons de courtage et les nouveaux produits lancés récemment sur le marché.

« Grâce aux nouvelles règles, le marché se stabilisera »

Al-Ahram Hebdo : Malgré certaines protestations, les nouvelles règles pour la restructuration des sociétés de courtage sont entrées en vigueur le 1er avril. Quelle est la situation aujourd’hui ?

Hani Sarieddine : 75 % des sociétés de courtage ont réglé leur situation, conformément au dernier délai accordé par l’Organisme du Marché Financier (OMF). Le problème réside dans les 25 % restants. Selon la loi, elles doivent se conformer aux nouvelles dispositions dans un délai de deux semaines. Sinon, elles seront suspendues pour un mois puis fermées si elles ne réagissent pas. Pour la condition selon laquelle le capital des maisons de courtage doit passer à 5 millions de L.E., elle n’est applicable qu’aux nouvelles sociétés. Les autres, comme celle de la restructuration hiérarchique interne, sont applicables aux anciennes comme aux nouvelles. Je pense que grâce aux nouvelles règles, le marché se stabilisera.

— Ces nouveaux règlements ne représentent-ils pas une intervention trop rigoureuse de la part de l’OMF ?

— Les nouvelles règles techniques et financières représentent le minimum pour qu’une société puisse œuvrer sur le marché. L’objectif principal est de réorganiser le marché afin de créer un climat sain et adéquat à l’investissement. Les cinq dernières années ont connu la création de dizaines de maisons de courtage, sans aucune restriction. Ce qui a engendré un désordre sur le marché, affectant les intérêts des petits investisseurs.

— En ce qui concerne les règles de gouvernance, l’OMF va-t-il allonger le délai de leur mise en œuvre afin de permettre aux maisons de courtage de s’y adapter ?

— Ces règlements ont été adoptés en 2005. Mais ce n’est qu’en 2007 que quelques maisons de courtage ont commencé à les appliquer. Or, le dernier délai est fixé à la fin 2008 et cette période de transition a pour objectif de permettre aux sociétés de courtage de se conformer aux nouvelles règles de gouvernance. Je pense que la plus importante de ces règles est de réduire de moitié les membres du conseil d’administration d’une société, et que les comités formés au sein du conseil ne doivent plus regrouper d’exécutants, ce qui limite la circulation des rumeurs. En plus, ces règles de gouvernance interdisent l’occupation par une seule personne des postes de PDG et de directeur général. Elles exigent également la vérification des comptes, ce qui rend plus actif le système de surveillance interne de la maison de courtage et rend le commissaire aux comptes plus responsable.

— Vous prenez parfois des décisions sur lesquelles vous revenez plus tard. Comme le principe de la division de l’action que vous avez permis l’année dernière pour l’interdire cette année. Pourquoi ?

— Nous avons découvert que les sociétés avaient recours à la division pour provoquer une forte demande sur leurs actions, et profiter de la hausse des cours. Cependant, certaines sociétés recourent parfois à la division de l’action pour des raisons plus légitimes. Dans ces cas, l’OMF accepte après avoir examiné le bilan de la société. Mais, l’OMF a formellement interdit la division des actions ayant un cours inférieur à 50 L.E., puisque la division est retenue pour les actions ayant un cours très élevé ou pour accroître la liquidité d’une action.

— L’OMF a récemment permis l’introduction de nouveaux genres de titres financiers. Pourquoi ?

— Ces nouveaux titres financiers ont été introduits sur le marché afin d’activer ce dernier. Ils ont été lancés en 2002, mais pour des raisons techniques et financières et pour garantir les droits des investisseurs, l’OMF les a limités aux banques d’investissement. Désormais, les maisons de courtage ayant une crédibilité financière suffisante seront autorisées à échanger ces titres. Il s’agit de l’achat en marge et la vente à court terme. L’achat en marge stipule que l’acheteur finance 50 % de la transaction, tandis que le reste l’est par la maison de courtage. L’action porte le nom de la maison de courtage. Quant à la vente à court terme, elle consiste à créer un fonds englobant toutes les actions échangées à court terme et géré par la société Misr Clearing. Je prévois que ces deux nouveaux produits rendront le marché plus actif et liquide.

— Etes-vous satisfaits des indices actuels du marché ?

— Le marché a gagné en maturité, réalisant de bons chiffres durant le second semestre 2006. Le total des échanges a enregistré une hausse de 32,4 % , soit 133,1 milliards de L.E., contre 100 milliards au cours de la même période l’année dernière. La capitalisation du marché a également connu une hausse, pour atteindre 533,9 millions de L.E. contre 456 millions lors du second semestre 2005. Je prévois une performance plus active grâce aux échanges rendus possibles sur Internet depuis janvier 2007. Le taux d’échange sur Internet a atteint à ce jour 5 % du total des échanges, avec un total de 103 transactions et une valeur dépassant 1,2 milliard de L.E. .

Dahlia Réda

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Une restructuration difficile

De nouvelles règles financières et une nouvelle infrastructure électronique ont été décidées par l’Organisme du Marché Financier (OMF). Il s’agit de moderniser les réseaux électroniques pour que l’OMF puisse renforcer sa surveillance sur les sociétés. Chacune des sociétés de courtage doit installer deux lignes de communication directes et à haut débit avec la Bourse et la société Misr Clearing, ainsi que deux lignes de réserve. Il s’agit de coûts pouvant aller jusqu’à 400 000 L.E.

Outre l’infrastructure électronique, il s’agit d’engager chaque société de courtage à recruter au moins 9 employés avec une autorisation de travail renouvelable tous les 3 ans. Ce qui pèsera sur les budgets d’un grand nombre de sociétés ne recrutant que 3 ou 4 employés. De plus, chaque société de courtage devra conserver en liquide 10 % de la valeur des transactions quotidiennes et en informer l’Organisme du marché financier tous les jours.

 

 




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