Cham al-nessim .
La Fête du printemps en Egypte est célébrée en grande pompe,
ainsi que les Pâques chrétiennes. Une lectrice rappelle la
joie que procurent ces festivités.
Double raison de faire la fête
Cette
année, les fêtes se suivent mais ne se ressemblent pas, et
l’on passe d’un événement à un autre à une vitesse
vertigineuse. Mais, il n’y a aucun doute, les fêtes, malgré
toutes les difficultés et tous les problèmes quotidiens,
procurent une certaine joie et une sérénité au cœur de
chacun de nous.
En ce
début d’avril, c’est la Fête du printemps en Egypte pour
tous les citoyens, chrétiens et musulmans. C’est aussi le
lundi de Pâques pour tous les chrétiens du monde entier. Et
tous se retrouvent autour d’un même rituel : la célébration
dans la joie et la couleur. Pourquoi en couleur, me
direz-vous ? Eh bien oui, en couleur parce que petits et
grands auront, ce jour-là, recours aux œufs (symbole de la
vie) tout colorés pour faire un genre de duel. Qui gagnera
en cassant en premier l’œuf de l’autre ? Une joie intense,
autant pour les petits que pour les grands. Ce jour-là, tout
le monde consomme également le poisson (lui aussi symbole de
la vie et de l’abondance) salé ou non, avec des oignons
verts, antibiotique naturel. Et ainsi de suite, la fête
s’accompagne toujours des plaisirs du palais : des mets
spécialement préparés à l’intention de la famille et des
invités. Voilà en gros la joie de la fête qui regroupe,
l’espace d’un jour, tous les membres de la famille, mais
aussi tous les amis. Bonne fête à toute l’équipe de l’Hebdo
et à tous ses lecteurs.
Sara
Mamdouh Sayed, Le Caire.
Cham
Al-Nessim et le respect de l’environnement
Durant
la fête de Cham Al-Nessim, les gens sortent dans les parcs
et les jardins pour célébrer la Fête du printemps. Lors de
cette fête, ce n’est pas la viande, mais le poisson,
notamment le fessikh, c’est-à-dire le poisson salé que
beaucoup d’Egyptiens consomment. Quand Cham Al-Nessim
arrive, c’est l’état d’alerte qui est déclaré chez les
vendeurs de poissons salés (les fassakhaniyas). Datant de
l’époque pharaonique, tous les Egyptiens (musulmans et
chrétiens) célèbrent ensemble cette fête et suivent les
mêmes traditions. Tôt le matin, ils préparent les œufs
multicolores, les oignons et le poisson salé. Bien que les
gens soient réunis dans la joie pour célébrer la fête, je
les appelle cependant à prendre garde de ne pas porter
atteinte à l’environnement. En effet, ils se permettent de
nuire à l’environnement en laissant les ordures et le reste
de leurs mets par terre, dans les jardins et les parcs.
D’autre part, chaque année, le fessikh provoque un grand
nombre d’intoxications. Intoxication, pollution, beaucoup de
problèmes se posent le jour de cette fête, où les gens
doivent être plus vigilants et prendre plus de précautions.
J’espère que cette année, les Egyptiens pourront enfin
célébrer Cham Al-Nessim sans polluer leur environnement.
Hussein Hassan, Guiza.
Un
peu d’Histoire ….
La
dynastie des Fatimides, dont les vestiges sont massivement
visités par des milliers de touristes chaque année, n’a en
fait régné sur l’Egypte que durant deux siècles (969-1171).
Et l’origine de cette famille est à la fois obscure et
mystérieuse. Les Fatimides prétendaient descendre de Fatima,
la petite-fille du prophète, et de son époux, Ali, le cousin
du prophète. Ses ennemis contestaient cette généalogie
prestigieuse. Ce n’est d’ailleurs qu’au milieu du IXe siècle
que l’un d’eux apparut sur la scène de l’Histoire, à la tête
d’une secte chiite nimbée de mystère, les Ismaéliens. Il
s’appelait Abdallah. Chassé de ses terres du Khuzistan, il
s’était installé en Syrie, d’où il avait pu poursuivre sa
propagande religieuse et politique : les Ismaéliens
considéraient les califes abbassides de Bagdad comme des
usurpateurs, et attendaient la venue d’un sauveur, le mahdi.
Peu à peu, la secte avait essaimé très loin hors de Syrie,
formant des cellules secrètes de l’Algérie jusqu’au Yémen et
au Pakistan. L’une d’elles, florissante en petite Kabylie (Algérie),
avait fini, après sept ans de guerre, par vaincre l’émir de
Kairouan et conquérir l’actuelle Tunisie. En 910, Abdallah,
chef de la secte, avait fait son entrée à Kairouan et avait
été proclamé calife sous le nom d’Abdallah Al-Mahdi. Les
années suivantes, ce califat chiite-ismaélien s’était étendu
de la Tunisie jusqu’à la côte atlantique du Maroc, et même
en Sicile, conquise par les Arabes au siècle précédent.
C’est en
969, sous le IVe calife fatimide Al-Moëz, qu’une occasion
inespérée allait s’offrir à eux. Le but des Fatimides était
de prendre le pouvoir sur les terres de l’islam, notamment
sur ses villes saintes, La Mecque et Médine.
L’Egypte
se trouvant plus ou moins abandonnée par le calife à Gawhar
Al-Sékelli, sa soumission se fit sans résistance notable.
Dès lors devenu la capitale des Fatimides, Le Caire allait
devenir pour deux siècles le centre intellectuel, artistique
et économique d’une dynastie triomphante qui rayonna de
l’Atlantique jusqu’au Yémen.
Ahmad
Samir, Le Caire.
Bravo
à l’Université de Ménoufiya !
Le site
Internet de l’Université de Ménoufiya est une autre grande
réalisation, après l’organisation par l’université de la 8e
semaine de la jeunesse universitaire, du 10 au 17 février
dernier.
J’étais
fier quand j’ai appris que l’Université de Ménoufiya a mis
en ligne un site Internet qui fournit des informations sur
l’université, sur ses activités ainsi que sur les services
présentés à ses étudiants.
Ainsi,
l’Université de Ménoufiya est-elle devenue la première
université égyptienne à posséder un site web en trois
langues : arabe, français et anglais. Bravo à l’Université
de Ménoufiya, et à ses responsables en espérant plus de
progrès et d’autres grandes réalisations
Mohamed Momtaz, Ménoufiya.
Sauvons
notre patrimoine !
La
faculté des beaux-arts à Alexandrie est l’ancienne maison de
Mahmoud pacha Al-Dib et le palais Toussoun est devenu
l’Ecole d’infirmières. Toutes ces belles maisons devraient
être réhabilitées. Elles font partie du patrimoine de la
ville dont il ne reste plus grand-chose. Le bâtiment de
l’OMS devrait être restauré et transformé en musée pour
abriter toutes les découvertes sous-marines faites à
Alexandrie que le monde entier admire et que les Alexandrins
n’ont jamais eu l’occasion de voir, hélas ! En espérant que
de nombreux Alexandrins, passionnés pour leur ville,
soutiendront ces suggestions.
Azza
Heikal, Ancien professeur adjoint de l’Université
d’Alexandrie.
N’oublions pas Jérusalem !
La ville
de Jérusalem est la ville la plus importante du monde, que
ce soit au niveau religieux, historique ou géographique, et
qui ne se retrouve nulle part ailleurs car Jérusalem est le
berceau des 3 révélations. La Ville sainte a connu des
luttes ardentes depuis l’aube de son histoire, en raison de
ses lieux sacrés musulmans, juifs et chrétiens. Jadis, la
souveraineté sur la ville de Jérusalem était l’axe de la
lutte de ces trois religions.
Le
premier Etat hébreu a été fondé en Palestine en l’an 1000
av. J.-C. après une lutte acharnée entre les juifs et les
populations de la région. Puis sont venues les époques
grecque et romaine.
Par la
suite, la civilisation islamique a pris le pouvoir à
Jérusalem et la Palestine a été arabisée. Elle a connu alors
de nombreux troubles politiques et militaires. Cette période
a connu les Croisades, dont les tenants ont occupé Jérusalem.
Mais Salaheddine Al-Ayyoubi a libéré Jérusalem et y a
enraciné les principes et les règles de l’amour, de la
tolérance et de la fraternité ; il a permis aux juifs de
visiter leurs lieux saints.
Puis,
Jérusalem est tombée entre les mains de l’occupation
britannique. Ce fut une nouvelle étape de l’histoire de la
Ville sainte. Par la suite, le mouvement sioniste est
intervenu pour modifier l’aspect démographique de Jérusalem
et de la Palestine. Aujourd’hui, la question de Jérusalem
est plus que jamais le point épineux des relations entre
Palestiniens et Israéliens. Israël veut maintenir sa
souveraineté sur la Vieille ville de Jérusalem.
Ossama Badawi, Koweït.