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Football.
Hani Ramzi, 38 ans, est le plus jeune directeur technique de
la première division égyptienne. Il est en charge du club
Enppi, 13e au classement, et refuse que l’on remette ses
capacités en doute.
Coach en terrain miné
A
38 ans et 10 mois, Hani Ramzi est le plus jeune directeur
technique de la première division égyptienne. Et il a mené
Enppi lors de la rencontre face à Zamalek (0-2) jeudi
dernier à l’occasion de la 17e journée du championnat
national. L’ancien capitaine des Pharaons a pris la relève
de l’Allemand Rainer Zobel qui a été écarté en raison
d’insuffisance de résultats. Ramzi fut d’abord l’assistant
de Zobel, ancien directeur technique d’Ahli depuis le début
de la saison, avant qu’il ne lui soit attribué la mission
complète dans une tentative de remettre l’équipe sur les
rails.
Un
risque ? Peut-être, si l’on sait que Ramzi n’a jamais
entraîné d’équipes auparavant. « Je pense que 15 ans
d’expérience en tant que joueur en Europe, au cours
desquelles je me suis entraîné avec beaucoup d’entraîneurs
de qualité, m’ont donné une très large expérience technique
et administrative, et je veux mettre tout cela au service
d’Enppi », a-t-il déclaré.
L’ancien
défenseur international est perçu comme le doyen des joueurs
égyptiens évoluant en Europe. Il est allé sur le Vieux
Continent en 1990, alors qu’il n’avait que 21 ans. Sa
première étape fut la formation suisse de Neuchâtel Xamax
avant d’aller en Allemagne où il a passé le reste de sa
carrière au sein de Werder Brême et Kaiserslautern. Il s’est
trouvé sous la houlette de quelques entraîneurs distingués
tels que le célèbre technicien français Gilbert Gress, le
Britannique Roy Hodgson, ancien entraîneur de l’Inter Milan,
de Blackburn, de l’équipe nationale de Suisse et de l’équipe
nationale des Emirats arabes unis et actuel sélectionneur de
la Finlande (tous à Neuchâtel Xamax) avant de se trouver
sous la direction de l’Allemand Otto Rehagel, champion
d’Europe 2004 avec la Grèce. Ceci sans compter qu’il a
longtemps été le favori du technicien égyptien Mahmoud Al-Gohari,
l’un des meilleurs entraîneurs que l’Afrique et le monde
arabe aient jamais donné. Il a aussi suivi des cours et
stages d’entraîneurs en Allemagne avant de revenir sur la
terre natale et d’être embauché par Enppi. Mais est-ce assez
pour assurer une telle mission ? « Je veux réussir dans ma
mission pas seulement pour Enppi, mais aussi afin de changer
plusieurs faux concepts dans le football égyptien, notamment
celui selon lequel le coach doit avoir 50 ou 60 ans afin
d’avoir l’expérience et la qualité nécessaires pour assumer
la responsabilité d’une équipe », nous répond-il. « Mon
jeune âge n’est pas un défaut, c’est souvent même un atout
car je suis très proche des joueurs et on peut mieux se
comprendre.
Mais en
même temps j’essaie de garder une certaine distance afin de
maintenir l’ordre. Il s’agit de mettre en place un bon
système professionnel où chacun sait ce qu’il a à faire »,
ajoute-t-il.
Il est
vrai que l’expérience est nouvelle en Egypte et semble être
risquée, mais ce n’est pas la cas dans le reste du monde. En
1998, la grande vedette yougoslave et slovène, Srecko
Katanec, a été nommé sélectionneur de la Slovénie, alors
qu’il n’avait même pas encore fêté ses 35 ans. Et son
expérience avec son pays fut un succès puisqu’il le mena
pour la première fois vers une phase finale de l’Euro 2000,
et ensuite en Coupe du monde 2002. Le modèle fut ensuite
recopié par l’AS de Monaco qui a embauché la légende
française Didier Deschamps en 2001 à l’âge de 33 ans pour le
mener jusqu’à la finale de la Ligue des champions,
l’Allemagne en nommant Rudi Völler, finaliste du Mondial
2002 ; ensuite Jürgen Klinsmann, médaillé de bronze du
Mondial 2006, la FC Barcelone qui a appelé l’ancienne star
néerlandaise Frank Rijkaard en 2004 pour mener la formation
catalogne à son ère de gloire avec deux titres de champion
d’Espagne et un titre de champion d’Europe 2006 ; Marco Van
Basten affiche de belles performances avec les Pay-Bas et
voilà que le capitaine de l’équipe brésilienne championne du
Monde en 1994, Dunga, est devenu sélectionneur de la Seleção
pour débuter sa carrière d’entraîneurs. Pourquoi pas Hani
Ramzi, qui rêve de réussir et de réaliser son rêve de
devenir sélectionneur d’Egypte ... .
Karim
Farouk
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Génération jeunes entraîneurs
Frank Rijkaard (Pays-Bas)
Sans expérience, Rijkaard fut nommé sélectionneur des
Pays-Bas en 1998, à l’âge de 36 ans. Il a pu mener les
Oranges jusqu’à la demi-finale de l’Euro avant de perdre sur
penalties contre l’Italie. L’ancienne gloire des Pays-Bas et
de l’AC Milan (Italie) rejoint ensuite l’équipe de Sparta de
Rotterdam pour une saison, avant d’être embauché par le
président de la FC Barcelone, Joan Laporta. Ses débuts ne
furent pas très prometteurs, affichant de mauvaises
performances lors de sa première saison (2003/2004) au point
que le conseil d’administration a considéré son
remerciement. Mais lors de la saison suivante, il complète
la construction de sa Dream Team avec l’arrivée de
Ronaldinho, Edmilson (Brésil), Deco (Portugal), Samuel Eto’o
(Cameroun), Henrik Larsson (Suède), et Ludovic Giuly
(France). Cette équipe catalogne a tout raflé en remportant
deux titres de la Liga espagnole (2005, 2006), — et est
favorite pour le titre de cette année également —, deux
Supercoupes d’Espagne (2005 et 2006) et ensuite un titre de
Ligue des Champions d’Europe en 2006. Rijkaard (42 ans) est
perçu comme l’un des entraîneurs les plus productifs de
cette jeune génération.
Marco Van Basten (Pays-Bas)
C’était l’un des meilleurs attaquants de l’histoire du
football. Van Basten menait une carrière glorieuse, avec
trois titres de ballon d’or en 1988, 1989 et 1992, qui fut
rompue en raison de blessure. Il avait d’abord annoncé qu’il
ne comptait pas se convertir en entraîneur, mais il change
de décision et occupe le poste d’assistant de John Van’T
Schip à l’Ajax d’Amsterdam avant qu’il ne soit nommé
sélectionneur en 2004. Il a reformé l’équipe des Pays-Bas en
écartant d’anciennes vedettes telles que Clarence Seedorf,
Roy Makaay, Patrick Kluivert et autres et nommé du jeune
potentiel tels qu’Arjen Robben, Dirk Kuyt et Robin Van
Persie, qui sont tous devenus des perles de cette
génération. Cette formation des Pays-Bas était sûrement
l’une des plus belles du Mondial d’Allemagne 2006, mais elle
a perdu les quarts de finale contre le Portugal de Luis Figo
(0-1) dans un match très violent. Van Basten avait cependant
de quoi être fier de ses hommes. D’ailleurs, la Fédération
néerlandaise a décidé de le maintenir en poste jusqu’à
l’Euro 2008 avec une option de prolongation jusqu’au Mondial
2010.
Jürgen Klinsmann (Allemagne)
Attaquant légendaire de la Manschaft, Jürgen Klinsmann, a
été nommé sélectionneur d’Allemagne en 2004 à l’âge de 40
ans, succédant à son ancien coéquipier Rudi Voller,
finaliste du Mondial de 2002. C’était un choix très critiqué
par les observateurs allemands, d’autant plus que l’ancien
champion d’Europe 1996 et du Monde en 1990 n’avait aucune
expérience d’entraîneur, quelle qu’elle soit. Il a dû
travailler sous d’énormes pressions, notamment avant le
début de la Coupe du monde 2006 qui s’est déroulée en
Allemagne. Mais avec le début de la compétition, Klinsmann a
fait taire toutes les mauvaises langues en alignant une
solide équipe qui a pu se hisser jusqu’à la demi-finale de
la compétition avant de s’incliner contre l’Italie par deux
buts en prolongation au cours d’un match assez dramatique.
Pour toute consolation, il a été vainqueur du Portugal (3-1)
et décroche la médaille de bronze de cette édition (0-2).
Après cette brillante performance, Klinsmann a décidé de
quitter son poste malgré les nombreuses demandes de
prolongation.
Dunga (Brésil)
L’ancien capitaine du Brésil et champion du monde en 1994,
Dunga (44 ans), a été nommé sélectionneur national en
succession au célèbre Carlos Alberto Pareira. Le milieu
légendaire de la Seleção avait déjà été approché par la
Fédération brésilienne en 2000 mais il avait alors décliné
l’offre en raison de troubles au sein de la Fédération. Six
an plus tard, et toujours sans une vraie expérience
professionnelle, il est nommé à la barre technique de
l’équipe la plus prestigieuse du monde avec comme objectif
la Coupe de 2010. Dunga a montré une forte personnalité en
écartant à plusieurs reprises des vedettes telles qu’Adriano,
Ronaldinho et Ronaldo en raison d’une baisse de forme. «
C’est le meilleur physiquement et techniquement qui joue. Si
quelqu’un veut se trouver une place dans l’équipe, il n’a
qu’à l’arracher », avait-il déclaré. Depuis sa nomination il
a enregistré d’excellents résultats avec 1 nul en début de
parcours et 4 victoires consécutives, dont un impeccable 3-0
face à l’Argentine. C’est vrai qu’il a eu sa chance plus
tard que le reste de sa génération mais il ne compte pas la
laisser échapper et compte bien rattraper le temps perdu.
Il commence déjà à pleine allure.
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