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 Semaine du 17 au 23 janvier 2007, numéro 645

 

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Sports

Football. Cinq Egyptiens figurent dans le top 20 des meilleurs joueurs d’Afrique. Rappel de leurs exploits et contributions au football africain et national.

L’Egypte se taille la part du lion

Mahmoud Al-Khatib au-dessus du lot (2e)

Al-Khatib est perçu comme le meilleur joueur de l’histoire du football égyptien. Bibo, comme surnommé par le public, était un talent qui a explosé dans les années 1970 et 80. C’est bien grâce à lui qu’Ahli a pu s’imposer dans cette période avec 10 titres de championnat, 6 de coupes et cinq titres continentaux (4 Coupes des coupes et 1 Coupe d’Afrique). Il a contribué à la gloire des Rouges au niveau continental, le palmarès d’Ahli avant lui était encore vierge. Son record de 37 buts dans les compétitions africaines interclubs est intouchable et personne ne semble être près d’une telle performance. Il est le seul joueur égyptien à avoir été ballon d’Or d’Afrique en 1983 dans le sondage effectué, alors, par le magazine français France Football. Son seul regret c’est de n’avoir pas pu forger un gros palmarès avec les Pharaons, son seul succès n’étant qu’un titre de Coupe d’Afrique des nations en 1986.

 

Hossam Hassan, l’homme de tous les records (3e)

Attaquant phénoménal qui a vécu et contribué à la majorité des gloires des Pharaons, Hossam Hassan a remporté trois titres de CAN (1986, 1998 et 2006) sur un total de cinq pour l’Egypte, marqué le but qualificatif des Pharaons pour le mondial d’Italie (2e participation) et mené les Pharaons lors de la Coupe des confédérations de 1999. Au niveau des clubs, il a remporté 14 titres de championnat (11 avec Ahli et 3 avec Zamalek), 5 de Coupe (4 avec Ahli et 1 avec Zamalek), outre un titre de Coupe d’Afrique (Ahli 1984), un de Ligue d’Afrique (Zamalek 2002) et 4 titres de Coupe des coupes (1984, 1985, 1986 et 1993, tous avec Ahli). Il détient tous les records individuels du football égyptien, que ce soit de participation ou de buts. Et ce n’est pas encore terminé pour lui. A l’âge de 40 ans et demi, Hassan joue encore, actuellement à Tersana, marque des buts et est encore sur la piste de nouvelles gloires.

 

Saleh Sélim, le maestro (13e)

Bien qu’il ait évolué dans les années 1950 et 60, le légendaire milieu des Pharaons Saleh Sélim est resté dans les mémoires et ceci malgré son décès en 2003. Personne ne peut oublier son immense talent. Surnommé le maestro en raison de son excellente vision de jeu mais aussi son habileté à mener ses coéquipiers lors du match, il semblait posséder les clés du rythme du jeu que ce soit pour le ralentir ou l’accélérer. Saleh a remporté avec les Pharaons le titre de la CAN 1959 et terminé médaillé d’argent de l’édition de 1962. Avec Ahli, il a réalisé un gigantesque palmarès en remportant 11 titres de championnat et 9 de Coupe dans la période de 1948 à 1962. Ce ne serait pas à exagérer pour dire qu’il était au cœur de la liste des joueurs qui ont bâti la réputation actuelle d’Ahli.

 

Hani Ramzi, l’Egyptien d’Europe (19e)

L’ancien capitaine des Pharaons possède derrière lui la plus longue et belle carrière d’un Egyptien en Europe. 15 ans de jeu au plus haut niveau sans aucune faille avant que la malédiction des blessures et l’âge ne le forcent au retrait. Il est perçu comme l’un des meilleurs défenseurs que l’Afrique ait produit. Solide, intelligent et ayant une excellente vision du jeu, Ramzi était l’exemple d’un défenseur du plus haut niveau. Même s’il n’était pas parmi les grands favoris du titre du meilleur joueur d’Afrique, il se trouvait toujours dans les premiers rangs. Ramzi était l’une des pièces maîtresses de la formation de Mahmoud Al-Gohari, championne d’Afrique 1998. Une coupe qui est considérée comme l’une des plus importantes de l’histoire de l’Egypte, d’autant plus que la victoire s’est réalisée hors des frontières et après 12 ans du dernier sacre des Pharaons.

 

Hassan Chéhata, seul face au but (20e)

Pour beaucoup, c’est l’un des meilleurs, sinon le meilleur, joueur de l’histoire de Zamalek et de la sélection égyptienne. Hassan Chéhata est le seul attaquant qui combinait la puissance, l’excellente condition physique et le talent. L’ancienne gloire des Pharaons avait la qualité d’aller seul de but en but prenant tous ses adversaires de vitesse, et celui qui osait s’opposer se faisait larguer par une belle action technique. Chéhata n’a malheureusement pas pu décrocher des titres avec l’équipe nationale, mais il a pu se distinguer en décrochant le titre de meilleur joueur de la CAN 1974. La légende argentine Mario Kempes était venu assister à son match de jubilé et de tous les joueurs, il était le seul, selon lui, à avoir la qualité pour évoluer dans les meilleurs clubs européens, et ceci malgré son vieil âge.

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