Football.
Cinq Egyptiens figurent dans le top 20 des meilleurs joueurs
d’Afrique. Rappel de leurs exploits et contributions au
football africain et national.
L’Egypte se taille la part du lion
Mahmoud Al-Khatib au-dessus du lot (2e)
Al-Khatib
est perçu comme le meilleur joueur de l’histoire du football
égyptien. Bibo, comme surnommé par le public, était un
talent qui a explosé dans les années 1970 et 80. C’est bien
grâce à lui qu’Ahli a pu s’imposer dans cette période avec
10 titres de championnat, 6 de coupes et cinq titres
continentaux (4 Coupes des coupes et 1 Coupe d’Afrique). Il
a contribué à la gloire des Rouges au niveau continental, le
palmarès d’Ahli avant lui était encore vierge. Son record de
37 buts dans les compétitions africaines interclubs est
intouchable et personne ne semble être près d’une telle
performance. Il est le seul joueur égyptien à avoir été
ballon d’Or d’Afrique en 1983 dans le sondage effectué,
alors, par le magazine français France Football. Son seul
regret c’est de n’avoir pas pu forger un gros palmarès avec
les Pharaons, son seul succès n’étant qu’un titre de Coupe
d’Afrique des nations en 1986.
Hossam
Hassan, l’homme de tous les records (3e)
Attaquant phénoménal qui a vécu et contribué à la majorité
des gloires des Pharaons, Hossam Hassan a remporté trois
titres de CAN (1986, 1998 et 2006) sur un total de cinq pour
l’Egypte, marqué le but qualificatif des Pharaons pour le
mondial d’Italie (2e participation) et mené les Pharaons
lors de la Coupe des confédérations de 1999. Au niveau des
clubs, il a remporté 14 titres de championnat (11 avec Ahli
et 3 avec Zamalek), 5 de Coupe (4 avec Ahli et 1 avec
Zamalek), outre un titre de Coupe d’Afrique (Ahli 1984), un
de Ligue d’Afrique (Zamalek 2002) et 4 titres de Coupe des
coupes (1984, 1985, 1986 et 1993, tous avec Ahli). Il
détient tous les records individuels du football égyptien,
que ce soit de participation ou de buts. Et ce n’est pas
encore terminé pour lui. A l’âge de 40 ans et demi, Hassan
joue encore, actuellement à Tersana, marque des buts et est
encore sur la piste de nouvelles gloires.
Saleh Sélim, le maestro (13e)
Bien
qu’il ait évolué dans les années 1950 et 60, le légendaire
milieu des Pharaons Saleh Sélim est resté dans les mémoires
et ceci malgré son décès en 2003. Personne ne peut oublier
son immense talent. Surnommé le maestro en raison de son
excellente vision de jeu mais aussi son habileté à mener ses
coéquipiers lors du match, il semblait posséder les clés du
rythme du jeu que ce soit pour le ralentir ou l’accélérer.
Saleh a remporté avec les Pharaons le titre de la CAN 1959
et terminé médaillé d’argent de l’édition de 1962. Avec Ahli,
il a réalisé un gigantesque palmarès en remportant 11 titres
de championnat et 9 de Coupe dans la période de 1948 à 1962.
Ce ne serait pas à exagérer pour dire qu’il était au cœur de
la liste des joueurs qui ont bâti la réputation actuelle d’Ahli.

Hani Ramzi, l’Egyptien d’Europe (19e)
L’ancien capitaine des Pharaons possède derrière lui la plus
longue et belle carrière d’un Egyptien en Europe. 15 ans de
jeu au plus haut niveau sans aucune faille avant que la
malédiction des blessures et l’âge ne le forcent au retrait.
Il est perçu comme l’un des meilleurs défenseurs que
l’Afrique ait produit. Solide, intelligent et ayant une
excellente vision du jeu, Ramzi était l’exemple d’un
défenseur du plus haut niveau. Même s’il n’était pas parmi
les grands favoris du titre du meilleur joueur d’Afrique, il
se trouvait toujours dans les premiers rangs. Ramzi était
l’une des pièces maîtresses de la formation de Mahmoud
Al-Gohari, championne d’Afrique 1998. Une coupe qui est
considérée comme l’une des plus importantes de l’histoire de
l’Egypte, d’autant plus que la victoire s’est réalisée hors
des frontières et après 12 ans du dernier sacre des
Pharaons.
Hassan Chéhata, seul face au but (20e)
Pour
beaucoup, c’est l’un des meilleurs, sinon le meilleur,
joueur de l’histoire de Zamalek et de la sélection
égyptienne. Hassan Chéhata est le seul attaquant qui
combinait la puissance, l’excellente condition physique et
le talent. L’ancienne gloire des Pharaons avait la qualité
d’aller seul de but en but prenant tous ses adversaires de
vitesse, et celui qui osait s’opposer se faisait larguer par
une belle action technique. Chéhata n’a malheureusement pas
pu décrocher des titres avec l’équipe nationale, mais il a
pu se distinguer en décrochant le titre de meilleur joueur
de la CAN 1974. La légende argentine Mario Kempes était venu
assister à son match de jubilé et de tous les joueurs, il
était le seul, selon lui, à avoir la qualité pour évoluer
dans les meilleurs clubs européens, et ceci malgré son vieil
âge.