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 Semaine du 17 au 23 janvier 2007, numéro 645

 

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Sports

Handball . La sélection égyptienne entame les Championnats du monde, qui auront lieu du 19 janvier au 4 février en Allemagne, face à la puissante formation d’Espagne, samedi à Brême. Un pari difficile pour Zivcovic et sa nouvelle équipe.

A l’attaque !

Samedi 20 janvier, les choses sérieuses commencent pour la sélection nationale qui s’apprête à disputer la XXe édition des Championnats du monde de handball qui auront lieu en Allemagne du 19 janvier au 4 février. Placés dans le groupe D avec l’Espagne, tenante du titre de la précédente édition, la République tchèque, la puissance montante en Europe actuellement, et le Qatar, les Pharaons ont une tâche pour accéder au second tour qui semble pour le moins ardue.

La difficulté de la mission des Egyptiens ne réside pas seulement dans la puissance de leurs adversaires, à l’exception du Qatar, mais aussi dans le changement de système de la compétition qui joue en défaveur de la sélection nationale. Afin d’encourager la concurrence, la Fédération internationale de handball a, en effet, décidé de modifier le système de la compétition à partir de cette édition des Championnats du monde.

Les 24 sélections participantes étaient partagées en 6 groupes de 4 sélections. Les deux premières équipes de chaque groupe se qualifieront pour le second tour. Quant aux autres équipes qui n’auront pas eu cette chance, elles pourront disputer la Coupe du président de la fédération internationale, nouvellement organisée pour cette édition. Les sélections qualifiées pour le second tour seront divisées en deux groupes. Le premier comprenant les qualifiées des groupes A, B et C. Quant au second groupe, il comprendra les qualifiées des groupes D, E et F. Les 4 premières équipes de chaque groupe du second tour se qualifieront pour les quarts de finale et les autres joueront pour le classement de la 9e à la 12e places. « Le nouveau système de la compétition n’est pas en faveur de l’Egypte. La réduction du nombre des sélections dans chaque groupe à 4 au lieu de 6 a augmenté la concurrence dans la phase des poules. Par exemple, dans notre groupe, la concurrence sera très serrée entre nous et la République tchèque afin de nous qualifier au premier tour, surtout que l’Espagne va se réserver le premier ticket pour le second tour. Ce qui n’était pas le cas dans les éditions précédentes où le système de la compétition donnait l’occasion aux équipes de rattraper un faux pas éventuel », explique Tareq Mahrous, entraîneur de la sélection nationale.

Théoriquement, les deux tickets qualificatifs du groupe pour la phase finale sont presque réservés à l’Espagne et la République tchèque.

Préparation plutôt incomplète

En effet, la performance de la sélection nationale tout au long de sa période de préparation pour le Mondial a été plutôt incomplète.

Cette préparation a commencé juste après la qualification de la sélection pour le Mondial, grâce à sa deuxième place obtenue lors du Championnat d’Afrique des nations en avril dernier. La sélection a disputé plusieurs rencontres amicales face à de nombreuses sélections européennes, notamment la Suède, l’Islande, le Danemark et la Suisse. Le Serbe Zoran Zivcovic, directeur technique de la sélection, voulait par cette longue préparation donner l’expérience nécessaire aux jeunes joueurs tels Mohamad Ibrahim, Moustapha Al-Sayed et Karim Al-Saïd qui participeront à leur premier Mondial avec la sélection. Ce trio, aux côtés des autres jeunes qui possèdent une expérience précédente en Mondial, tels Ahmad Al-Ahmar, Mohamad Abdel-Warès, Al-Sayed Mohamad, Bilal et Hussein Awwad, représente le squelette de la sélection. « Les jeunes joueurs occupent actuellement une grande partie de la sélection. On a dû renouveler l’effectif de la sélection afin de revivifier ses rangs et pour assurer l’avenir du handball égyptien. L’exemple de la Suède reste présent à notre esprit. Les Suédois ont négligé de renouveler leur effectif, du coup, ils possèdent le plus grand palmarès au monde, mais n’ont pas réussi à se qualifier pour le Mondial d’Allemagne pour la première fois de l’histoire de la discipline », confie Tareq Mahrous.

Mais le problème est que la performance de la sélection, lors de cette préparation n’a pas été particulièrement rassurante. Par exemple, lors du Tournoi d’Al-Ahram, fin décembre dernier, la sélection nationale a terminé troisième derrière la Russie et la Serbie-Monténégro. Le seul avantage de ce tournoi est qu’il a révélé au grand jour les nombreuses lacunes de la sélection.

La puissance offensive égyptienne réside seulement dans l’arrière gauche de la sélection et du club espagnol Aragon, Hussein Zaki, outre quelques petites contributions d’Ahmad Al-Ahmar et Hassan Yousri. Des lacunes claires pour les adversaires qui concentrent leurs efforts pour contrôler Zaki d’où la difficulté de la sélection à trouver des failles dans les défenses adverses. De même, la défense égyptienne est plutôt perméable face aux attaquants adverses. « La défense en handball exige une grande expérience, surtout avec notre schéma de jeu défensif de 6-0, ce qui manque à nos jeunes joueurs. Mais je pense qu’ils commencent à intégrer les plans de notre technicien », explique Hani Al-Fakharani, le pivot d’Ahli et de la sélection.

Par ailleurs, les joueurs ont du mal à tenir le rythme tout au long de la rencontre. « La performance mitigée des joueurs lors des rencontres est la plus grande lacune de la sélection. Franchement, c’est la seule chose que je crains avant les Championnats du monde. Les joueurs perdent leur concentration à quelques instants de la rencontre, et malheureusement dans les moments critiques. On a beaucoup travaillé avec les joueurs afin de remédier à cette faiblesse et j’espère que les joueurs pourront dépasser ce problème lors du Mondial. Face à des adversaires tels que l’Espagne et la République tchèque, nous ne pouvons nous permettre une telle déconcentration », confie Zoran Zivcovic, directeur technique de la sélection.

Autant dire que les chances de cette sélection en pleine mutation sont plutôt maigres dans cette compétition mondiale. « Rivaliser pour le titre du Mondial ne fait pas partie de nos ambitions. On ne possède pas encore les éléments nécessaires pour cette difficile mission. La sélection est en pleine mutation et on la prépare pour Beijing 2008 et les prochaines compétitions », avoue Hassan Moustapha, président des Fédérations égyptienne et internationale de handball.

Mohamad Mosselhi

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