Al-Ahram Hebdo, Opinion
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 

 Semaine du 26 Juillet au 1er août 2006, numéro 620

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Kiosque

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Loisirs

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
 
Opinion

Salama A. Salama
Levez donc la censure !
 

Hassan Abou-Taleb
Directeur de rédaction des Dossiers stratégiques

L’impasse de l’alternative arabe

Emad Awwad
 Politologue

Une nouvelle perception du conflit israélo-arabe
 

Ibrahim Nafie

Cessez l’agression contre le Liban !

Edito
Visées

Les coups portés ces dernières semaines à l’armée israélienne ont plongé son état-major dans l’embarras face à ce qui apparaît comme une série de revers cuisants portant gravement atteinte à son image. Ces coups portés à l’armée, considérée comme la plus puissante au Proche-Orient et la 13e du monde, sont survenus les uns après les autres, d’abord dans la bande de Gaza, puis au Sud-Liban. Mais les bornes, aux yeux des autorités israéliennes, ont été franchement dépassées lorsque le Hezbollah a capturé deux soldats près de la frontière israélo-libanaise et en a tué huit autres dans le secteur.

La réaction de Tsahal ne s’est pas fait attendre. Il s’agit pour l’armée israélienne de rétablir une capacité de dissuasion qu’elle juge érodée. Un responsable militaire, mêlé de près à l’opération israélienne au Liban, a reconnu que le commandement était « très irrité » par les derniers succès du Hezbollah. Il fallait donc, pour Tel-Aviv, infliger au Hezbollah un coup si dur qu’il n’en relèvera pas la tête pendant des années. Il fallait aussi montrer aux Libanais que s’ils ne se débarrassent pas du Hezbollah, ils auront un lourd tribut à payer. Pour « châtier » le Liban, coupable à ses yeux d’abriter le Hezbollah qui fait partie du gouvernement, Israël a lancé sa plus grande offensive depuis 10 ans visant les infrastructures du pays, sans épargner la population civile.

Israël affirme ainsi vouloir « briser » le Hezbollah, menace d’éliminer son chef et se montre déterminé à l’éloigner de sa frontière avec le Liban. Ces objectifs semblent toutefois irréalistes sans l’établissement d’une paix globale, impliquant un retrait israélien des terres arabes. L’ancien chef de l’armée de l’air israélienne, le général Eytan Ben Eliahu, a jugé qu’Israël pouvait au mieux obtenir une « accalmie prolongée » en misant sur une intervention internationale. Avant de se retirer du Sud-Liban en mai 2000, l’armée israélienne avait tenté en vain à deux reprises, en 1993 et en 1996, de mater le Hezbollah, qui lui avait infligé de lourdes pertes.

En réalité, le but de l’Etat hébreu dépasse de loin la nécessité de rétablir la capacité de dissuasion de son armée, ou la libération des deux soldats enlevés. C’est tout le projet du premier ministre israélien visant à fixer unilatéralement la frontière orientale d’Israël, qui est en jeu. Pour Ehud Olmert, qui s’appuie sur un très large consensus en Israël, il ne faut à aucun prix accepter que des attaques soient lancées contre son sol à partir d’un territoire d’où son armée s’est retirée, que ce soit le Liban en 2000 ou la bande de Gaza en 2005.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistants techniques: Karim Farouk - Dalia Gabr
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.