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Santé .
Une de nos lectrices nous invite à réfléchir aux solutions
apportées par les plantes souvent plus efficaces que les
molécules inventées par la science.
Vivons au naturel !
« On ne commande la nature qu’en lui
obéissant ». Ces propos de Francis Bacon sont aujourd’hui plus
que jamais d’actualité. Puisque malgré des décennies de progrès
techniques et d’évolution scientifique, l’homme en revient à
redécouvrir les bienfaits de Dame nature. A l’origine, l’homme
utilisait les plantes pour se nourrir et se soigner. Aujourd’hui,
les scientifiques puisent à nouveau dans la nature pour
connaître les principes actifs et bienfaisants des plantes, afin
de les adapter aux besoins du jour. Les plantes sont devenues de
véritables médicaments. Ainsi, l’ail maîtrise l’hypertension,
l’ananas combat la cellulite, l’artichaut protège le foie et une
espèce de blé nous offre le bon cholestérol. Les exemples sont
nombreux et innombrables. Encore faut-il savoir faire le bon
choix. La nature abonde en richesses qu’elle distribue
généreusement, mais aussi gratuitement à ceux qui savent
l’apprécier à sa juste valeur. Alors, un conseil : la nature est
là, plongez-y et choisissez les meilleurs traitements pour vivre
mieux, naturellement mieux.
Sara Mamdouh Sayed,
Le Caire.
Le chemin de la vertu
Depuis la création de l’homme, Dieu lui a
donné la liberté de choisir son chemin, celui de la vertu ou du
vice. Chacun de nous est souvent placé à la croisée de ces deux
chemins. Parfois, nous choisissons la vertu mais, la plupart du
temps, nous optons pour le vice. Quelqu’un s’est-il demandé
pourquoi ? La raison est très simple : le vice est plus facile
que la vertu. Alors, il faut nous doter de volonté pour éviter
la faiblesse d’une feuille d’arbre que le vent manie à son gré.
Il faut être dur comme du roc pour être maître de notre destin.
L’option de la vertu est peut-être difficile,
mais sachez que Dieu vous aidera et que, en fin de compte, vous
serez très satisfait.
La vie n’est qu’un grand examen, alors ayons
de bons résultats !
Marie Georges,
Alexandrie.
Jeunes filles des rues : mise au point
Je réagis à l’article sur les jeunes filles
des rues publié dans le numéro 635 d’Al-Ahram Hebdo, et souhaite
répondre au sociologue anonyme, dont je regrette qu’il n’ait pas
le courage de ses opinions.
De quel modèle occidental parle-t-il ?
Conspiration coloniale, invasion culturelle, recrutement
d’enfants, et pourquoi pas conversion, espionnage ou
prostitution, pendant qu’on y est ? On serait en droit
d’attendre d’un intellectuel qu’il puisse dépasser cette vision
binaire et simpliste, Occident amoral et Orient honorable.
Puisqu’il semble que ce ne soit pas clair,
Médecins du Monde (MdM) est une organisation sans couleur
politique ou religieuse, qui a pour objectif premier de garantir
l’accès aux soins de santé pour tous, et tout particulièrement
pour les populations très vulnérables. Il ne s’agit pas d’un
concept particulièrement occidental. Et MdM a comme principe de
toujours travailler en partenariat avec des associations du pays
où elle intervient, qui sont parfois à l’origine de notre
action. Nous travaillons en Egypte avec Hope Village Society,
qui a les mêmes préoccupations que nous concernant la santé de
ces jeunes filles, et que l’on peut difficilement soupçonner de
défendre ce que vous appelez un modèle occidental. Par ailleurs,
je précise que la fondation suisse Drosos est un soutien
important puisqu’elle finance MdM depuis le début de sa présence
en Egypte, et que nous n’avons aucun lien politique avec l’Union
européenne comme le sous-entend l’article, le fonds reçu étant
géré par le Conseil national de l’enfance et de la maternité
égyptien.
Isabelle Bruand,
Représentante de Médecins du Monde (MdM) en Egypte.
Bravo Ahli !
Une équipe d’Ahli qu’on croyait sur la courbe
descendante, mais qui a prouvé encore une fois que les grands ne
meurent jamais et qu’il faut se méfier d’une équipe blessée.
Ahli a encore frappé !
Ça fait mal, très mal, mais quel beau
champion tout de même, quelle force, quel courage et quel
football total il nous a offert !
Mohamed Abboud,
Le Caire.
L’éducation chez nous
Depuis quelques jours, en revenant de
l’université, je constate toujours au même endroit un groupe de
garçons, ne dépassant pas les dix ans, faisant l’école
buissonnière et s’échangeant des coups et des injures que
j’entends pour la première fois.
D’un autre côté, je n’observe que des
professeurs en train d’insulter, d’injurier et de crier. Tandis
que les parents confient à l’école le soin de contrôler leurs
enfants ...
Une directrice de crèche m’a aussi dit
récemment : « Je rencontre des difficultés à agir avec les
enfants parce que dans la plupart des familles, le couple
travaille, ou alors est divorcé ». Nous pouvons conclure de tout
cela que l’éducation en Egypte est pratiquement nulle, puisqu’il
n’y a aucune méthode de la part de la famille ou de la part de
l’école. Et voilà que notre génération actuelle ne réalise que
des sottises, n’éprouve que de l’indifférence et ne subit que
des critiques. De quoi décourager ...
Sara Magdi,
Le Caire.
Ah ! de mon temps ...
« Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait
», rien ne se perdrait. Ce proverbe tant de fois répété après
Henri Etienne dans les Prémices nous révèle le côté fragile de
la jeunesse, qui est une fraction de folie, d’abus et
d’ignorance. Les jeunes pensent que les vieux sont des sots et
les vieux savent que les jeunes le sont. Mais pour La
Rochefoucauld, « les vieux fous sont plus fous que les jeunes ».
Et d’ajouter que « les vieillards aiment à donner de bons
préceptes, pour se consoler de n’être plus en état de donner de
mauvais exemples ». Aujourd’hui, si les vieux retournaient à
leur vie de jeunesse vécue en cette fin de siècle, que
verraient-ils, et quelle serait leur réaction face au mode de
vie stéréotypé des jeunes de nos jours ? Porteraient-ils
uniformément les mêmes habits ? Obligeraient-ils leur monde
environnant à subir bon gré mal gré les avertisseurs fous et
bruyants sortant de leur voiture ? Et enfin, rouleraient-ils à
l’instar de la majorité des jeunes d’aujourd’hui à une vitesse
vertigineuse et folle, récoltant tous les jours de plus en plus
de victimes innocentes ? Sincèrement, je crois que si les
vieillards retrouvaient aujourd’hui leur jeunesse et voyaient le
mode de vie « conditionné » des jeunes à la mode, ils
retourneraient sûrement s’abriter dans leur vieux terrier
souhaitant que ces jeunes puissent non seulement savoir, mais
aussi pouvoir bénéficier des moments heureux et inoubliables de
la belle époque qu’ils ont vécue durant leur jeunesse, sans
artifices, ni tambours, ni trompettes.
Sara Gamil,
Héliopolis.
Erratum
Dans le numéro 636 d’Al-Ahram Hebdo, une
lettre intitulée « Ces petits qui nous gouvernent » contenant
des mots déplacés sur le ministre français des Affaires
étrangères, a été publiée par inadvertance dans la page Courrier.
Nous tenons à préciser que l’avis exprimé
dans cette lettre ainsi que les termes utilisés n’engagent que
leur auteur et n’expriment en aucun cas ceux d’Al-Ahram Hebdo. |
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