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  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 22 au 28 novembre 2006, numéro 637

 

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Santé . Une de nos lectrices nous invite à réfléchir aux solutions apportées par les plantes souvent plus efficaces que les molécules inventées par la science.

Vivons au naturel !

« On ne commande la nature qu’en lui obéissant ». Ces propos de Francis Bacon sont aujourd’hui plus que jamais d’actualité. Puisque malgré des décennies de progrès techniques et d’évolution scientifique, l’homme en revient à redécouvrir les bienfaits de Dame nature. A l’origine, l’homme utilisait les plantes pour se nourrir et se soigner. Aujourd’hui, les scientifiques puisent à nouveau dans la nature pour connaître les principes actifs et bienfaisants des plantes, afin de les adapter aux besoins du jour. Les plantes sont devenues de véritables médicaments. Ainsi, l’ail maîtrise l’hypertension, l’ananas combat la cellulite, l’artichaut protège le foie et une espèce de blé nous offre le bon cholestérol. Les exemples sont nombreux et innombrables. Encore faut-il savoir faire le bon choix. La nature abonde en richesses qu’elle distribue généreusement, mais aussi gratuitement à ceux qui savent l’apprécier à sa juste valeur. Alors, un conseil : la nature est là, plongez-y et choisissez les meilleurs traitements pour vivre mieux, naturellement mieux.

Sara Mamdouh Sayed,
Le Caire.

Le chemin de la vertu

Depuis la création de l’homme, Dieu lui a donné la liberté de choisir son chemin, celui de la vertu ou du vice. Chacun de nous est souvent placé à la croisée de ces deux chemins. Parfois, nous choisissons la vertu mais, la plupart du temps, nous optons pour le vice. Quelqu’un s’est-il demandé pourquoi ? La raison est très simple : le vice est plus facile que la vertu. Alors, il faut nous doter de volonté pour éviter la faiblesse d’une feuille d’arbre que le vent manie à son gré. Il faut être dur comme du roc pour être maître de notre destin.

L’option de la vertu est peut-être difficile, mais sachez que Dieu vous aidera et que, en fin de compte, vous serez très satisfait.

La vie n’est qu’un grand examen, alors ayons de bons résultats !

Marie Georges,
Alexandrie.

Jeunes filles des rues : mise au point

Je réagis à l’article sur les jeunes filles des rues publié dans le numéro 635 d’Al-Ahram Hebdo, et souhaite répondre au sociologue anonyme, dont je regrette qu’il n’ait pas le courage de ses opinions.

De quel modèle occidental parle-t-il ? Conspiration coloniale, invasion culturelle, recrutement d’enfants, et pourquoi pas conversion, espionnage ou prostitution, pendant qu’on y est ? On serait en droit d’attendre d’un intellectuel qu’il puisse dépasser cette vision binaire et simpliste, Occident amoral et Orient honorable.

Puisqu’il semble que ce ne soit pas clair, Médecins du Monde (MdM) est une organisation sans couleur politique ou religieuse, qui a pour objectif premier de garantir l’accès aux soins de santé pour tous, et tout particulièrement pour les populations très vulnérables. Il ne s’agit pas d’un concept particulièrement occidental. Et MdM a comme principe de toujours travailler en partenariat avec des associations du pays où elle intervient, qui sont parfois à l’origine de notre action. Nous travaillons en Egypte avec Hope Village Society, qui a les mêmes préoccupations que nous concernant la santé de ces jeunes filles, et que l’on peut difficilement soupçonner de défendre ce que vous appelez un modèle occidental. Par ailleurs, je précise que la fondation suisse Drosos est un soutien important puisqu’elle finance MdM depuis le début de sa présence en Egypte, et que nous n’avons aucun lien politique avec l’Union européenne comme le sous-entend l’article, le fonds reçu étant géré par le Conseil national de l’enfance et de la maternité égyptien.

Isabelle Bruand,
Représentante de Médecins du Monde (MdM) en Egypte.

Bravo Ahli !

Une équipe d’Ahli qu’on croyait sur la courbe descendante, mais qui a prouvé encore une fois que les grands ne meurent jamais et qu’il faut se méfier d’une équipe blessée. Ahli a encore frappé !

Ça fait mal, très mal, mais quel beau champion tout de même, quelle force, quel courage et quel football total il nous a offert !

Mohamed Abboud,

Le Caire.

L’éducation chez nous

Depuis quelques jours, en revenant de l’université, je constate toujours au même endroit un groupe de garçons, ne dépassant pas les dix ans, faisant l’école buissonnière et s’échangeant des coups et des injures que j’entends pour la première fois.

D’un autre côté, je n’observe que des professeurs en train d’insulter, d’injurier et de crier. Tandis que les parents confient à l’école le soin de contrôler leurs enfants ...

Une directrice de crèche m’a aussi dit récemment : « Je rencontre des difficultés à agir avec les enfants parce que dans la plupart des familles, le couple travaille, ou alors est divorcé ». Nous pouvons conclure de tout cela que l’éducation en Egypte est pratiquement nulle, puisqu’il n’y a aucune méthode de la part de la famille ou de la part de l’école. Et voilà que notre génération actuelle ne réalise que des sottises, n’éprouve que de l’indifférence et ne subit que des critiques. De quoi décourager ...

Sara Magdi,
Le Caire.

Ah ! de mon temps ...

« Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait », rien ne se perdrait. Ce proverbe tant de fois répété après Henri Etienne dans les Prémices nous révèle le côté fragile de la jeunesse, qui est une fraction de folie, d’abus et d’ignorance. Les jeunes pensent que les vieux sont des sots et les vieux savent que les jeunes le sont. Mais pour La Rochefoucauld, « les vieux fous sont plus fous que les jeunes ». Et d’ajouter que « les vieillards aiment à donner de bons préceptes, pour se consoler de n’être plus en état de donner de mauvais exemples ». Aujourd’hui, si les vieux retournaient à leur vie de jeunesse vécue en cette fin de siècle, que verraient-ils, et quelle serait leur réaction face au mode de vie stéréotypé des jeunes de nos jours ? Porteraient-ils uniformément les mêmes habits ? Obligeraient-ils leur monde environnant à subir bon gré mal gré les avertisseurs fous et bruyants sortant de leur voiture ? Et enfin, rouleraient-ils à l’instar de la majorité des jeunes d’aujourd’hui à une vitesse vertigineuse et folle, récoltant tous les jours de plus en plus de victimes innocentes ? Sincèrement, je crois que si les vieillards retrouvaient aujourd’hui leur jeunesse et voyaient le mode de vie « conditionné » des jeunes à la mode, ils retourneraient sûrement s’abriter dans leur vieux terrier souhaitant que ces jeunes puissent non seulement savoir, mais aussi pouvoir bénéficier des moments heureux et inoubliables de la belle époque qu’ils ont vécue durant leur jeunesse, sans artifices, ni tambours, ni trompettes.

Sara Gamil,
Héliopolis.

Erratum

Dans le numéro 636 d’Al-Ahram Hebdo, une lettre intitulée « Ces petits qui nous gouvernent » contenant des mots déplacés sur le ministre français des Affaires étrangères, a été publiée par inadvertance dans la page Courrier.

Nous tenons à préciser que l’avis exprimé dans cette lettre ainsi que les termes utilisés n’engagent que leur auteur et n’expriment en aucun cas ceux d’Al-Ahram Hebdo.

 




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