158 nageuses
de 17 pays participeront au Championnat méditerranéen juniors
de natation synchronisée. Un chiffre qui reflète l'intérêt
de ces athlètes pour cette importante compétition, qui se
déroulera en Egypte du 5 au 8 août. « Les nageuses
étrangères apprécient énormément le talent des Egyptiennes.
Ces dernières, pour des raisons financières, ne peuvent pas
toujours se rendre à l'étranger. C'est pourquoi ce sont les
nageuses étrangères qui viennent en Egypte. Il faut dire qu'en
catégorie juniors, les Egyptiennes sont parmi les meilleures
au classement mondial », note Abdel-Rahmane Amin,
président de la Fédération égyptienne de
natation
synchronisée. Des nageuses égyptiennes qui seront au nombre
de 15 lors de ces championnats. Elles comptent terminer demi-finalistes
dans les trois différentes épreuves de la compétition :
individuelle, duetto et par équipes. « En individuel,
la nageuse doit être dotée d'une bonne concentration et d'une
très bonne condition physique. Quant à l'épreuve par équipes,
qui regroupe 8 nageuses, c'est encore plus difficile. Elles
doivent être extrêmement rapides et savoir bien gérer leur
respiration puisque leur capacité à rester sous l'eau est
déterminante », explique Sophie Sarwat, ancienne
vedette égyptienne de natation synchronisée et experte de
ce sport en Egypte. L’épreuve duetto étant la plus facile.
Les responsables
de la Fédération de natation synchronisée ont voulu étendre
le nombre de participants aux Championnats européens en accueillant
des nageuses de Belgique, Grande-Bretagne et Allemagne. Mais
ce sont les nageuses de France et d'Espagne qui sont les plus
redoutées. Elles apporteront du poids à ce championnat qui
contribue à révéler les nageuses de l'avenir. « Les
nageuses égyptiennes sont remarquables en catégorie juniors.
Malheureusement, elles ne poursuivent pas leur carrière professionnelle :
ici la tradition veut qu'elles se marient plutôt jeunes et
qu'elles se consacrent ensuite à leur foyer », explique
Sophie Sarwat. Malgré tout, l'organisation d'un tel événement
en Egypte pourra peut-être faire évoluer les choses. « Accueillir
le Championnat méditerranéen en Egypte permet aux nageuses
égyptiennes de disputer une compétition de haut niveau, ce
qui peut les encourager à poursuivre plus longtemps leur carrière.
En tout cas, cela contribue à la promotion de ce sport auprès
des plus jeunes », remarque Abdel-Rahmane Amin, tout
en ajoutant que son rêve est de former des nageuses pour les
JO 2008.
Pour l'heure,
l'Egypte se prépare à disputer pour la première fois, et avec
deux nageuses, l'épreuve de natation synchronisée aux Jeux
olympiques d'Athènes 2004. La fédération espère que leur talent
sera couronné de succès.