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Mer rouge . Un rapport détaillé sur les îles de la mer Rouge a été élaboré par une commission d'experts suite à la polémique soulevée par le projet d'investissement touristique sur l'Ile de Geftoun.

Vers une exploitation saine
des îles

Un matin, les Egyptiens ont été surpris de lire dans les journaux qu'un investisseur italien, en accord avec le gouvernement, allait investir 2 milliards de dollars dans un projet touristique sur l'île de Geftoun, site protégé de la mer Rouge. L'affaire n'est pas passée sous silence. Les experts de l'environnement ont crié au scandale écologique. Les ONG, les propriétaires des hôtels, les responsables des centres de plongée se sont mobilisés et ont réussi à arrêter le projet. Suite à cette affaire, le président de la République, Hosni Moubarak, a demandé un rapport détaillé sur les îles de la mer Rouge pour être au faîte de la situation dans chacune d'elles et étudier les moyens de les exploiter.

« Des experts égyptiens dans plusieurs domaines, écologie, économie, législation, sciences de la mer, ont passé quelque 3 mois à préparer le rapport détaillé sur les îles réclamé par le président Moubarak », explique le Dr Mahmoud Hanafi, surveillant général des réserves de la mer Rouge, dépendant du Secteur de la Protection de la Nature (SPN), un organe de l'Agence Egyptienne des Affaires de l'Environnement (AEAE).

En effet, ce rapport a pour but d'aider les instances concernées à prendre les décisions adéquates en ce qui concerne l'exploitation touristique des îles de façon à ne pas nuire à leur nature et à conserver les richesses naturelles qui s'y trouvent pour garantir la durabilité des différents projets.

Les îles de la mer Rouge sont au nombre de 39, dont 22 ont déjà été déclarées réserves naturelles, et les autres le seront dans un futur proche.

« Le rapport a révélé qu'un développement intense et des constructions lourdes détruiront complètement la nature dans les îles », signale M. Hanafi.

Il faudrait donc suivre les méthodes qui garantissent un développement durable. « Donc, tout ce qu'on peut construire sur les îles, ce sont des établissements légers que l'on pourra détruire facilement s'ils représentent un danger », explique M. Hanafi.

En fait, les constructions sur les îles doivent tout d’abord servir aux touristes lors de leurs visites, comme les cafétérias. Parmi les îles qui ont un permis de construction pareil figurent les îles Geftoun, Al-Tawaal (au nord) et Tobia, à Safaga.

Le rapport a ainsi confirmé que la décision du gouvernement il y a presque trois mois relative à l'exploitation de Geftoun était une erreur monumentale.

Dalia Abdel-Salam
En bref
Conférence scientifique
Quelque 800 scientifiques brésiliens et étrangers ont évalué la semaine dernière à Brasilia l'impact de la déforestation de l'Amazonie sur le réchauffement de la planète et sur la biodiversité. Près de 600 rapports de recherche ont été préparés pour cette troisième conférence du Projet à grande échelle sur la biosphère et l'atmosphère de l'Amazonie, le plus important programme de recherches environnementales dans les zones tropicales. Les thèmes d'actualité qui étaient à l'ordre du jour sont : l'effet des modifications de l'utilisation du sol provoquées par l'avancée du soja et l'élevage du bétail, les conséquences des incendies sur l'atmosphère ou encore l'influence des différents écosystèmes de la région amazonienne sur les changements climatiques.

Onu
Les organisations de défense de l'environnement ont demandé la semaine dernière aux pays se réunissant pour renouveler l'accord de l'Onu sur les forêts tropicales de donner des droits de propriété aux communautés indigènes qui s'en occupent, car elles les exploitent mieux et les protègent davantage. Selon une étude du groupe américain Forest Trends, entre 1,2 milliard à 2,6 milliards de dollars ont été investis par an pour la gestion et la conservation des forêts dans les zones où des communautés indigènes ont été autorisées à être propriétaires de la terre sur laquelle elles vivent. Les défenseurs de l'environnement estiment que la surface de forêts tropicales contrôlées par les communautés indigènes a doublé en 15 ans à 370 millions d'hectares. C'est l'équivalent d'environ 20 % du total, et plus que la surface forestière officiellement protégée.


Projet de réhabilitation
Les Nations-Unies ont annoncé la semaine dernière le lancement d'un plan de 11 millions de dollars pour réhabiliter les marais du sud de l'Iraq, considérés comme le plus grand écosystème marécageux du Moyen-Orient et de l'ouest de l'Eurasie. Le projet vise à soutenir un développement et la réhabilitation des marais par des technologies respectueuses de l'environnement. Il consiste aussi à mettre en place un système d'eau potable et des installations sanitaires. En 2001, le Programme des Nations-Unies pour l'environnement a publié des images satellites montrant que 90 % des marais, foyer de quelques espèces animales rares et zone de frai, avaient disparu. Depuis la chute du régime iraqien, le 9 avril 2003, les marais sont en train de renaître après la réouverture des barrages et le retour progressif de l'eau dans ces marécages, redonnant ainsi l'espoir à leurs 85 000 habitants.

 
 

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