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Football. En queue de peloton du classement national, Ittihad d’Alexandrie compte renouer avec des bons résultats grâce à une nouvelle équipe technique et un nouveau conseil d’administration.
Un club plein d'espoirs
Lors de la saison 2003, Ittihad d’Alexandrie a terminé cinquième du classement du championnat national (D1), réalisant une grande performance. Cette saison, il a commencé le championnat avec 5 défaites consécutives et son niveau est apparu très instable. « Cette instabilité de niveau revient en grande partie à l’instabilité du conseil d’administration, qui change tous les six mois, mais aussi à l’équipe technique qui a changé trois fois depuis le début du championnat national », souligne Ahmad Sari, l’actuel entraîneur d’Ittihad. Cela s’ajoute au fait qu’Ittihad a perdu quelques stars en début de saison, à l’instar de Nader Al-Sayed, Samir Kammouna et Hassan Moustapha. En revanche, le club a acheté six nouveaux joueurs de niveau médiocre, à l’exception de Hossam Abdel-Moneim. « Les nouveaux joueurs sont vraiment performants, mais le problème est qu’ils n’arrivent pas à s’entendre. Il leur faut un certain temps pour être en harmonie », renchérit Sari. Ce dernier était entraîneur adjoint d’Ittihad depuis le début de la saison, mais avec le départ des trois équipes techniques, Sari a pris la charge de l’équipe avec Mamdouh Oucca comme directeur technique. Dès l’arrivée de ce dernier et plus précisément dès la première semaine, Ittihad a connu sa première victoire en battant Tersana sur le score de 2 à 1. Et depuis cette date, Ittihad n’a connu que deux défaites.

En fait, les joueurs d’Ittihad jouent parfois individuellement, sans aucune concentration. « Tout le monde a jeté la responsabilité de ce match sur nous. Mais Zamalek reste un adversaire difficile. Les joueurs ont toujours besoin de temps pour apprendre à appliquer les nouvelles tactiques de jeu de la nouvelle équipe technique », explique la vedette Walid Salaheddine, ancienne vedette d’Ahli qui a rejoint l’équipe la saison dernière. En fait, Walid Salah, capitaine d’Ittihad, a découvert que les joueurs, notamment les jeunes, avaient besoin d’un soutien moral pour se donner complètement au jeu. Une partie de ces joueurs ont beaucoup de problèmes financiers avec le club et cherchent depuis le début de la saison à trouver une autre équipe. « Dans un temps très limité, le nouveau conseil d’administration a versé à ces joueurs 50 % du total de leur contrat et les arriérés de quatre matchs. Ce n’est qu’un début », note cependant Mohamad Mosselhi, vice-président de l’actuel conseil d’administration.

Et en gage de sérieux et de réalisme, le conseil a affiché trois objectifs. Le premier à court terme est de terminer cette saison en milieu de classement. « Si on continue sur le rythme actuel, on peut améliorer notre classement et garantir le niveau de jeu de la saison prochaine », souligne Youssef Hamdi, milieu d’Ittihad.

Le conseil d’administration a deux autres buts à long terme. D’abord établir un plan comprenant l’effectif définitif de l’équipe pour la saison prochaine, concernant que ce soit l’achat des éléments manquant à l’équipe ou la préparation financière.

Ensuite, réformer d’autres équipes de catégories cadets et juniors et trouver un moyen de les aider à progresser pour avoir de bons éléments juniors capables de jouer avec les seniors en championnat national. Cela contribuera à diminuer le nombre d’achat des joueurs stars des autres clubs, dont les prix sont exorbitants. A ce moment-là, l’équipe sentira de l’instabilité.

Chourouq Chimy

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« Mon rêve est de qualifier ce club pour une Coupe arabe ou africaine »

Mamdouh Oucca, 42 ans, récemment nommé directeur technique d’Ittihad, dont il est une ancienne vedette, évoque ses ambitions.

Al-Ahram Hebdo : Dans quel état se trouvait l’équipe d’Ittihad à votre arrivée ?

 

Mamdouh Oucca : Avant de la prendre en charge, je savais quels étaient ses points forts et ses points faibles. Cela m’a beaucoup facilité la tâche. Ce qui explique pourquoi une semaine après ma désignation en tant que directeur technique d’Ittihad, l’équipe a réalisé sa première victoire depuis le début de la saison contre Tersana. Mais conserver ce niveau est très difficile car au moment où j’ai pris l’équipe en charge, les joueurs avaient beaucoup de problèmes financiers, et rien ne leur garantissait une quelconque stabilité. C’est pourquoi je travaille sur le moral des joueurs et peu à peu je leur apprends un style de jeu susceptible de les faire sortir de leur impasse actuelle, puisqu’ils sont derniers du classement national.

— Techniquement, quels sont les points faibles de l’équipe et comment comptez-vous y remédier ?

— Nous avons un problème de défense. Ittihad possède cinq défenseurs parmi les meilleurs d’Egypte. Malheureusement, ils n’arrivent pas à s’entendre. C’est pourquoi je compte doubler le temps des entraînements. En revanche, il y a de bonnes performances en milieu de terrain grâce à des éléments tels Walid Salah, Adel Emam et Youssef Hamdi.

— Quel est votre objectif avec Ittihad d’ici la fin de la saison ?

— Le plus important est de sauver Ittihad de la relégation en D2. Je suis à la recherche d’une potion magique. La saison actuelle est d’un excellent niveau, presque toutes les équipes évoluent grâce à un mélange composé de jeunes rapides et de joueurs d’expérience, capables de faire la différence dans les moments décisifs.

— Vous étiez aux Etats-Unis avant de revenir en Egypte. Que faisiez-vous là-bas ?

— Je suis un ancien joueur d’Ittihad. En 1985, je suis parti aux Etats-Unis où j’ai joué durant deux années pour des équipes de deuxième division. Ensuite, je me suis lancé dans des études pour obtenir un diplôme d’entraîneur de football aux Etats-Unis et en Allemagne. En même temps, je me suis lancé dans les affaires. Maintenant que je suis à l’aise financièrement, je peux me donner complètement à Ittihad. Mon rêve est de qualifier ce club pour une Coupe arabe ou africaine. Un autre rêve me hante depuis 1976, remporter un titre de champion national.

Propos recueillis par
CH. CH.

 

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