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Boxe
. Après avoir annoncé sa retraite le mois dernier, le médaillé
de bronze aux Jeux Olympiques d’Athènes 2004 Mohamad Al-Baz
(91 kg) a entamé une nouvelle carrière d’entraîneur.
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Une légende
à entretenir |
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En 2004, j’ai réalisé mes deux grands rêves : obtenir une médaille
olympique et me dédier à un centre de formation de boxe », déclare
Mohamad Al-Baz, médaillé de bronze aux JO d’Athènes 2004, heureux
et comblé. Après l’obtention de cette médaille olympique, le
club de Moqaouloun a décidé, pour honorer son champion, de fonder
un centre de formation de jeunes boxeurs portant son nom. Une
initiative qui a encouragé le boxeur à prendre la décision de
mettre un terme à sa carrière de boxeur pour se consacrer à
celle d’entraîneur au sein du Centre de formation de boxe, inauguré
la semaine dernière.
La grande affluence
de jeunes venus s’inscrire au centre dès la première semaine
qui a suivi son inauguration témoigne de l’énorme popularité
du boxeur : cent jeunes hommes étaient au nombre des inscrits
jeudi dernier, dès la deuxième séance d’entraînement.
L’objectif de ce
centre est de perpétuer le talent des boxeurs de la génération
de Mohamad Al-Baz. Raison pour laquelle ce dernier a préféré
choisir des jeunes n’ayant jamais pratiqué la boxe. « Ces jeunes
athlètes ont une grande admiration pour moi et je compte utiliser
cette admiration pour stimuler leur désir de devenir des boxeurs
de très haut niveau, que ce soit sur le plan sportif ou humain.
Je consacre la moitié du temps des séances d’entraînement à
des discussions avec eux sur l’importance de la discipline dans
la vie d’un sportif », explique le champion.
Au centre de la
salle, le ring déborde d’effervescence. Les jeunes boxeurs ne
perdent pas des yeux leur idole et entraîneur Al-Baz. L’un d’entre
eux a même du mal à se contenir : « J’ai la chance de m’entraîner
avec un médaillé olympique, quel bonheur ! ».
Et pourtant, Al-Baz
ne cache pas son inquiétude d’entraîner « des petits gars ».
Il sait que sa mission ne sera pas de tout repos mais, « malgré
la difficulté liée au fait de travailler avec de jeunes adolescents,
je me sens satisfait. Pendant l’entraînement, j’ai été contraint
de me montrer assez sévère pour les habituer à la discipline
et je dois souvent répéter la même chose plusieurs fois mais
c’est le seul moyen pour qu’ils comprennent bien ce que j’attends
d’eux ... », précise-t-il.
Fait amusant, pendant
les temps de pause, les jeunes boxeurs harcèlent leur entraîneur
de questions sur les JO d’Athènes 2004, lui demandant de leur
raconter dans le plus de détails possibles comment il a remporté
cette médaille de bronze. Lui-même affirme qu’il ne pourra jamais
oublier ce dimanche 22 août, jour de la victoire la plus éclatante
de sa carrière : il a battu l’Australien Forsyth Adam sur un
score de 27 à 12, en quarts de finale des JO d’Athènes. Il a
alors dû se contenter de cette médaille de bronze après la décision
du comité médical des Jeux de l’écarter de la compétition suite
à une fracture du bras. Car c’est avec un bras blessé que Mohamad
Al-Baz avait disputé ces quarts de finale. Tous les petits détails
de cette compétition majeure demeureront à jamais présents dans
sa mémoire. |
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Les hommages se succèdent
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Il faut dire
que cette médaille a été l’aboutissement d’un long travail.
Il y a quatre ans, Mohamad Al-Baz rêvait profondément de décrocher
une médaille olympique, traçant un plan à long terme pour
améliorer son niveau et parvenir à Athènes dans les meilleures
conditions possibles. Une mission qui n’a pas été facile malgré
son sérieux à l’entraînement. Il a effectué plusieurs stages
de préparation à l’étranger et au Centre olympique de Maadi.
« Ce qui était le plus dur était de me séparer de mon fils
et de ma femme pour les stages de préparation. La médaille
mérite pourtant plus que ça », selon le boxeur. Depuis son
retour des JO, les hommages se succèdent. « Je me sens très
heureux de l’accueil des Egyptiens, mais ce que je n’aime
pas c’est lorsqu’une société m’utilise pour faire sa publicité
», ajoute-t-il.
Le centre de
formation, financé par l’entreprise Al-Moqaouloun Al-Arab,
offre une opportunité aux jeunes boxeurs de s’entraîner dans
des conditions meilleures que celles dont avait bénéficié
Al-Baz. En juin 1985, lorsque ce dernier monte pour la première
fois sur un ring, c’est au Centre de jeunesse d’Al-Bassatine,
à Maadi, un centre pauvre en équipements. D’ailleurs, il a
failli mettre un terme à sa carrière à maintes reprises en
raison de ce manque de moyens financiers. Après avoir remporté
quelques médailles internationales et africaines, Al-Baz a
quitté le ring pendant trois ans, de 1998 à 2001, et est ensuite
revenu en équipe nationale dans sa meilleure forme : « Après
m’être marié en 1998, j’avais d’autres préoccupations que
la boxe, j’ai donc décidé d’arrêter le jeu sur le plan international,
tandis que je continuais à disputer des matchs pour le club
Moqaouloun aux Championnats des entreprises. Mais en 2001,
mon entraîneur m’a convaincu de revenir aux championnats nationaux
».
Ce n’est donc
pas la première fois qu’Al-Baz décide d’arrêter de boxer,
mais cette fois les raisons sont totalement différentes. «
J’ai choisi le bon moment pour annoncer ma retraite. Je ne
pourrai pas réaliser meilleur exploit, j’ai 31 ans et l’âge
officiel de la retraite est de 34 ans. Je ne pourrai en aucun
cas disputer les prochains JO de 2008, il était donc temps
d’abandonner le ring pour me consacrer à l’entraînement »,
ajoute Al-Baz.
La création du
Centre de formation de la boxe de Mohamad Al-Baz est la preuve
que l’intérêt pour la boxe se développe de plus en plus. L’exploit
de l’Egypte à Athènes a provoqué un intérêt certain pour la
discipline, beaucoup de parents encourageant leurs enfants
à pratiquer ce sport. Ce phénomène laisse présager d’autres
excellents résultats pour la boxe égyptienne.
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Doaa Badr |
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Qui
succédera à Mohamad Al-Baz ? |
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La retraite de Mohamad Al-Baz, médaillé de
bronze aux Jeux Olympiques d’Athènes 2004, a laissé un grand
vide dans la boxe. Champion d’Egypte de la catégorie poids lourds
(91 kg), Al-Baz n’a pas son égal. Ces quatre dernières années,
il a dominé tous les Championnats d’Egypte. « La retraite d’Al-Baz
a affecté la sélection nationale, car il n’avait pas de remplaçant
», déclare Mohamad Réda, médaillé d’argent à Athènes en catégorie
91 kg. C’est pourquoi l’encadrement technique de la sélection
nationale a intégré le jeune boxeur Ahmad Samir, de la sélection
juniors, dans l’équipe nationale. Le talentueux Ahmad Samir
est cependant inapte à combler le départ d’Al-Baz, à cause de
son manque d’expérience. C’est pourquoi l’encadrement technique
effectuera des changements dans l’équipe nationale. A l’avenir,
Ahmad Ismaïl, le médaillé de bronze de la catégorie 81 kg, quittera
sa catégorie pour rejoindre celle des 91 kg. Reste à espérer
que le nouveau centre de formation, auquel Mohamad Al-Baz apportera
ses connaissances, marquera le début d’une ère nouvelle qui
facilitera la tâche des plus déterminés.
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