Dès
le début de son action, le gouvernement Ahmad Nazif a fait
preuve d’une précision et d’un courage notables. Notamment
en ce qui concerne la formulation de ses politiques nouvelles,
l’amélioration de la situation économique et sociale et la
stimulation du climat d’investissement.
C’est
précisément dans ce contexte que les directives suivantes
viennent en tête des objectifs déclarés lors de la première
déclaration du gouvernement devant l’Assemblée du peuple :
1.
Augmenter le taux de croissance à travers une hausse de l’investissement
national et étranger, l’exportation des marchandises et des
services, d’où la création de nouveaux emplois pour les jeunes.
2.
La protection des classes défavorisées à travers une gestion
plus compétente des subventions qui permettent au citoyen
les plus démunis d’obtenir les produits et les services nécessaires.
3.
L’amélioration de la qualité et de la quantité des services
concernant l’enseignement, la santé, les transports, etc.
à travers une coopération réelle entre la société et le gouvernement.
4.
La consécration du principe de l’Etat de droit qui repose
sur le respect des droits et des libertés publics, garantissant
l’indépendance de la loi et la participation des citoyens
à la vie politique.
Il
paraît clair à travers ce bilan que le gouvernement doit être
conscient de la nécessité d’établir un équilibre entre l’obligation
d’accélérer le passage vers l’économie de marché et la protection
des classes démunies, sous l’impact des opérations de réforme.
Pour répondre aux exigences d’une croissance de longue durée
et aux revendications pressantes de court terme, le gouvernement
entend suivre une « méthode pratique » de sorte à présenter
des solutions rapides et compatibles en même temps avec les
exigences de la croissance.
Concernant
l’amélioration des taux de croissance et de la création d’emplois,
le gouvernement doit entreprendre des démarches précises pour
attirer de nouveaux projets d’investissements auxquels participent
les capitaux nationaux et étrangers. Et ce, dans les secteurs
prometteurs où nous bénéficions de certains avantages compétitifs.
Le
gouvernement devra établir l’infrastructure nécessaire à ces
investissements, alors que le secteur privé se chargerait
du rôle essentiel dans de nouveaux projets, et de l’élargissement
des projets existants en vue d’aboutir à la création de nouveaux
emplois. En effet, le gouvernement concentre ses efforts sur
les secteurs privilégiés, aptes à exploiter les énergies naturelles
et humaines. Arrivent en tête le tourisme, la technologie
de l’information et l’agriculture : des secteurs bénéficiant
d’une forte valeur ajoutée et d’une concentration notable
des offres d’emploi.
Il
est temps que le gouvernement présente des objectifs précis
réalisables en une durée déterminée. Il est vrai que la détermination
des secteurs prioritaires est indispensable pour créer une
vraie renaissance économique. Mais il est aussi indispensable
de préciser les moyennes que le gouvernement entend réaliser
dans les années à venir.
Nous
sommes en tout cas dans l’attente des promesses faites par
ce communiqué qui a promis des projets, des études économiques
et financières pour attirer des capitaux égyptiens, arabes
et étrangers.
Le
gouvernement entend modifier la répartition qualitative et
quantitative des cultures, pour se concentrer sur les denrées
essentielles comme le blé, les lentilles, les fèves, etc.
Il s’agit de réduire le coût et les moyennes d’importation,
ainsi que la présentation de ces produits à des prix raisonnables,
sans nuire pour autant aux récoltes d’exportation. L’impulsion
que le gouvernement a créée à travers ses politiques doit
être exploitée sans délai et par tous les moyens. Nous ressentons
les prémices d’une renaissance économique manifeste à travers
l’esprit de la société des affaires dans ses interactions
avec ces politiques. C’est précisément cet esprit qui ouvre
la voie à la victoire dans la course à la croissance en Egypte
: un message à l’attention de la société internationale des
affaires.