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La question
du port d'armes est sous les feux des projecteurs. En
effet, un des éléments les plus graves de l'horrible massacre
dont a été victime Zikra est la quantité étonnante d'armes
utilisées. « Comment donc un seul homme peut-il
posséder de telles armes, et de quel droit ? »,
s'interroge l'hebdomadaire Rose Al-Youssef. Le
général Abdel-Réhim Qénawi, premier adjoint au ministre
de l'Intérieur, assure que « chaque année, nous
annulons 10 % des permis de port d'armes ».
Soit à l’issue d’un accident qui a engendré la mort,
soit après mauvaise utilisation. « 167 000
permis de port d'armes ont été octroyés en Egypte, et
c'est un nombre très faible au regard de l'ensemble de
la population », ajoute-t-il. Certains marchands
d'armes avouent que « certains hommes d'affaires
sont devenus des fous d'armes ».
L'assassinat
de la chanteuse tunisienne Zikra a provoqué « inquiétude
et troubles sur le marché des armes », écrit
Mahmoud Moustapha dans Rose Al-Youssef. D'ailleurs,
les propriétaires de magasins d'armes au centre-ville
se murent dans le silence et ne donnent aucune information.
Mais, sous couvert d'anonymat, l'un d'eux explique qu'il
« existe plusieurs sortes d'armes, certaines sont
autorisées à entrer en Egypte et d'autres ne le sont pas.
Mais même celles qui ne le sont pas rentrent quand même
dans le pays à travers le trafic ».
Abdel-Fattah
Abdel-Moneim explique dans l'hebdomadaire Al-Arabi,
que « toutes les pièces qui rentrent illégalement
dans le pays sont souvent difficiles à trouver, car elles
sont pour la plupart placées dans des endroits secrets ».
« Malgré les efforts fournis pour disperser cet
arsenal, l'affaire Zikra a poussé tout le monde à exiger
une intervention rapide des services de sécurité pour
retirer toutes les armes, ainsi que l'annulation de toutes
les lois qui autorisent les députés à porter des armes
sans permis. Il faudrait aussi fermer toutes les portes
au trafic, notamment aux frontières israéliennes »,
relève le journaliste dans Al-Arabi.
Dans un tout
autre registre, les cours particuliers empoisonnent aussi
la société égyptienne, auxquels l'enseignement universitaire
n'échappe plus. Ragab Al-Morchedi explique que « pour
certaines universités, la solution a été de donner des
cours particuliers sous le contrôle de la faculté, sous
le nom de groupes de soutien ». Ahmad
Taher, vice-président de l'Université du Caire, assure
qu'il « encourage ces groupes », car
au moins il sait ce que les étudiants y apprennent, alors
que quand les cours sont donnés à l'extérieur, ce n'est
pas le cas, explique-t-il à Rose Al Youssef. Mais
ils ne sont pas tous du même avis. Le pédagogue Sami Al-Sahm
attaque cette nouvelle forme de cours particuliers :
« Ces groupes de soutien ne sont qu'une preuve
de plus du laxisme du système d'enseignement ».
L'écrivain Mourad Wahba décrit ces groupes de soutien
comme étant « des cours particuliers légalisés ».
« L'étudiant devient ainsi le porte-parole
du point de vue du professeur sans pouvoir le discuter,
et se contente de dire toujours oui ».
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