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La vie mondaine
International . Lors de sa dernière visite à Londres, le président américain a rencontré un accueil glacial auprès de l'opinion publique britannique. L'un de nos lecteurs tente d’analyser les méfaits de l'alliance entre les dirigeants britannique et américain.
La mésalliance

J'ai été ravi d'apprendre que le grand dictateur Georges Bush a rencontré, lors de sa visite à Londres, un accueil de détachement et de rupture à l'égard de la politique américaine.

Un ressentiment si fort qu'une femme de 61 ans a grimpé sur une échelle pour accrocher — dessus/dessous — le drapeau américain sur le Palais de Buckingham. Un journaliste du Daily Mirror s'est fait engager avec adresse parmi les maîtres d'hôtel du banquet royal, juste pour montrer qu'un bombardier suicidaire peut facilement faire de même. Et au rond-point de Trafalgar, l'eau qui coulait dans les fontaines était devenue d'un rouge sanguin.

Pour ce qui est des déclarations du Grand homme, à la fois dans une entrevue à la BBC et en prélude à une audience particulière au Banquet Hall, ses paroles m'ont rappelé la conduite d'un garçon de 13 ans, malhonnête et maladroit, qui s'efforce d'expliquer à ses parents les raisons de son comportement instable et irrégulier, de son échec aux examens de fin d'année.

En félicitant Tony Blair à chaque souffle, le Grand homme a dévoilé les véritables raisons de sa visite en Grande-Bretagne : soutenir Tony Blair son partenaire pour l'impliquer dans la plus nuisible « alliance » depuis Hitler et Mussolini. Ce qui, à mon humble avis, ne retiendra pas pour longtemps encore le premier ministre. L'opinion publique britannique ne pardonnera jamais à cet homme sa déloyauté et son entrée dans une guerre infâme et sans aucune nécessité.

C'est là le côté drôle de l'histoire. Le Grand homme affirme qu'il a voulu se débarrasser de Saddam, cet homme terrible qui n'a pas manqué pendant 10 ans d'ignorer — l'une après l'autre — toutes les résolutions officielles sur le désarmement. Les investigations qui ont suivi depuis lors ont montré qu'il n'avait rien à désarmer. L'objectif est de permettre à un homme nu de se dérober ! Ne le pensez-vous pas aussi ? Il a oublié de mentionner que depuis le début, Israël ne s'est pas gêné pour rejeter près de 159 résolutions sur sa conduite en Palestine.

Mamdouh El Dakhakhni,
Alexandrie.



Misr Al-Oumma, un défi pharaonique !

Il semble enfin que l'Egypte se réveille. A regarder de près les idées avancées par la formation, toujours pas reconnue, Misr Al-Oumma, une lueur d'espoir s'affiche à l'horizon portant un avenir prometteur en Egypte. Il est vrai que c'est de notre droit de rêver. Et en Egypte, beaucoup de rêves peuvent se réaliser Cependant et comme tout le monde le constate, le projet de Misr Al-Oumma a déjà suscité des controverses, pour ne pas dire des polémiques. Mais je comprends cette anxiété, du fait que les thèmes abordés par ce nouveau parti sont en Egypte des « sanctuaires inviolables ». A savoir la religion, les traditions, le panarabisme et l'éternel problème palestinien. Combien de fois l'un de ces sujets a fait l'objet d'une surenchère, à des manipulations extrêmes pour consolider des intérêts occultes, sinon renforcer une hégémonie arbitraire ?  Aujourd'hui même, les pays arabes vivent dans une euphorie du panarabisme et ce en dépit des faiblesses et des erreurs affichées de ses dirigeants, face aux vrais problèmes des peuples de ces pays. C'est sûrement dans cette remarque que Misr Al-Oumma a saisi l'opportunité d'agir, le 11 septembre et l'occupation de l'Iraq aidant. Par contre, notre nouveau parti a une « longue marche » à faire. Son projet exige beaucoup de temps et surtout beaucoup de patience, voire une prudence. Que les membres et futurs membres de Misr Al-Oumma soient prêts à faire même des sacrifices ! Cette prudence est réelle. Car des thèmes comme la laïcité, restent encore un tabou en Egypte. N'oublions pas que des intellectuels ont payé même de leur vie, pour avoir osé parler ouvertement de laïcité, à l'exemple de l'intellectuel libéral Farag Foda assassiné le 8 avril 1992. Il y a aussi Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature, qui a échappé à une tentative d'assassinat le 14 octobre 1994 pour avoir parlé ouvertement des traditions et de la religion dans son magnifique roman Les Fils de la Médina.  D'autres accusés d'apostasie (Nasr Abou-Zeid et sa femme), se sont exilés pour échapper à une mort certaine. Mais il y a des courageux qui sont restés et qui luttent sous les menaces (Ali Salem) ou « visitent » de temps en temps les prisons (Saadeddine Ibrahim) pour des accusations non élucidées. Donc, le travail de Misr Al-Oumma n'est pas du tout facile. Et si vraiment ce parti prône des réformes en Egypte, qu'il commence par dénoncer cette omerta de l'intelligentsia égyptienne qui agit dans l'ombre et qui participe, d'une manière directe ou indirecte, à bâillonner l'esprit des citoyens égyptiens, dans un but de toujours les avilir. C'est à partir d'une telle action que débouchera vraiment un nouveau souffle pour l'Egypte. Dans ce sens, je voudrais rendre un grand hommage à Sonallah Ibrahim, l'homme qui a osé dire non à un « prix » qui a voulu l'embrigader, tel est le cas pour beaucoup d'écrivains. C'est par des actes de ce genre que le réveil égyptien se pointera à l'horizon. Mais il nous reste, tout de même, à souhaiter bonne chance à Misr Al-Oumma.

Assoumani Ibrahim,
Marseille, France.



Merveilleux pays

Encore une preuve, s'il en fallait, qu'Internet est le plus merveilleux outil de communication jamais inventé par l'homme. C'est en effet du fin fond d'une campagne française pluvieuse et froide, aux alentours de Paris, que je vous envoie ce message. Je viens de découvrir avec plaisir votre hebdomadaire et, moi qui ne lis plus aucun journal français depuis bien longtemps en raison de leur manque d'objectivité, je compte bien me plonger dans vos articles à chacune de leur parution. Le traitement des sujets est réalisé de façon simple et imagée. Il permet de s'imprégner des messages tout en comprenant mieux votre pays que j'aime tant. Aïe, voilà que déjà après quelques lignes je vous dévoile la raison de cet intérêt. Mais ne croyez surtout pas que cela soit si simple ! Que vous soyez déjà dans la confidence ! Bien évidemment, aimer un pays n'est en principe pas très compliqué. Nous autres Européens, nous aimons aisément mais raisonnablement l'Espagne, la Grèce, l'Italie, la Pologne, la Belgique, la Turquie, le Maroc, l'Algérie, etc. Tous ces endroits proches où l'on passe quelques jours de congés et dont on se remémore les couleurs, les odeurs, les images. Même nous, les Français, qui bénéficions d'un patrimoine extraordinaire que soixante quinze millions de touristes viennent visiter chaque année, nous aimons découvrir d'autres horizons alors que personnellement je dois vous avouer n'avoir jamais visité la tour Eiffel, qui est à peine à une heure de mon domicile. Mais voilà, l'Egypte n'est pas aussi simple que ce que j'ai déjà connu. Bien évidemment, les sites que nous y visitons sont certainement les plus extraordinaires du monde et cela contribue largement à la renommée d'un pays tout entier. Mais de cela je m'y attendais après avoir lu quelques ouvrages sur le sujet. Ajoutons que j'ai été très agréablement surpris par la propreté et la mise en valeur des monuments. Une surprise non pas due à un quelconque a priori, mais bien plus à la lassitude de trouver des endroits souillés ou mal entretenus, y compris en France. Souhaitons juste que les infrastructures soient rapidement mieux adaptées à l'accueil de visiteurs de plus en plus nombreux, faisant en sorte que les entrées des sites et les transports soient plus aisés.

Mais l'Egypte, ce sont d'abord les Egyptiens et c'est là la véritable richesse de ce pays. Le principal souvenir que je ramène était bien léger dans ma valise, mais tellement présent, que les monuments s'estompent pour laisser la place à des rencontres inoubliables. C'est bien la première fois que cela m'arrive. Alors je souhaite vous dire simplement merci pour tous ces moments passés avec vous, mais surtout à très bientôt.

Pierre Bonnery,
France.

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Des diplômes inadaptés

L'enseignement est un problème dont les familles égyptiennes souffrent en permanence. Ce problème a plusieurs faces dont le plus important, à mon avis, est le problème des jeunes diplômés dont la formation n'est pas adaptée au marché de l'emploi. Il faut avouer que les diplômes des universités et des instituts égyptiens ne permettent pas aux jeunes de faire leur entrée sur le marché du travail. Il y a un grand fossé entre les programmes que les jeunes apprenne dans les universités et ce qu'on leur demande de faire au travail. C'est bizarre d'étudier des matières inutiles !!!

Alors, j’ai quelques suggestions afin de tenter de résoudre ce problème. D'abord, il faudrait ajouter des matières pratiques. Et cela, même si on n'a pas les moyens de créer de nouveaux établissements où les étudiants peuvent pratiquer ce qu'ils étudient dans les matières théoriques. Il faut permettre aux étudiants de passer plus de temps dans des usines ou des laboratoires. Il faut aussi ajouter des matières spécialisées. Par exemple, celle qui existe à la faculté de médecine où le médecin va dans les hôpitaux et travaille sous la supervision d'autres médecins professionnels avant de pouvoir exercer le métier. D'autre part, il faut à tout prix revoir le système de l'enseignement technique après le bac. Il faut surtout créer des centres spécialisés pour les diplômés qui présentent le genre de formation nécessaire aux besoins du marché du travail. Pour conclure, je lance un appel aux responsables afin de prendre en compte ce problème et étudier ces propositions.

Mohamed Ossman,
Le Caire.

Un de nos lecteurs estime que les diplômes universitaires ne sont pas adaptés au marché de l'emploi. Qu'en pensez-vous ? Vos opinions seront les bienvenues.

 

 

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