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La planète foot en 32 couleurs
supplément spécial sur le mondial 2002

 

Groupe D

Corée du Sud 50

Pologne 45

Etats-Unis 25

Portugal 80


Bien qu'il ne soit pas en tête du groupe, à cause de la présence du pays organisateur, la Corée, le Portugal en est le grand favori. Cette talentueuse génération, championne du monde juniors 1991, mérite sa place dans l'élite mondiale. La Coupe d'Europe 2000 a prouvé cette valeur avec une place en demi-finales (défaite contre la France). Surnommé le Brésil d'Europe, la sélection portugaise possède une poignée de talents tels que l'excellent milieu du Real Madrid, Luis Figo, meilleur joueur du monde 2001, ou encore Nuno Gomez (Fiorentina, Ita) et Pauleta (Bordeaux, Fra), des joueurs dignes de succéder à la glorieuse génération emmenée par Eusébio jusqu'en demi-finales de la Coupe du monde 1966. L'objectif de cette équipe est de faire au moins aussi bien.

La deuxième place qualificative est, elle, très ouverte.

A domicile, les Coréens possèdent un atout très important. Ils essayeront donc de passer un tour, et pourquoi pas deux. Pour cela, le directeur technique néerlandais, Guus Hiddink, peut compter sur le jeu rapide et collectif de son équipe menée par Ki-Hyeon Seol, attaquant d'Anderlecht. Mais le manque d'expérience internationale de haut niveau devrait limiter cette équipe.

La Pologne, qui retrouve la compétition après 16 ans d'absence, sera un adversaire de taille pour les Asiatiques. Premier pays européen à s'être qualifié, les hommes de Jerzy Engel s'appuient sur une défense solide et expérimentée, et surtout sur un fer de lance en attaque, le Nigérian naturalisé, Emmanuel Olisadebe (Panathinaikos, Grè). C'est la pièce maîtresse sur laquelle mise Engel pour jouer le contre.

Quant aux Etats-Unis, ils auront du mal à créer la surprise. Pas étonnant pour une nation qui considère le foot comme 6e ou même 7e sport ! Depuis le Mondial 94, où ils avaient atteint les 8es de finale à domicile, ils n'ont pas vraiment confirmé, même s'ils se qualifient régulièrement pour la phase finale. A défaut de coup, l'équipe de Bruce Arena devrait laver l'affront de 1998, où elle avait terminé dernier. Pour cela, Arena ne pourra compter que sur l'expérience et l'efficacité de Claudio Reyna (Glasgow Rangers, Eco).

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