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Ballack,
le petit Kaizer
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Les triples champions du monde ont
plutôt la réputation de produire de rugueux défenseurs,
des milieux de terrain infatigables et des buteurs efficaces, mais
les artistes se font plutôt rares. Or, Ballack en est un.
Malgré son poste de milieu défensif, il est hyper-technique.
Cependant, le milieu de terrain âgé de 25 ans a longtemps
été considéré comme un joueur irrégulier,
pas toujours prêt à mouiller le maillot quand il évoluait
pour la Mannschaft.
Finalement, ces trois buts lors du barrage aller retour décisif
contre l'Ukraine (5-2) en novembre dernier ont tout changé,
et le sélectionneur Rudi Völler ne cache plus son intention
de faire de lui la pièce maîtresse de l'équipe
d'Allemagne. Ballack est incroyable pour un milieu récupérateur :
dix-sept buts en Bundesliga, six en Ligue des champions avec
le Bayer Leverkusen. Pas de doute, il a effectué la
plus belle saison de sa carrière. Le finaliste malheureux
de la Ligue des champions, de la Coupe d'Allemagne et du Championnat
allemand est né à Görlitz, dans l'ancienne RDA.
Il a joué à Karl Marx-Stadt et au FC Chemnitz,
avant de rejoindre en 1997 le FC Kaizerslautern, puis
le Bayer Leverkusen en 1999. Aujourd'hui, Johan Cruyff, Franz
Beckenbauer et même le roi Pelé le flattent. En Allemagne,
on le surnomme « le petit Kaizer », établissant
une comparaison directe avec le mythique Beckenbauer. Un tel talent
n'a pas manqué d'attirer l'attention du Bayern Munich
qui l'a d'ores et déjà fait signer pour la saison
prochaine en prévision du remplacement d'un Stefan Effenberg
vieillissant. Il devient le transfert le plus cher que le Bayern
ait jamais réalisé. Le joueur touchera 15 millions
d'euros à la signature et 4,5 millions par an.
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Diouf,
un talent explosif
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En inscrivant la moitié des
buts du Sénégal lors des éliminatoires, El-Hadji
Ousseynou Diouf a largement contribué à la qualification
de son équipe. A 21 ans, le buteur de Lens a déjà
effacé tous les records nationaux, même ceux de son
modèle, Jules Bocandé.
Buteur né, dribbleur intelligent, capable de se sortir de
toutes les situations, Diouf est une perle rare. Volontaire et courageux,
le Sénégalais aux cheveux courts et décolorés
a les défauts de ses qualités. Parlant beaucoup sur
le terrain, il est souvent pris en faute par les arbitres.
Hors du terrain, El-Hadji Diouf est capable du pire. Alors joueur
de Rennes, il est impliqué dans un accident de la
circulation (il conduisait sans permis) et abuse des sorties nocturnes
avec quelques coéquipiers.
Jeune joueur au gabarit moyen (1,76 m), il quitte Saint-Louis du
Sénégal, où réside encore sa mère,
pour l'équipe des moins de 17 ans de Lens. L'essai
est infructueux et il rejoint Sochaux, où il passe
une saison, joue 15 matchs mais ne marque pas. Transféré
à Rennes, il demeure inconstant. Son comportement
pousse les dirigeants à le prêter en 2000 à
Lens, où son heure va bientôt sonner.
Avec ses lunettes de soleil et ses vêtements à la mode,
il est la star de l'équipe. El-Hadji Diouf, toujours attiré
par les paillettes et la jet-set, s'astreint à des règles
d'entraînement plus strictes depuis que sa chance lui a été
donnée tant avec Lens qu'avec le Sénégal.
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Cissé,
un bleu de charme
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Le buteur d'Auxerre (D1 française),
qui ne compte pourtant qu'une sélection chez les A, a réalisé
un exploit de taille en intégrant les Bleus trois
semaines avant le Mondial. Co-meilleur buteur du Championnat de
France avec 22 buts, sa redoutable efficacité a fait pencher
la balance en sa faveur, au détriment de Nicolas Anelka.
Ce qui n'est pas une mince réussite quand on connaît
l'affection de Roger
Lemerre, le sélectionneur national, pour l'attaquant de Liverpool.
La dernière petite perle de Guy Roux, l'entraîneur
d'Auxerre, compte de nombreux atouts pour accéder
au statut de vedette à part entière : ses qualités
techniques, sa vélocité, ses accélérations
et sa puissante frappe de balle, son sens du but, sans parler du
« look Cissé » très étudié,
avec cheveux peroxydés et barbe finement taillée.
Bref, un joueur complet à qui ne manque peut-être que
d'améliorer son jeu de tête et d'expérimenter
les grands rendez-vous. « Je ne réalise pas
encore », continue le meilleur buteur des juniors
en Coupe du monde en Argentine 2001. « C'est grand
ce qui m'arrive. Je n'aurais jamais pensé être là
aujourd'hui, vu le potentiel de l'équipe de France. Je n'imaginais
même pas qu'ils songeaient à moi ».
« C'est le petit nouveau. Il va observer et regarder
pour s'intégrer », note le sélectionneur.
Avec Sylvain Wiltord, Thierry Henry et David Trezeguet, la concurrence
sera en effet considérable en Asie. Mais le genou fatigué
d'Henry et la longue saison de Wiltord et Trezeguet donnera peut-être
la chance au grand public de voir évoluer l'un des meilleurs
joueurs d'Europe de la saison 2001-2002. Avec Dugarry, Djorkaeff
et Guivarch en 1998, qui aurait imaginé que Trezeguet et
Henry, 20 ans chacun, allaient terminer meilleurs buteurs des Bleus ?
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Olisadebe,
l'idole venue de loin
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Né à Warri, au Nigeria,
dans une famille modeste de cinq enfants, Emmanuel Olisadebe grandit
en jouant dans les rues et en rêvant aux vedettes de l'équipe
nigériane, Rachidi Yekini, George Finidi ou Daniel Amokachi,
qui allaient devenir les héros de la Coupe du monde 1994.
Son toucher de balle attire les recruteurs des clubs nigérians
et il intègre l'équipe professionnelle de Jasper
United
d'Onitcha. C'est dans ce club du sud du pays que les superviseurs
de clubs étrangers le repèrent. A 18 ans, il signe
avec le Polonia Varsovie et fait le voyage vers le
froid, où l'attend l'entraîneur et actuel sélectionneur
polonais Jerzy Engel. Le jeune Africain a du mal à s'acclimater
à la D1 polonaise. Après deux « saisons
blanches », son talent éclate. Au point que
les dirigeants songent à le faire naturaliser. L'intervention
du président polonais Alexander Kwasniewski est nécessaire
pour accélérer la procédure, qui impose de
séjourner dans le pays pendant cinq années au moins.
Naturalisé polonais en juillet 2000, il impressionne lors
du premier match des éliminatoires du Mondial 2002. Emmanuel
Olisadebe, premier joueur de couleur à porter le maillot
polonais, fait taire les critiques en marquant deux fois contre
l'Ukraine.
Sa notoriété dépasse les frontières
polonaises et, en janvier 2000, il émigre, avec sa fiancée
Beata Smolinska, vers la Grèce. Acheté par Polonia
pour une somme de 164 000 euros, « Oli »
ou « Emsi » est prêté pour
18 mois son transfert est estimé à une
somme dix fois supérieure au Panathinaïkos
d'Athènes, avec lequel il est vice-champion 2001. Pendant
les éliminatoires du Mondial, il marque 8 buts et devient
une idole dans son pays d'adoption. Avant d'en devenir une au plan
international ?
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Al-Temyat,
l'ambassadeur des faibles
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Il ne découvrira pas la Coupe
du monde, il a fait partie des joueurs saoudiens sélectionnés
en France en 1998, même s'il n'a pas joué, mais Nawaf
Al-Temyat aura certainement cette fois l'occasion de se signaler
aux observateurs du football international. Joueur asiatique de
l'année en 2000, Al-Temyat fait partie de la nouvelle génération
de
l'équipe entraînée par Nasser Al-Johar. Après
avoir été distingué, le milieu de terrain saoudien,
au sens collectif très développé, a dédié
sa distinction à ses parents, mais surtout à ses coéquipiers
d'Al-Hilal, avec lequel il a encore remporté la Coupe
d'Asie des vainqueurs de coupes 2002. Les qualités humaines
de Nawaf Al-Temyat font de lui un exemple en Arabie saoudite. Une
anecdote est vraisemblablement à l'origine de la réputation
de « l'ambassadeur des faibles ». Après
un but victorieux en Coupe d'Arabie saoudite, voulant partager sa
joie avec les supporters d'Al-Hilal, il court vers la tribune
mais aperçoit dans un fauteuil roulant un jeune homme incapable
de se lever. Il s'agenouille devant lui et l'embrasse.
Souvent comparé à Saïd Al-Owaïrane (l'auteur
d'un des plus beaux buts de la Coupe du monde, contre la Belgique
en 1994), Nawaf Al-Temyat a une technique supérieure. Ses
qualités de maîtrise du ballon, sa créativité
et la puissance de ses tirs sont très redoutées. Après
l'an 2000, faste pour le Saoudien avec un titre de champion d'Asie
des clubs, une Supercoupe d'Asie et une finale en Coupe d'Asie des
nations, Al-Temyat est éloigné des terrains l'année
suivante en raison d'une grave blessure au genou. Revenu à
son meilleur niveau, il sera l'un des atouts essentiels de l'Arabie
saoudite face à l'Allemagne, le Cameroun et l'Eire.
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Ljungberg,
le « Gunner »
suédois
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Fredrik Ljungberg n'a pas mis longtemps
à conquérir les supporters d'Arsenal. Le 20
septembre 1998, neuf jours seulement après avoir signé
pour le club londonien, il entre en jeu à 10 minutes de la
fin du match contre Manchester United. Cinq minutes plus
tard, il lobe Peter Schmeichel et marque le but du 3-0. Le
public d'Highbury exulte. Arsène Wenger a vu juste
en recrutant le milieu de terrain offensif d'Halmstad pour
3 millions de livres. L'entraîneur français avait été
impressionné par son match contre l'Angleterre (2-1), en
qualifications pour l'Euro 2000, en septembre 1998 à Stockholm.
Malgré ces débuts de rêve, Ljungberg, qui a
été un des principaux artisans du titre de champion
de Suède de Halmstad en 1997, mettra du temps à
s'imposer dans une équipe à l'effectif très
riche et sa première saison est discrète. Par la suite,
quelques blessures ralentiront sa progression. Petit à petit,
celui que certains n'hésitent pas à surnommer « le
nouveau Brolin » (du nom du brillant milieu de terrain
suédois de l'équipe qui se classa troisième
du Mondial 1994) prend ses marques dans le groupe de Wenger avec
lequel il fut un des artisans principaux du doublé (championnat-coupe),
remporté en 2002. « Freddie »,
25 ans, qui adore jouer en soutien derrière deux attaquants
de pointe, s'illustre sur le flanc du milieu de terrain d'Arsenal.
Très actif, il est un véritable poison pour l'adversaire
qu'il perturbe par ses contre-attaques tranchantes. Ljungberg est
considéré comme l'un des joueurs les plus rapides
balle au pied en Europe. Cette année, il s'est aussi illustré
en fin finisseur ; comme lors du Championnat anglais où
il marqua 9 buts déterminants pour le sacre d'Arsenal
ou comme lors de la dernière finale de la Coupe, remportée
par Arsenal devant Chelsea (2-0), avec un magnifique
but enroulé du pied droit.
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Nakata,
la perle nipponne
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Hidetoshi Nakata est le footballeur
le plus expérimenté et talentueux que le Japon ait
connu, et celui sur qui repose la majeure partie des espoirs de
ce jeune pays de football pour « sa »
Coupe du monde. Appelé « Hide »,
celui qui s'est présenté au Mondial 1998 avec une
chevelure rousse est doté d'une excellente vision du jeu.
Ses passes souvent millimétrées et ses dribbles l'ont
rapidement élevé au rang de star. Arrivé à
France 1998 avec une solide réputation de vedette de l'équipe
nipponne, Hidetoshi Nakata fait aussitôt l'expérience
du football européen dans le Championnat d'Italie, d'abord
à Pérouse en 1998-99, avant de signer en fin de saison
suivante pour l'AS Rome. En une saison, son palmarès
s'enrichit d'une Coupe d'Asie des nations 2000, puis d'un scudetto
acquis par la Roma. Malgré de bonnes performances,
Nakata, qui draine les foules nipponnes vers le Calcio, quitte
la capitale pour Parme à l'aube de la saison 2001-2002.
Jeune, il avait intégré la J-League dans le
club de Bellmare Hiratsuka où ses exploits en font
une véritable vedette d'un public où les jeunes
sont légion. Meilleur joueur d'Asie deux années consécutives
(1997, 1998), son nom est inscrit sur les tablettes des recruteurs
européens. Et le club italien de Pérouse a
réussi le tour de force de le faire signer avant le Mondial
1998. En septembre 2000, Nakata, en passe de signer à la
Roma, est « chahuté » par
les médias et les dirigeants nippons pour avoir raté
un tir au but aux JO de Sydney. Au printemps 2001, Nakata privilégie
son club, en quête du titre de champion, à la sélection
nationale qui dispute la Coupe des confédérations
chez elle. En pleine compétition, il retourne à Rome,
où il est souvent sur le banc, pour y disputer un match crucial.
La réputation de Nakata, au caractère rebelle, ne
s'en trouve pas amoindrie, même si des mouvements nationalistes
le critiquent, lui reprochant de ne pas chanter l'hymne national.
Il est le héros d'un jeu vidéo battant des records
de vente au Japon. Avant d'être un héros du Mondial ?
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Baraja,
l'âme de Valence
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International seulement à onze
reprises, il fait désormais partie de l'équipe type
espagnole pour le Mondial. Pourtant, sa saison avait mal commencé.
Il connut, avec son club Valence, une grave blessure au genou
gauche en août dernier, quelques jours avant le début
du Championnat.
Il revient 4 mois plus tard dans le groupe, et là, les choses
ont enfin bien tourné. Le retour de Baraja a en effet coïncidé
avec le vrai décollage de Valence. Milieu défensif,
il est aussi l'organisateur de l'équipe. Sa polyvalence,
sa capacité à s'adapter à tous les styles de
jeu, apte aux scénarios les plus combatifs comme au jeu court
ou long, Baraja a aussi une qualité rare pour un milieu défensif : il
marque des buts. Pour preuve, il est le meilleur buteur de Valence
dans cette Liga, que son club remporta au détriment
du Real de Madrid, de La Corogne et de Barcelone.
Ruben Baraja, 26 ans, au club depuis 2000 après des passages
à l'Atletico Madrid (1996-2000) et Valladolid,
est devenu le patron des champions d'Espagne et est appelé
par le public l'âme de Valence, faisant même
oublier le dieu Mendieta, ex-superstar de la ville et son complice
au milieu de terrain de la sélection.
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Recoba,
un gaucher génial
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Alvaro Recoba, 26 ans, devrait être
une pièce maîtresse de l'Uruguay, tant il a été
essentiel dans le schéma tactique du sélectionneur
Victor Pua, qui l'a appelé à presque tous les matchs
éliminatoires.
Joueur de l'Inter de Milan, où il arrive en 1997 pour
partager l'affiche avec Ronaldo, Recoba concrétise 15 buts
en 19 matchs, sans être toujours titulaire.
En janvier 1999, le « Chinois » (en raison
de ses traits asiatiques) est prêté à Venise.
Il revient à Milan au début de la saison suivante
et, dès le mois de novembre, il en devient le fer de lance,
Ronaldo venant de se blesser gravement. Son contrat est prolongé
de cinq ans et demi et il perçoit un salaire annuel de 8
millions d'euros, un record à l'époque. Il fait apparaître
de temps en temps des coups de magie grâce à un excellent
pied gauche, qui le distingue dans les coup francs, sans pourtant
rendre ce qui lui est payé.
Alvaro Recoba débute en D1 uruguayenne à l'âge
de 17 ans, au Danubio, puis au Nacional de Montevideo,
avec lequel il gagne le Championnat 1996. En janvier 1995, il est
appelé en sélection. Il n'a pas 19 ans. C'est à
cette époque que les clubs italiens s'intéressent
à cet attaquant de poche de 1,73 m pour 68 kg. L'Inter
le souffle à la Juventus.
Bon technicien, vif, efficace sur les coups francs, Recoba dirige
le jeu d'attaque des Nerazzuri en l'absence de Ronaldo. Mais
il se retrouve au centre d'une affaire de faux passeports en novembre
2000. En juin 2001, la Fédération italienne le condamne
à un an de suspension. Sanction revue à la baisse
par le Comité Olympique Italien (CONI).
Il est autorisé à rejouer en octobre 2001 après
avoir prêté son image à des programmes contre
le racisme et la violence dans les stades.
La Coupe du monde 2002 pourrait bien trancher le débat sur
lui entre surdoué ou enfant gâté.
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Izmailov,
l'adolescent de Moscou
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Si, il y a 13 mois, on avait prédit
à Marat Izmailov, milieu de terrain des Espoirs du Lokomotiv
de Moscou, qu'il allait devenir une star de l'équipe
nationale, le teen-ager aurait pensé à une mauvaise
blague. Il ne rêvait alors que de devenir titulaire de l'équipe
première du Loko, et éventuellement de
participer à la Ligue des champions. Mais, aujourd'hui, beaucoup
en Russie croient que la saison 2001 a été celle d'Izmailov
et parient que la suivante le sera aussi. Izmailov a débuté
dans le Championnat national en avril 2001 et a joué 29 matchs
sur 30 pour le Lokomotiv, cumulant 6 buts et 6 passes décisives.
Un sondage réalisé parmi les joueurs de première
division le situait comme le 2e meilleur joueur du pays, après
le gardien, Nigmatouline, aujourd'hui à Vérone.
Aussi, lorsque l'entraîneur de l'équipe nationale,
Oleg Romantsev, l'a convoqué pour un match amical, contre
la Grèce, cela n'a été une surprise pour personne.
Depuis août dernier; le jeune milieu a joué 6 autres
rencontres, dont le dernier match des éliminatoires du Mondial
2002, contre la Suisse, et le match nul contre les Bleus,
au stade de France, en avril. A 19 ans, Izmailov donne des preuves
de maturité. En grande partie grâce aux passes et à
la vitesse de son jeune meneur du jeu. Le Milan AC, qui l'avait
repéré lors de la Ligue des champions, a proposé
10 millions d'euros au Loko pour s'attacher ses services,
mais l'offre a été repoussée par son club.
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