|
Une
star en devenir
|
|
Les huit buts
inscrits en huit matchs par El Hadji Ousseynou
Diouf ont permis au Sénégal
d'arracher sa première qualification pour la
Coupe du monde, et ont fait du joueur de
Lens la nouvelle star du football
africain.
Son excellente performance internationale,
concrétisée par 12 buts en 19 matchs,
s'est également retrouvée en club
avec Lens, deuxième du Championnat
français, où il a marqué 10
buts en 26 rencontres. Un bilan qui lui a valu le
titre de joueur africain de l'année
après une lutte acharnée avec le
Ghanéen Samuel Kuffour. Le jeune attaquant,
qui est passé de Rennes à
Lens au début de la saison 2000/2001,
est un joueur rapide, puissant et qui
possède un excellent contrôle de
balle. Les supporters sénégalais
l'adorent et l'ont surnommé le
« Serial Killer » (le
tueur en série), mais uniquement en raison
de son efficacité devant les buts
adverses.
Cela dit, nombre d'observateurs s'accordent
à dire que Diouf doit quelque peu travailler
pour améliorer son rendement collectif. Au
lieu de passer la balle à un
coéquipier démarqué, il
préfère bien souvent tenter sa chance
tout seul.
Plus mûr depuis son arrivée en France,
il donne aujourd'hui le meilleur de lui-même
tant à l'entraînement qu'en match. Les
problèmes de discipline qu'il avait connus
au début de sa carrière à
Rennes sont désormais résolus
et Diouf, à 21 ans, semble avoir
changé en bien avec le succès. A ses
débuts en championnat français,
à l'âge de 17 ans, avec
Sochaux, Rennes a
déboursé 5,35 millions d'euros (4,69
millions de dollars) pour s'attacher ses services,
mais un accident de voiture, en mars 2000, fut
l'incident de trop après bon nombre de
rappels à l'ordre : Diouf fut alors
prêté à Lens. Un
transfert devenu définitif en juin 2000.
C'est à cette époque qu'il fut
également appelé en équipe du
Sénégal avec laquelle il s'est
qualifié pour la première Coupe du
monde de l'histoire du pays, en battant des
équipes telles que l'Algérie, le
Maroc et l'Egypte. Diouf a également
participé au très bon parcours des
siens à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN)
2002 au Mali, où le Sénégal a
atteint la finale du tournoi continental pour la
première fois. Si la qualification du
Sénégal est considérée
comme un grand exploit, pour Diouf le vrai exploit
sera la qualification du Sénégal pour
le second tour du Mondial. « Pour
beaucoup, nous sommes l'équipe la plus
faible du groupe, mais c'est faux »,
annonce-t-il. Il ne ménagera sans doute pas
ses efforts pour en fournir la preuve.
|
|
|
Nom :
El Hadji Diosuf
|
|
Date de
naissance :
15/01/1981
|
|
Taille :
1,82 m
|
|
Poids :
74 kg
|
|
Poste :
Attaquant
|
|
Club :
Lens (Fra)
|
|
Clubs
successifs : Sochaux,
Rennes, Lens
|
|
Palmarès :
Finaliste de la CAN 2002
Deuxième du Championnat
français avec Lens en
2002
|
|
Particularités :
Meilleur joueur africain 2001.
|
|
|
|
|
Coupe
du monde de
football
. Pour sa première participation au Mondial,
le Sénégal jouera en match
d'ouverture contre la France. Un début qui
risque d'être difficile et où les
Lions devront faire leur
preuve.
|
Les
Sénégalais à la recherche
de l'exploit
|
|
Si le 31 mai, date
du coup d'envoi de la Coupe du monde, sera un jour
spécial dans le monde du football,il sera
historique pour le Sénégal, qui
jouera contre la France, championne du monde et
d'Europe, lors du match d'ouverture. Une lourde
mission pour les Lions
sénégalais qui participent pour la
première fois de leur histoire au
Mondial.
Ce n'était pas le fait de la chance de les
retrouver dans l'élite de cette discipline,
si on considère qu'ils figuraient dans le
groupe le plus ardu des qualification avec
l'Egypte, le Maroc, l'Algérie et la Namibie.
On s'attendait alors à un duel haut en
couleur entre le Maroc et l'Egypte, mais
voilà que le Sénégal les
double tous et décroche son ticket. Cette
qualification aura été un signe
indicatif de l'émergence d'une nouvelle
puissance dans le continent noir. Quelques mois
plus tard, ce pays de l'ouest africain confirme sa
puissance en Coupe d'Afrique des Nations (CAN)
2002. Les Sénégalais y
défilent jusqu'en finale en s'imposant face
au géant nigérian en demi-finale 2-1
avant de s'incliner de justesse face au Cameroun en
finale à l'issue des tirs au but.
Cet exploit a été couronné par
la Confédération Africaine de
Football (CAF), qui a attribué au
Sénégal ses plus grands prix :
les Lions ont été
désignés meilleure formation du
continent, le jeune attaquant de la
sélection El Hadj Diouf a été
sacré meilleur joueur, et le directeur
technique, Bruno Metsu, désigné
meilleur entraîneur du continent. Ce qui a
incité les observateurs à qualifier
l'année 2001 année du
Sénégal, pays qui ne comptait
jusque-là qu'une place en demi-finale de la
CAN 1990.
Le sélectionneur français Bruno Metsu
a bâti sa formation sur la charpente
construite en 2000 par le vieil entraîneur
allemand Peter Schnittger.
Depuis, l'équipe s'est soudée et
organisée avec un effectif
pléthorique dont la quasi-totalité
évolue en Europe, excepté les deux
gardiens remplaçants Oumar Diallo
(Khourigba/Mar) et Kalidou Cissokho
(Jeanne d'Arc/Sén).
Mis à part Pape Thiaw, qui évolue
à Lausanne (Suisse), les autres
talents sont tous basés en France. Une
grande partie vient de Lens, qui compte
à lui seul quatre joueurs, ce qui lui vaut
le surnom de « Sénégal
bis ». L'emblématique El Hadj
Diouf, Ferdinand Coly, Pape Sarr et Pape Bouba Diop
ont mené cette équipe jusqu'au bout
du championnat avant de perdre le titre contre
Lyon en dernière journée. Le
n°10 Khalilou Fadiga s'est quant à lui
distingué avec Auxerre en milieu de
terrain alors que le rapide attaquant Henri Camara,
et le milieu Salif Diao font des ravages avec
Sedan. D'ailleurs, ce dernier est convoité
par le grand club de Liverpool pour
débarquer en Angleterre la saison
prochaine.
Malgré cela, le Sénégal a eu
des difficultés à trouver des
adversaires pour sa préparation à la
Coupe du monde. « Personne ne veut
jouer contre le Sénégal, parce qu'on
est une petite nation de football. Pour l'instant,
on n'intéresse personne. Les grandes
équipes ne veulent pas jouer contre
nous », a déclaré
Metsu. Il semble donc que les grandes nations
n'aient pas été impressionnées
par les performances des Lions. Ceci s'est
reflété avec leur préparation,
qui n'a compris jusqu'à présent que
deux matchs de préparation contre l'Arabie
saoudite 2-3, et la Bolivie 2-1 outre une autre
rencontre prévue contre l'Equateur le jeudi
23 mai juste avant d'entamer le Mondial.
C'est une préparation qui ne convient pas
aux ambitions du public sénégalais.
Metsu est néanmoins confiant et estime faire
bonne figure lors de cette compétition,
malgré les évaluations diverses qui
classent le Sénégal comme
l'équipe la plus faible du groupe comprenant
la France, l'Uruguay et le Danemark. Mais qui sait,
les Lions sénégalais
surprendront peut-être les champions du monde
comme l'avaient fait leurs homologues camerounais
en 1990 en dominant 1-0 l'Argentine, tenante du
titre, en match d'ouverture.
|
|