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Le
All Star team
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| La FIFA
a choisi les 16 meilleurs joueurs qui forment l'équipe type de ce
Mondial. |
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Gardiens de buts
Oliver Kahn (Allemagne)
Sans son gardien et capitaine, la Mannschaft ne serait
certainement pas parvenue en finale. « Kahn est pour l'Allemagne
ce que Zidane est pour la France ou Rivaldo et Ronaldo pour le Brésil »,
explique Rudi Völler, le sélectionneur allemand pour souligner
l'importance de son gardien. Très vif et doté d'excellents réflexes
le gardien du Bayern Munich a été décisif pour son équipe
à plusieurs reprises. « Si l'Allemagne est arrivée en finale
c'est sans aucun doute grâce à Oliver Kahn », a déclaré
le Kaiser, Franz Beckenbauer. Agé de 33 ans, Kahn est sans
conteste le plus performant des gardiens au monde.
Recber Rustu (Turquie)
Il est le meilleur gardien de tous les temps de Turquie. A son
poste depuis environ 10 ans, c'est en réalité cette année que, âgé
de 29 ans, il a fait preuve de maturité et surpassé ses habituelles
performances. Le gardien de Fenerbache a eu un rôle proéminent
dans le parcours de son équipe et sa place sur le podium. Sa grande
taille (1,86 m) couplée à une remarquable détente lui a permis un
jeu aérien quasiment imparable. Et c'est d'ailleurs avec beaucoup
de mal que Brésiliens et Coréens ont réussis à marquer les 4 seuls
buts (2 chacun) qu'il a encaissés durant ce Mondial.
Défenseurs
Roberto Carlos (Brésil)
C'est sans doute le meilleur latéral gauche au monde. Il évolue
dans un registre à part en raison de ses capacités à créer le danger
en attaque dans son couloir. Roberto Carlos a même été choisi dans
la sélection de tous les temps épaulant, Maradona, Pelé et Cruyff.
Pour le sélectionneur brésilien, Luiz Félipe Scolari, c'est une
pièce maîtresse en attaque du fait de ses rapides pénétrations et
sa technique qui rend les défenses adverses inefficaces. Son pied
gauche envoie des tirs dévastateurs. La sélection chinoise en a
fait les frais lors d'un match de premier tour (4-0). « Je
traverse l'un des meilleurs moments de ma carrière. On a remporté
la Copa America, ensuite je suis devenu champion d'Europe
avec le Réal Madrid et voilà que je suis champion du monde ».
A 29 ans, Roberto Carlos a réalisé tous ses rêves.
Hong Myung Bo (Corée)
A 33 ans, Hong est une légende du football coréen. Le défenseur
de Poàhang Steelers (Cor) qui dispute son troisième mondial
a réussi à mener son équipe à une gloire inattendue lors de cette
coupe en atteignant la demi-finales. Réputé pour son calme et sa
bonne distribution du jeu, le capitaine de la sélection est un joueur
incontournable en défense vu sa large expérience accumulée en 134
matchs internationaux. Mais son prestige a été quelque peu gâché
lors du match de classement pour la 3e place contre la Turquie en
raison d'une erreur commise en début de match, qui a permis a Hakan
Sukur de marquer le plus rapide but de l'histoire du Mondial, 11
secondes après le début de la rencontre.
Ozalan Alpay (Turquie)
Alpay est la pierre angulaire de la sélection turque. Le défenseur
de l'Aston Villa (Ang) a tiré tous les enseignements du jeu
anglais, en faisant preuve de férocité sur terre et de solidité
en l'air ! Mais ce jeu puissant lui a coûté cher lors de son
premier match contre le Brésil où il a reçu un carton rouge pour
une faute commise sur Gremio. Toujours bien placé et très attentif,
Alpay (29 ans) a mérité sa place parmi les meilleurs défenseurs
du monde.
Sol Campbell (Angleterre)
Le puissant défenseur anglais (91 kg pour 1,88 m) a formé avec
son coéquipier Rio Ferdiand (Leeds United, Ang) une vraie
muraille. Sa prestation a été remarquable contre l'emblématique
attaquant argentin, Gabriel Batistuta, et son remplaçant, Hernan
Crespo, qui n'ont pas pu trouver le moindre espace dans la zone
pour marquer ne serait-ce que le but d'égalisation lors du match
de premier tour (1-0). Son physique le rend également redoutable
en attaque. C'est par un puissant coup de tête qu'il a réussi à
marquer un but contre la Suède. Le défenseur d'Arsenal espérait
continuer sur sa glorieuse lancée (champion et Coupe d'Angleterre)
mais son rêve est parti en poussière.
Fernando Hierro (Espagne)
Le capitaine de la sélection espagnole fait partie de l'élite
des défenseurs. Son grand talent lui permet aussi d'être le meilleur
buteur de l'histoire d'Espagne avec 29 buts marqués dont deux lors
de ce Mondial contre le Paraguay et la Slovénie lors du premier
tour. Le défenseur du Real Madrid possède une excellente
vision du jeu qui lui donne un rôle de meneur par ses longues passes
plaçant les attaquants Raul et Morientes à proximité immédiate des
cages adverses. A 34 ans, Hierro a décidé de mettre un terme à sa
carrière internationale.
Milieux de terrain
Rivaldo (Brésil)
Malgré une saison peu convaincante avec Barcelone (blessures
et échecs), Rivaldo a fait taire les critiques par ses prestations
en Coupe du monde. Le Brésilien a sorti le grand jeu. Ses cinq buts
en font le deuxième meilleur réalisateur du tournoi derrière Ronaldo
(6 buts) à égalité avec l'Allemand Klose. « Je vise le titre
de meilleur joueur et de champion ». Rivaldo (30 ans) n'a
pas raté sa Coupe du monde qui pourrait bien être sa dernière.
Ronaldinho (Brésil)
Ronaldinho n'a pas failli aux attentes qui pesaient sur lui
lors de cette Coupe du monde. « C'est le joueur le plus
impressionnant de ce Mondial », affirme le légendaire Pelé
qui confirme le talent du jeune Ronaldinho (22 ans). Il a tout d'un
attaquant brésilien avec ses dribbles, ses passes et un jeu esthétique.
Durant le Mondial, il a su se mettre au service de ses coéquipiers,
avec par exemple sa passe décisive à Rivaldo contre l'Angleterre.
C'est aussi un maître des coups francs, comme a pu s'en rendre compte
le gardien anglais David Seaman (2-1). C'est donc un sans-faute
à peine terni par une sévère exclusion contre l'Angleterre, qu'a
accompli l'attaquant du Paris Saint-Germain (Fra).
Claudio Reyna (Etats-Unis)
« Je n'ai jamais rencontré un attaquant aussi doué que
lui. C'est le maestro de la sélection américaine », affirme
Bora Milutinovic, sélectionneur des Etats-Unis. Le milieu de Sunderland
(Ang) est un meneur modèle. Ses passes millimétrées sont une véritable
aubaine pour ses coéquipiers. Bien qu'il n'ait marqué aucun but,
sa performance n'en a pas moins été remarquable. Il a d'ailleurs
été désigné homme du match contre l'Allemagne en quarts de finale
(0-1). Pour son troisième Mondial d'affilée, Reyna (29 ans) méritait
bien encore une place parmi les meilleurs milieux du monde.
Michael Ballack (Allemagne)
Après la blessure de Mehmet Scholl (Bayern Munich), Michael
Ballack (26 ans) a été une vedette attendue de cette Coupe du monde.
Le joueur du Bayer Leverkusen a été au rendez-vous en menant
son équipe jusqu'en finale. Le rôle du meneur de la Mannschaft
a été décisif avec ses trois buts en 6 matchs dont deux décisifs
contre les Etats-Unis 1-0 en quarts de finale et contre la Corée
1-0 en demi-finales. Seule ombre au tableau : 2 cartons jaunes qui
lui ont fait rater la finale contre le Brésil.
Yoo Sang-Chul (Corée du Sud)
Yoo Sang-Chul compte parmi les révélations de la sélection coréenne.
Le Néerlandais Guus Hiddink ne pouvait pas se passer de lui dans
les onze de départ étant donné son expérience internationale (102
sélections). Le milieu de Kashiwa Reysol (Japon) est doté
d'une importante flexibilité sur le terrain qui lui permet d'évoluer
à presque tous les postes que ce soit en attaque, milieu ou défense.
Le « blond » a couronné ses efforts par un but
contre la Pologne. Et il s'en souviendra longtemps puisqu'à 31 ans,
il est fort probable que ce soit son dernier Mondial.
Attaquants
Ronaldo (Brésil)
Pour le numéro 9 de la Seleçao, c'est l'histoire d'une
renaissance. Ronaldo a oublié les blessures qui l'ont écarté pendant
plus de deux ans des terrains lors de cette Coupe du monde et repris
le goût de marquer des buts. Le fabuleux attaquant de l'Inter
Milan a mené son équipe jusqu'au titre en marquant huit buts
en sept matchs qui lui ont permis d'être le meilleur buteur de ce
Mondial. Il a d'ailleurs été l'auteur du but de qualification contre
la Turquie 1-0 qui a mené le Brésil en finale. Certes sa vitesse
n'est plus aussi phénoménale mais la technique est toujours là.
Ronaldo (25 ans) a encore tout le temps pour retrouver sa grande
forme.
Miroslav Klose (Allemagne)
Klose est sur le chemin de ses prédécesseurs, le légendaire
Jürgen Klinsmann et l'actuel sélectionneur de l'Allemagne, Rudi
Völler. L'attaquant de la Kaiserslautern (All) domine
par son jeu aérien : ses cinq buts marqués dans ce Mondial
l'ont tous été par des coups de tête (trois contre l'Arabie saoudite
et un contre l'Irlande et contre le Cameroun). Le jeune attaquant
(24 ans) est l'espoir des Allemands dans les années à venir.
El Hadji Diouf (Sénégal)
C'est la révélation mondiale. Le jeune attaquant (21 ans) sénégalais
a ébloui les observateurs par ses prestations. Seule pointe d'attaque
de son équipe, Diouf a causé tous les malheurs du monde aux défenses
adverses. Bien qu'il n'ait pas réussi à inscrire son nom sur les
feuilles de matchs, ses dribbles et passes décisives ont permis
à son équipe de remporter nombre de rencontres. La France n'oubliera
pas de sitôt sa passe à Pape Bouba Diop, qui a permis de marquer
le but de la victoire 1-0 contre les champions du monde en match
d'ouverture.
Hasan Sas (Turquie)
Successeur légitime de la légende turque Hakan Sukur, Hasan
Sas a attiré toute l'attention des observateurs. Dès le premier
match contre le Brésil, l'attaquant du Galatasaray (Tur)
s'est fait remarquer par son but contre les coéquipiers de Ronaldo.
C'est un joueur puissant et talentueux dont les efforts ont été
décisifs sur le terrain.
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Mondial
2002 . Riche
en surprises et en diverses révélations, quelque peu ternie par
des incidents d'arbitrage, cette édition asiatique de la Coupe du
monde aura néanmoins connu une issue des plus classiques. Bilan.
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La mondialisation
du football
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L'innovation aura été au rendez-vous
pour le premier Mondial du millénaire. Avec tout d'abord la Corée
et le Japon qui ont eu l'honneur d'être les prem ières
nations asiatiques à accueillir un tel événement. Elles auront par
ailleurs été les pionnières dans la co-organisation de cette compétition.
Et cela avec succès, mis à part les petites difficultés de vente de
billets par Internet, rencontrées en début de compétition. Mais, ces
nouveautés n'ont en réalité fait qu'annoncer les grandes surprises
qui ont suivi. Car, et c'est une première dans l'histoire de la Coupe
du monde, tous les continents participants ont été présents en quarts
de finale. En atteignant ce niveau, véritable record pour l'Afrique,
le Sénégal a ainsi renouvelé l'exploit du Cameroun réalisé en 1990.
Les Etats-Unis ont eux assuré la présence de l'Amérique du Nord, tandis
que le Brésil portait les espoirs de l'Amérique latine et la Corée
du Sud ceux de l'Asie. Pour les Européens, qui comptaient sur l'Allemagne,
l'Espagne et l'Angleterre, leur représentation a été moindre par rapport
au Mondial de 1998 où le Vieux continent comptait six équipes aux
côtés du Brésil et de l'Argentine. |
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Le massacre des grands
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Nul doute que l'élimination des grandissimes
favoris du Mondial lui a fait perdre un peu de son éclat. La sortie
de l'Argentine de Gabriel Batistuta (Rome, Ita), de la France
de Zinedine Zidane (Real Madrid, Esp), et du Portugal de Luis
Figo (Real Madrid, Esp) dès le premier tour a été une énorme
perte pour cette Coupe du monde. S'ensuivit l'éliminati on
de l'Italie de Francesco Totti (Rome, Ita) en 8es de finale
et de l'Espagne de Raul Gonzales (Real Madrid, Esp) en quarts
de finale, des éliminations qui ont failli rendre la compétition carrément
amère. Mais les co-hôtes, le Japon (8es de finale) et notamment la
Corée du Sud (demi-finales) ont su par leurs performances étonnantes
raviver l'enthousiasme. « En réalité, les vedettes attendues
de ce Mondial se sont révélées épuisées par une longue saison européenne
et n'ont en plus pas eu le temps de se préparer convenablement, occupées
qu'elles étaient avec leurs clubs respectifs. C'est ici une différence
avec le Mondial de 1998, qui avait démarré 10 jours plus tard que
celui-ci », explique Aimé Jacquet, ex-sélectionneur français
et vainqueur de la Coupe du monde 1998. Ce dernier ne manque d'ailleurs
pas de souligner que le rapport du médecin de la sélection française
a fait état de l'épuisement physique des joueurs avant le début du
Mondial. Mais il fallait modifier le calendrier pour prendre en compte
la saison de pluies qui s'annonçait en Asie et qui aurait menacé le
bon déroulement de l'événement. C'est aussi en partie pour cela que
le président de la Fédération internationale (FIFA), Joseph Blatter,
avait demandé que moins de matchs soient joués durant la saison afin
de ne pas abuser des joueurs. |
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L'arbitrage mis en cause
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| Outre la débâcle des grands, ce Mondial
aura aussi été marqué par les défaillances dans l'arbitrage. C'est
en effet l'aspect qui a suscité le plus de critiques. Les graves erreurs
d'arbitrage auront dans ce Mondial été fatales, ayant conduit à l'élimination
de certaines équipes comme l'Italie et l'Espagne. Pour beaucoup, la
question concernait la compétence des arbitres évoluant en dehors
des grands championnats européens. Peu habitués à exercer à un tel
niveau, ils n'auraient pas résisté à la pression qui s'exerçait sur
eux. Mais le Français Michel Platini a mis l'accent sur la nécessité
de valoriser les arbitres assistants. « Ils ont plus de pouvoir
depuis 1998 ; pourtant, on ne s'intéresse pas à eux ni à leurs
formations comme on le fait pour les arbitres ». En effet,
la majorité des erreurs ont été commises par les assistants en raison
de l'annulation d'un nombre non négligeable de buts. Plusieurs propositions
ont d'ores et déjà été formulées pour remédier à ce problème, comme
l'usage de la vidéo ou encore celle de faire appel à deux arbitres
derrière chacun des buts pour aider l'arbitre principal selon la proposition
de Platini, approuvée par le légendaire Pélé, suite aux troubles du
match Espagne-Corée du Sud qui était mené par l'Egyptien Gamal
Al-Ghandour. De son côté, le président de la FIFA propose que les
arbitres soient lors d'une rencontre tous de même nationalité pour
éviter les problèmes de communication. Il est pour lui également impératif
que la sélection des arbitres pour le Mondial se fasse sur des critères
qualitatifs et non géographiques. |
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La défense, meilleur moyen de gagner
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| Le Mondial 2002 aura aussi été la confirmation
de l'efficacité de cette stratégie inaugurée lors de la Coupe de 1998
par la France. Les hommes d'Aimé Jacquet s'appuyaient sur un système
défensif organisé autour de six défenseurs, quatre en ligne arrière
et deux piliers défensifs en milieu de terrain. Une stratégie somme
toute conservatrice mais qui, comme on le sait, a porté ses fruits.
En 2002, ce modèle s'est de nouveau avéré efficace puisque les deux
finalistes, le Brésil et l'Allemagne, alignaient trois défenseurs
dans l'axe, deux latéraux et deux milieux défensifs. Un style qui
apporte une bonne sécurité défensive et qui permet par ailleurs d'attaquer,
voire de marquer. Le football a certes gagné en athlétisme lors de
ce Mondial, mais c'est la technique individuelle qui est davantage
à souligner, comme le confirme l'équipe brésilienne, actuelle championne
du monde. « Le football demeurera toujours un jeu de
talents et de techniques. Si le jeu physique était si important, alors
pourquoi la Corée, qui possède un super jeu physique, n'a pas remporté
la Coupe ? Bien sûr la puissance et la rapidité sont importantes,
mais seulement avec le talent. La technique primera toujours sur l'aspect
physique », explique Carlos Alberto Parreira, ex-sélectionneur
du Brésil vainqueur de la Coupe du monde en 1994. |
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Les surprises du Mondial
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La Corée est sans conteste l'équipe surprise
de ce mondial en ayant décroché une place de 4e. La compétition n'aura
pour autant pas été une douce balade. Elle a dû surmonter des obstacles
posés par sa rencontre contre l'équipe du Portugal (premier tour,
1-0), d'Italie (8es de finale, 2-1) et d'Espagne (quarts de finale,
0-0, 5-3 tab), avant de s'incliner face aux Allemands en demi-finales
(0-1). Le Japon n'avait jamais accédé aux 8es de finale, avant que
la Turquie de Hakan Sukur et Hasan Sas ne mette un terme à son épopée.
Pour la toute première fois, le continent asiatique a été représenté
en demi-finales, un pas de géant pour lui. Ce qui a poussé le président
de fédération asiatique, le Qatari Talaat bin Hamam, à demander cinq
places permanentes pour l'Asie lors de la prochaine Coupe du monde.
Une requête qui paraît un peu exagérée si l'on se penche sur le bilan
du continent comprenant aussi les résultats de l'Arabie saoudite et
de la Chine, qui n'ont récolté aucun point ni marqué de buts à l'issue
de leurs matchs.
La Turquie, le Sénégal et les Etats-Unis se sont, eux, imposés comme
de nouvelles forces en présence. Cette coupe a en effet connu un bouleversement
de hiérarchie, avec, à la surprise générale, l'apparition de nouvelles
nations sur la scène internationale. En plus de la Corée, la Turquie,
dans sa seconde participation en Coupe du monde (1ère en 1954), est
parvenue à briller en décrochant la médaille de bronze de ce Mondial,
alors que des équipes telles l'Argentine et la France ont dû se résigner
à suivre le Mondial devant leur petit écran. Les « héros du
Bosphore » ont eu une solide performance durant tout le Mondial
et ce n'est que le Brésil, champion du monde, qui a causé leur malheur.
Au premier tour, ils se sont inclinés difficilement 2-1 face aux danseurs
du Samba par un penalty douteux. Plus tard, le Brésil a recommencé
le coup en éliminant la Turquie des demi-finales 1-0. Mais ces derniers
n'étaient pas une proie facile vu qu'ils ont terrassé les Brésiliens
pour plus de 40 minutes de la seconde période où ils ont été très
proches de marquer le but d'égalisation. En tout cas, c'est là une
preuve des grands sauts du football turc qui se développe très rapidement
qui a ainsi réalisé la deuxième meilleure performance européenne dans
ce Mondial après l'Allemagne, finaliste.
Les Etats-Unis ont également surpris les observateurs, puisqu'ils
sont parvenus à disputer un match de quarts de finale avant de difficilement
s'incliner 0-1 face à l'Allemagne, qui doit sa victoire aux prestations
exceptionnelles de son gardien, Oliver Kahn. Cela est évidemment sans
compter le Sénégal qui a battu la France en match d'ouverture (1-0)
et qui s'est qualifié en quarts de finale aux dépens de la Suède (2-1).
« La majorité de leurs joueurs évoluent dans les plus grands
championnats européens où ils ont accumulé une importante expérience,
en plus de se confronter aux grandes stars », explique Platini.
Mais pour finir, ce Mondial s'est finalement plié aux normes et nous
avons assisté à une finale des plus classiques opposant deux grandes
équipes reconnues de longue date pour leur puissance. Le Brésil et
l'Allemagne sont tout de même respectivement cinq et trois fois champions
du monde. Il faudra donc attendre une autre édition pour qu'une petite
équipe détrône véritablement une grande et dépasse ainsi son rôle
de trouble-fête. |
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Karim Farouk
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