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A tout seigneur
tout honneur, la France, championne du monde,
arrive en Extrême-Orient avec tous les moyens
de défendre son titre. Les Bleus ont
prouvé leur domination du football Mondial
lors des quatre dernières années.
Deux ans après leur titre de champion du
monde, les Français ont remporté la
Coupe d'Europe 2000 en battant l'Italie 2-1, dans
l'une des plus dramatiques finales du monde, et il
y a un an ils ont remporté la Coupe des
confédérations 2001,
déjà en Corée et au Japon. Les
Bleus arrivent dans ce Mondial comme
l'équipe la plus soudée du monde.
« Ça fait déjà
plus de six ans que l'on joue ensemble. On est
devenus plus mûrs, et il y a une grande
coordination entre nous », explique
le milieu de la sélection, Youri Djorkaeff
(Bolton, Ang). Le sélectionneur Roger
Lemerre a maintenu la formation de son
prédécesseur, Aimé Jacquet,
championne du monde. Fabien Barthez (Manchester
United, Ang) garde toujours les buts,
derrière la garde Lizarazu (Bayern
Munich, All), Desailly (Chelsea,
Ang), Lebuf (Marseille, Fra) qui
remplace le retraité Laurent Blanc
(Manchester United, Ang) et Thuram
(Juventus, Ita). Bien que le capitaine
Didier Deschamps ait pris sa retraite, Patrick
Vieira (Arsenal, Ang) s'est
présenté comme le légitime
successeur, faisant avec Emmanuel Petit
(Chelsea, Ang) un vrai bloc en milieu de
terrain. Le problème de l'attaque qui a
embarrassé Jacquet en 1998 est à
présent résolu, avec un avant-centre
comme David Trézéguet, capable de
marquer de n'importe quelle place et auteur de
24 frappes victorieuses dans
le Championnat italien avec la Juventus. Ce
dernier bénéficiera de l'excellent
support du trio relayeur : Thierry Henri,
excellent avec l'Arsenal (24 buts en 33
matchs), l'impérial Zinedine Zidane (Real
Madrid) et Djorkaeff, très adroit devant
les buts, qui remplacera Robert Pires,
blessé avec Arsenal.
Une formation qui ne peut que faire rêver du
titre n'importe quel entraîneur. Mais les
Français ne doivent pas oublier les paroles
du défenseur brésilien Roberto
Carlos, pour savoir à qui ils auront
à faire : « Les
Français vont rencontrer des équipes
qui vont être ultramotivées pour les
battre, car ils entrent dans le tournoi avec le
statut de favori ». Pour Carlos;
l'Argentine est le grand favori de ce tournoi,
à côté bien entendu du
Brésil et de l'Italie. Le talent est plus
qu'abondant dans cette sélection
sud-américaine. Batistuta (Roma,
Ita), Veron (Manchester United, Ang), Ortega
(River Plate, Arg), Gallardo (Monaco)
et le duo de Lazio (Ita), Crespo et Lopez,
fait tourner les têtes. Le directeur
technique, Marcelo Bielsa, n'a que
l'embarras du choix pour choisir ses Onze de
départ. Il développe un jeu en
4-2-3-1 qui a une énorme puissance offensive
avec Ariel Ortega, Claudio Lopez et Marcelo
Gallardo. Ce trio offensif a été
à la base des 42 buts marqués lors
des qualifications. La pointe de l'attaque est un
agréable casse-tête pour le
sélectionneur argentin. Car il
possède deux terribles attaquants, le
majestueux Gabriel Batistuta, et Hernan Crespo qui
fait des miracles avec Lazio cette saison
(13 buts en 22 matchs) et buteur de la
sélection lors des qualifications avec 9
buts. Le choix sera très difficile. La
solution pourra être de changer la tactique
actuelle pour trouver une place pour les deux
canonniers prêts à faire trembler
toutes les défenses du monde.
Les Argentins ont été impressionnants
depuis un an, notamment lors des qualifications.
Les danseurs de Tango ont réalisé une
magnifique performance en remportant 13 des 18
matchs de qualification, ne s'inclinant qu'une
seule fois face au Brésil, 1-3.
La France et l'Argentine sont actuellement des
géants du football dont personne ne peut
favoriser l'un aux dépens de l'autre. Seul
un duel en face à face tranchera la
question. Et offrirait un superbe scénario
pour la finale du premier Mondial du
millénaire.
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